L’article 464 du Code pénal espagnol punit celui qui, par violence ou intimidation, tente d’influer sur un intervenant à la procédure, ainsi que les représailles exercées à raison de cette intervention.
1. Celui qui, par violence ou intimidation, tente d’influer directement ou indirectement sur celui qui est dénonciateur, partie ou personne mise en cause, avocat, procureur, expert, interprète ou témoin dans une procédure, afin qu’il modifie son comportement procédural, est puni de la peine de un à quatre ans de prison et d’une amende de six à vingt-quatre mois.
Si l’auteur du fait atteint son objectif, la peine est infligée dans sa moitié supérieure.
2. Les mêmes peines sont infligées à celui qui accomplit tout acte portant atteinte à la vie, à l’intégrité, à la liberté, à la liberté sexuelle ou aux biens, à titre de représailles contre les personnes visées au paragraphe précédent, en raison de leur intervention dans une procédure judiciaire, sans préjudice de la peine correspondant à l’infraction que ces faits constituent.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Contester la violence ou l’intimidation. L’infraction exige une violence ou une intimidation. La simple demande, la tentative de conciliation ou l’insistance dépourvue de menace ne réunissent pas cet élément.
Établir l’absence de finalité procédurale. La finalité doit être de modifier le comportement procédural. Un conflit personnel préexistant, sans lien avec la procédure, échappe à la qualification.
Écarter le lien de représailles. Le paragraphe 2 exige que l’acte ait été accompli en raison de l’intervention dans la procédure. La concomitance temporelle ne suffit pas à établir ce mobile.
Délimiter le concours. Le texte réserve la peine correspondant à l’infraction que les faits constituent. La délimitation entre l’infraction de représailles et l’infraction de base est nécessaire pour éviter la double sanction.
Analyser les communications. La démonstration repose fréquemment sur des messages ou des enregistrements. Leur intégralité, leur contexte et leur licéité doivent être vérifiés, les extraits isolés étant souvent trompeurs.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.