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Enlèvement parental · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Enlèvement d’enfants par un parent en Espagne

Article 225 bis du Code pénal espagnol : déplacement, rétention et retour de l’enfant.

Quand un parent part avec l’enfant ou refuse de le ramener au terme des vacances, deux horloges se déclenchent en même temps : celle de la procédure pénale espagnole et celle du retour international. Nous intervenons des deux côtés du dossier, auprès du parent qui cherche le retour de son enfant comme auprès de celui qui est mis en cause, à Alicante, à Madrid et dans toute l’Espagne.

En bref. Article 225 bis du Code pénal espagnol : déplacement, rétention et retour de l’enfant. Défense en français à Alicante, Madrid et dans toute l’Espagne.

Pourquoi c’est différent

225 bis
Article du Code pénal espagnol qui réprime le parent déplaçant ou retenant son propre enfant mineur
2–4
Années de prison prévues par le type de base, accompagnées du retrait de l’autorité parentale de quatre à dix ans
24 h
Délai littéral pour communiquer le lieu où se trouve l’enfant et le restituer, avec exemption de peine à la clé

Un conflit familial qui devient, en quelques heures, une affaire pénale

Peu de situations mêlent autant l’urgence, l’émotion et la technique juridique que le départ d’un enfant avec l’un de ses parents. En Espagne, ce qui se vit comme un désaccord familial peut relever, dès les premières heures, du droit pénal.L’article 225 bis du Code pénal espagnol réprime le parent qui, sans motif justifié, soustrait son enfant mineur : soit en le déplaçant hors de sa résidence sans le consentement du parent avec lequel il vit habituellement ou des personnes et institutions auxquelles il est confié, soit en le retenant en méconnaissance grave d’une décision judiciaire ou administrative. La peine prévue est de deux à quatre ans de prison, assortie du retrait de l’autorité parentale — l’inhabilitación especial para la patria potestad du droit espagnol — pour une durée de quatre à dix ans. Le texte ne vise pas un tiers inconnu : il vise un parent, ce qui explique la sensibilité de ces dossiers et la place que le juge de la famille conserve à côté du juge pénal.Lorsqu’une frontière est franchie, la mécanique change d’échelle. La Convention de La Haye de 1980 ouvre une procédure civile de retour de l’enfant, introduite auprès de l’Autorité centrale, qui se déroule en parallèle du dossier pénal espagnol. Les deux voies ne poursuivent pas le même but : la voie pénale exerce une pression et déclenche la localisation, la voie conventionnelle organise le retour. Une famille franco-espagnole qui découvre la situation un dimanche soir a besoin des deux, coordonnées, dès la première semaine. Le retour de l’enfant, il faut le rappeler aux deux parents, ne préjuge pas de la garde : ce sont deux questions distinctes, tranchées par des juridictions distinctes.

Ce que nous défendons

Les situations que nous rencontrons le plus souvent

Derrière une même qualification pénale se cachent des scénarios très différents, dont dépendent la qualification, la peine encourue et, surtout, le calendrier de la réponse.

Art. 234 CP

Départ sans consentement

Un parent quitte le domicile avec l’enfant, en Espagne ou vers l’étranger, sans l’accord du parent avec lequel l’enfant vit habituellement. C’est l’hypothèse centrale du texte : le déplacement hors de la résidence, apprécié au regard de la situation de fait et des décisions civiles déjà rendues.

Art. 225 bis.1 et 2 · 2 à 4 ans de prison
Art. 235 CP

Non-retour après les vacances

L’enfant part pour un séjour accepté par les deux parents, puis n’est pas ramené à la date convenue. La rétention en méconnaissance grave d’une décision judiciaire ou administrative suffit à ouvrir la voie pénale, même si le départ initial était parfaitement licite.

Rétention · art. 225 bis.2
Arts. 237–240 CP

Déplacement hors d’Espagne

Lorsque l’enfant est emmené hors du territoire espagnol, la peine est imposée dans sa moitié supérieure. C’est aussi le moment où la procédure civile de retour prévue par la Convention de La Haye de 1980 devient l’outil décisif, en parallèle du dossier pénal.

