Ce que nous défendons
Les situations que nous rencontrons le plus souvent
Derrière une même qualification pénale se cachent des scénarios très différents, dont dépendent la qualification, la peine encourue et, surtout, le calendrier de la réponse.
Art. 234 CP
Départ sans consentement
Un parent quitte le domicile avec l’enfant, en Espagne ou vers l’étranger, sans l’accord du parent avec lequel l’enfant vit habituellement. C’est l’hypothèse centrale du texte : le déplacement hors de la résidence, apprécié au regard de la situation de fait et des décisions civiles déjà rendues.
Art. 225 bis.1 et 2 · 2 à 4 ans de prison
Art. 235 CP
Non-retour après les vacances
L’enfant part pour un séjour accepté par les deux parents, puis n’est pas ramené à la date convenue. La rétention en méconnaissance grave d’une décision judiciaire ou administrative suffit à ouvrir la voie pénale, même si le départ initial était parfaitement licite.
Rétention · art. 225 bis.2
Arts. 237–240 CP
Déplacement hors d’Espagne
Lorsque l’enfant est emmené hors du territoire espagnol, la peine est imposée dans sa moitié supérieure. C’est aussi le moment où la procédure civile de retour prévue par la Convention de La Haye de 1980 devient l’outil décisif, en parallèle du dossier pénal.
Art. 225 bis.3 · moitié supérieure
Art. 241 CP
Restitution conditionnée
Le parent qui subordonne le retour de l’enfant à une contrepartie — un accord financier, un désistement, une modification des mesures — tombe sous la même aggravation que le déplacement à l’étranger. La négociation devient alors un élément du dossier pénal.
Art. 225 bis.3 · condition posée
Art. 242 CP
Consentement contesté
La défense repose souvent sur l’existence d’un accord du parent gardien. Un consentement établi retire au comportement son caractère typique ; encore faut-il pouvoir le démontrer, ce qui suppose des écrits, des messages ou des autorisations documentées avant le voyage.
Défense · absence d’élément constitutif
Art. 244 CP
Motif invoqué de protection
Certains départs sont présentés comme une réaction à un danger pour l’enfant. Le texte exige une soustraction sans motif justifié : l’examen porte alors sur les signalements, les rapports sociaux et les procédures ouvertes, sans qu’aucune issue puisse être annoncée à l’avance.
Appréciation au cas par cas
Art. 298 CP
Enfant confié à un tiers
La loi vise aussi le déplacement réalisé sans le consentement des personnes ou institutions auxquelles l’enfant est confié. Les dossiers de familles recomposées ou d’enfants placés supposent d’identifier précisément qui détient la garde au moment des faits.
Art. 225 bis.1 · titulaire de la garde
Art. 244/623
Parent qui demande le retour
Nous accompagnons également le parent resté en Espagne : plainte pénale, demande de mesures de localisation, puis demande de retour auprès de l’Autorité centrale espagnole au titre de la Convention de La Haye de 1980, les deux voies avançant ensemble.
Plainte pénale et procédure de retour
Arts. 16–62 CP
Retour spontané de l’enfant
Le Code pénal espagnol prévoit une porte de sortie précise : communiquer le lieu où se trouve l’enfant dans les vingt-quatre heures et le restituer conduit à l’exemption ; un retour dans les quinze jours entraîne une peine sensiblement réduite. Ces délais sont littéraux.
Art. 225 bis.4 et 5 · exemption ou atténuation