L’article 384 du Code pénal espagnol punit la conduite après perte de validité du permis, après privation judiciaire de celui-ci, ou sans avoir jamais obtenu de permis.
Celui qui conduit un véhicule à moteur ou un cyclomoteur dans les cas de perte de validité du permis ou de la licence par perte totale des points légalement attribués est puni de la peine de trois à six mois de prison, ou d’une amende de douze à vingt-quatre mois, ou de travaux au bénéfice de la collectivité de trente et un à quatre-vingt-dix jours.
La même peine est infligée à celui qui conduit après avoir été privé, à titre provisoire ou définitif, du permis ou de la licence par décision judiciaire, et à celui qui conduit un véhicule à moteur ou un cyclomoteur sans avoir jamais obtenu de permis ou de licence de conduire.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Contester la notification de la perte de points. La perte de validité suppose une notification régulière de la décision administrative. L’irrégularité de la notification, fréquente lorsque le domicile a changé, exclut la connaissance et donc l’élément intentionnel.
Vérifier la validité du permis étranger. Le titulaire d’un permis étranger valide, notamment délivré par un État membre de l’Union européenne, ne relève pas de la modalité d’absence de permis. Les règles d’échange et de délai de résidence doivent être examinées.
Établir l’absence de conduite. L’infraction exige une conduite effective sur une voie ouverte à la circulation. Le déplacement du véhicule sur un terrain privé, ou la simple présence au volant à l’arrêt, doit être discuté sur ce terrain.
Choisir la peine la moins lourde. Le texte prévoit trois peines alternatives. L’argumentation doit s’orienter vers l’amende ou les travaux au bénéfice de la collectivité, en établissant la situation personnelle et professionnelle du mis en cause.
Contrôler l’exécution de la privation judiciaire. La modalité de conduite malgré une privation judiciaire suppose que celle-ci soit en vigueur et régulièrement notifiée. La reconstitution des dates de début et de fin de la mesure est indispensable.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.