Art. 225 bis.3 · moitié supérieure
Art. 241 CP

Restitution conditionnée

Le parent qui subordonne le retour de l’enfant à une contrepartie — un accord financier, un désistement, une modification des mesures — tombe sous la même aggravation que le déplacement à l’étranger. La négociation devient alors un élément du dossier pénal.

Art. 225 bis.3 · condition posée
Art. 242 CP

Consentement contesté

La défense repose souvent sur l’existence d’un accord du parent gardien. Un consentement établi retire au comportement son caractère typique ; encore faut-il pouvoir le démontrer, ce qui suppose des écrits, des messages ou des autorisations documentées avant le voyage.

Défense · absence d’élément constitutif
Art. 244 CP

Motif invoqué de protection

Certains départs sont présentés comme une réaction à un danger pour l’enfant. Le texte exige une soustraction sans motif justifié : l’examen porte alors sur les signalements, les rapports sociaux et les procédures ouvertes, sans qu’aucune issue puisse être annoncée à l’avance.

Appréciation au cas par cas
Art. 298 CP

Enfant confié à un tiers

La loi vise aussi le déplacement réalisé sans le consentement des personnes ou institutions auxquelles l’enfant est confié. Les dossiers de familles recomposées ou d’enfants placés supposent d’identifier précisément qui détient la garde au moment des faits.

Art. 225 bis.1 · titulaire de la garde
Art. 244/623

Parent qui demande le retour

Nous accompagnons également le parent resté en Espagne : plainte pénale, demande de mesures de localisation, puis demande de retour auprès de l’Autorité centrale espagnole au titre de la Convention de La Haye de 1980, les deux voies avançant ensemble.

Plainte pénale et procédure de retour
Arts. 16–62 CP

Retour spontané de l’enfant

Le Code pénal espagnol prévoit une porte de sortie précise : communiquer le lieu où se trouve l’enfant dans les vingt-quatre heures et le restituer conduit à l’exemption ; un retour dans les quinze jours entraîne une peine sensiblement réduite. Ces délais sont littéraux.

Art. 225 bis.4 et 5 · exemption ou atténuation

Cadre répressif

Ce que prévoit le Code pénal espagnol

Le tableau ci-dessous reprend, article par article, le cadre fixé par le droit pénal espagnol pour l’enlèvement parental, ainsi que la voie civile de retour ouverte par la Convention de La Haye de 1980, qui n’est pas une peine mais une procédure de restitution.

SituationArticleCadre répressifFacteur déterminant
Déplacement de l’enfant hors de sa résidence habituellesans consentement225 bis.1 et 22 à 4 ans de prisonAbsence de consentement du parent gardien
Rétention de l’enfant après une décision de justice225 bis.22 à 4 ans de prisonMéconnaissance grave d’une décision en vigueur
Retrait de l’autorité parentale225 bis.14 à 10 ansPeine complémentaire prévue par le texte
Déplacement de l’enfant hors d’Espagne225 bis.3Peine imposée dans sa moitié supérieureInternationalisation du conflit
Retour subordonné à une condition225 bis.3Peine imposée dans sa moitié supérieureContrepartie exigée de l’autre parent
Lieu communiqué et enfant restitué sous 24 heures225 bis.4 et 5Exemption de peineDélai littéral, compté en heures
Enfant restitué dans les quinze jours225 bis.4 et 56 mois à 2 ans de prisonAtténuation liée au retour effectif
Demande de retour international de l’enfantConvention de La Haye 1980Procédure civile de retour, sans peineLe temps écoulé nourrit l’exception d’intégration

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal espagnol en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique : la qualification retenue, la peine effectivement encourue et l’issue de la procédure dépendent des faits, des décisions civiles déjà rendues et de l’appréciation du tribunal saisi.

