Art. 234 CP
Désengagement durable d’un parent
Absence de contact, de soins et d’assistance due à l’enfant, installée dans la durée. Lorsque le désintérêt est total, le manquement aux devoirs légaux d’assistance inhérents à l’autorité parentale peut être poursuivi, avec à la clé un possible retrait de cette autorité.
Art. 226 · 3 à 6 mois de prison ou amende
Art. 235 CP
Abandon par la personne qui a la charge
L’article 229 vise celui qui, ayant la charge d’un mineur ou d’une personne handicapée nécessitant une protection spéciale, l’abandonne. La question centrale est celle du placement de l’enfant hors de tout cadre de protection, et non celle d’une simple négligence ponctuelle.
Art. 229 · 1 à 2 ans de prison
Arts. 237–240 CP
Abandon commis par les parents
Lorsque l’abandon est le fait des parents, des tuteurs ou des gardiens légaux, la peine prévue s’élève de dix-huit mois à trois ans. La qualité de l’auteur, et le devoir renforcé qui en découle, constituent ici la circonstance déterminante.
Art. 229 · 18 mois à 3 ans de prison
Art. 241 CP
Mise en danger concrète
La peine atteint deux à quatre ans lorsque l’abandon met concrètement en danger la vie, la santé, l’intégrité ou la liberté sexuelle du mineur. L’existence de ce danger concret, et non simplement hypothétique, doit être établie par la procédure.
Art. 229 · 2 à 4 ans de prison
Art. 242 CP
Abandon temporaire
Le Code pénal espagnol distingue l’abandon temporaire, auquel il applique des peines inférieures d’un degré. Cette distinction est souvent au cœur de la défense, lorsque l’absence a été brève, encadrée ou motivée par une circonstance vérifiable.
Art. 230 · peines inférieures d’un degré
Art. 244 CP
Remise de l’enfant à un tiers
Celui qui, ayant la charge d’un mineur, le remet à un tiers ou à un établissement public en se soustrayant à ses devoirs encourt une amende, portée à six mois à deux ans de prison lorsque la vie ou l’intégrité de l’enfant a été mise en danger.
Art. 231 · amende ou 6 mois à 2 ans
Art. 298 CP
Mendicité avec un mineur
Utiliser ou prêter un mineur pour la pratique de la mendicité est puni de six mois à un an de prison, et de un à quatre ans lorsque interviennent la traite, la violence, l’intimidation ou l’administration de substances.
Art. 232 · 6 mois à 1 an, aggravé à 4 ans
Art. 244/623
Dossier ouvert par les services sociaux
Un dossier administratif de risque n’est pas une procédure pénale. Mais les rapports qu’il contient parviennent au ministère public chargé des mineurs et peuvent fonder une poursuite. Y répondre dès l’origine, de manière documentée, change souvent la suite.
Voie administrative · articulation avec le pénal
Arts. 16–62 CP
Retrait de l’autorité parentale
Le tribunal peut prononcer le retrait de l’autorité parentale, de la tutelle ou de la garde pour une durée de quatre à dix ans et arrêter les mesures de protection du mineur qu’il estime pertinentes. C’est souvent la conséquence qui pèse le plus lourd.
Art. 233 · 4 à 10 ans