Notre différence

Là où le conflit familial rencontre la discipline pénale

Notre méthode de travail porte un nom, et un cadre.Une doctrine de défense structurée, pensée pour des dossiers où chaque heure compte et où l’émotion pousse à des décisions irréversibles. Nous l’appliquons aussi bien à la défense du parent mis en cause qu’à l’accompagnement du parent qui demande le retour de son enfant.LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense est le nom que nous donnons à cette manière de travailler : renseignement juridique, analyse des flux et des documents, preuve numérique et stratégie procédurale, articulés dès le premier entretien. C’est aussi ce qui permet d’éviter les erreurs les plus fréquentes : partir avec l’enfant en se fiant à un accord verbal jamais écrit, croire qu’une demande de modification des mesures en cours suspend la décision en vigueur, laisser passer les vingt-quatre heures et les quinze jours prévus par la loi sans communiquer le lieu où se trouve l’enfant, saisir la juridiction pénale sans engager en parallèle la procédure de retour, ou encore attendre plusieurs mois avant de consulter, alors que le temps écoulé nourrit l’exception d’intégration de l’enfant dans son nouveau milieu.

i.

Intelligence juridique

Lecture immédiate des décisions civiles déjà rendues, du régime de garde réellement applicable et des consentements existants : c’est ce qui détermine si un déplacement est licite ou typique.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstitution documentaire du départ : billets, réservations, mouvements bancaires et dépenses permettent souvent d’établir la préméditation ou, au contraire, la bonne foi du parent mis en cause.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Messages, courriels et données de localisation constituent l’essentiel de la preuve dans ces dossiers ; leur recueil et leur conservation obéissent à des exigences formelles qu’il faut respecter dès le premier jour.

iv.

Stratégie procédurale

Articulation entre plainte pénale, mesures urgentes devant le juge de la famille et demande de retour : trois calendriers différents, une seule stratégie, définie avec la famille.

Comment nous intervenons

Une méthode en quatre temps, dès le premier appel

Phase 01

Qualification et urgence

Premier entretien, souvent dans les heures qui suivent. Nous établissons la chronologie, réunissons les décisions civiles applicables et déterminons si les faits relèvent de l’article 225 bis, d’un simple désaccord civil ou d’une situation encore réversible. C’est aussi le moment où sont expliqués les délais de vingt-quatre heures et de quinze jours.

Phase 02

Action pénale et localisation

Rédaction et dépôt de la plainte ou de la querella, demande des mesures de localisation de l’enfant et, le cas échéant, coordination avec les autorités compétentes. Pour le parent mis en cause, ce temps est celui de la préparation de la déclaration et de la production des éléments de consentement.

Phase 03

Retour de l’enfant

Demande de retour au titre de la Convention de La Haye de 1980 auprès de l’Autorité centrale, mesures urgentes de protection devant la juridiction de la famille et suivi des échanges entre autorités. La procédure civile de retour et le dossier pénal avancent en parallèle, sans se confondre.

Phase 04

Audience et suites

Préparation de l’audience, discussion de la qualification, des circonstances atténuantes et de la peine complémentaire de retrait de l’autorité parentale, puis accompagnement dans la phase d’exécution et dans les conséquences civiles pour l’organisation de la vie de l’enfant.

Qui nous représentons

Des familles binationales, des deux côtés du dossier

E

Entreprises

Le parent resté en Espagne, qui découvre que l’enfant n’est pas revenu et qui doit engager, souvent le jour même, une action pénale et une demande de retour.

D

Administrateurs et dirigeants

Le parent mis en cause, qui se croyait couvert par un accord verbal ou par une procédure civile en cours et qui reçoit une convocation judiciaire en Espagne.

I

Mis en cause

Les familles franco-espagnoles installées sur la côte d’Alicante ou à Madrid, dont les décisions de garde ont été rendues dans un pays et exécutées dans l’autre.

V

Victimes · partie civile

Les proches, tuteurs et institutions à qui l’enfant est confié, directement visés par le texte lorsque le déplacement a lieu sans leur consentement.

Questions fréquentes

Ce que les familles nous demandent

L’autre parent est parti à l’étranger avec notre enfant sans mon accord : est-ce un délit en Espagne ?
Si l’enfant avait sa résidence habituelle en Espagne et que le départ a eu lieu sans le consentement du parent avec lequel il vivait, ou en méconnaissance d’une décision de garde, les faits peuvent relever de l’article 225 bis du Code pénal espagnol.Le déplacement de l’enfant hors d’Espagne conduit à imposer la peine dans sa moitié supérieure.Une plainte permet d’engager la procédure pénale et les mesures de localisation, mais elle n’organise pas à elle seule le retour de l’enfant : c’est la demande fondée sur la Convention de La Haye de 1980, déposée auprès de l’Autorité centrale, qui poursuit cet objectif. Les deux démarches se conduisent en parallèle et supposent un examen préalable de votre situation.
J’ai gardé mon enfant plus longtemps que prévu : que dit exactement la loi espagnole ?
La rétention de l’enfant en méconnaissance grave d’une décision judiciaire ou administrative entre dans le champ de l’article 225 bis, même lorsque le départ initial était licite. La durée n’est pas le seul critère : ce qui compte est le non-respect de la décision applicable.Le Code pénal espagnol prévoit une exemption lorsque le lieu où se trouve l’enfant est communiqué dans les vingt-quatre heures et que l’enfant est restitué.Une restitution intervenue dans les quinze jours ouvre pour sa part une peine sensiblement réduite, de six mois à deux ans de prison. Ces délais sont littéraux et se comptent à partir des faits : c’est pourquoi un avis juridique pris immédiatement change souvent la configuration du dossier.
Le retour de l’enfant règle-t-il la question de la garde ?
Non. La procédure de retour prévue par la Convention de La Haye de 1980 a pour objet de rétablir la situation antérieure au déplacement, pas de trancher le fond du droit de garde.Le retour de l’enfant ne préjuge pas de la garde : ce sont deux questions distinctes.Nous le rappelons systématiquement aux deux parents, car la confusion entre les deux procédures conduit à des décisions précipitées. La garde continue de relever de la juridiction de la famille compétente, selon des critères qui lui sont propres.
J’avais l’accord verbal de l’autre parent : cela suffit-il à écarter le délit ?
Le consentement du parent gardien est un élément central de l’analyse, puisque le texte réprime la soustraction opérée sans ce consentement et sans motif justifié. Encore faut-il pouvoir l’établir devant le tribunal.Un accord verbal, non documenté, est difficile à démontrer une fois le conflit ouvert.Messages, courriels, autorisations signées avant le voyage et échanges avec les proches peuvent contribuer à cette démonstration. Nous ne pouvons annoncer aucune issue à l’avance : l’appréciation appartient au tribunal saisi, au vu de l’ensemble du dossier.
Le retrait de l’autorité parentale est-il systématique ?
L’article 225 bis prévoit, à côté de la peine de prison, le retrait de l’autorité parentale — l’inhabilitación especial para la patria potestad — pour une durée de quatre à dix ans.Cette conséquence civile est souvent celle qui pèse le plus lourd sur la vie de la famille.Sa durée et sa portée sont discutées devant le tribunal, comme la peine principale, et dépendent des circonstances de chaque dossier. C’est un point que nous préparons dès le début de la procédure, avec le parent concerné.
Notre enfant a été emmené en Espagne : par où commencer ?
La première étape consiste à déterminer où l’enfant avait sa résidence habituelle, quelles décisions civiles étaient en vigueur et quelle autorité est compétente. La demande de retour se dépose ensuite auprès de l’autorité centrale espagnole, désignée en droit espagnol comme Autoridad Central, tandis que la plainte pénale suit son propre calendrier devant le juge d’instruction. Nous intervenons à Alicante, à Madrid et dans toute l’Espagne, en français, pour expliquer chaque étape et coordonner les deux volets. Cette page a une vocation informative et ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.

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