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Liberté Sexuelle · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Défense pénale en matière d’infractions contre la liberté sexuelle

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Agression sexuelle, abus, infractions contre les mineurs et diffusion d’images intimes. La première déclaration conditionne toute la procédure.

En bref. Mis en cause ou victime d’une agression sexuelle en Espagne ? Avocat pénaliste francophone : première déclaration, preuve numérique, LO 10/2022. 669 30 21 13.

Pourquoi c’est différent

72h
La première déclaration conditionne toute la procédure. Ne déclarez pas sans préparation : la version initiale se corrige très difficilement.
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Bureaux à Madrid et Alicante · assistance partout en Espagne, y compris pour les gardes à vue urgentes.
LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique, appliquée aux éléments numériques et médico-légaux.

Ces procédures n’admettent pas d’erreurs d’approche

Les infractions contre la liberté sexuelle partagent une même exigence : rigueur maximale dans le traitement de la preuve. Elles sont le plus souvent jugées sans témoin direct, la déclaration de la victime constituant la preuve centrale, avec des rapports médico-légaux et, de plus en plus, des éléments numériques : messagerie, géolocalisation, images.

Depuis la LO 10/2022, le système repose sur le consentement : l’ancienne distinction entre abus et agression a laissé place à une figure unique, modulée par la violence, l’intimidation ou l’abus d’une situation de supériorité, et la LO 4/2023 a de nouveau relevé les peines dans les cas les plus graves. La conséquence pratique est double : la discussion se déplace vers ce qui a été exprimé et compris, et, pour des faits antérieurs, il faut comparer les cadres successifs pour appliquer la loi la plus favorable.

Le temps joue un rôle que l’on sous-estime. Les constatations médico-légales dépendent du délai écoulé avant l’examen, et les données détenues par les opérateurs et les plateformes ne sont pas conservées indéfiniment : ce qui n’est pas demandé tôt, par la voie judiciaire, peut ne plus être disponible ensuite, pour la défense comme pour la partie civile.

La jurisprudence impose d’analyser la crédibilité du témoignage selon des critères techniques précis, et la preuve numérique peut corroborer — ou démentir — chaque version. La défense comme l’accusation se construisent sur cette analyse technique et jurisprudentielle. C’est pourquoi nous intégrons pénalistes et experts forensiques dans une même équipe, dès la première heure.

Ce que nous défendons

Infractions contre la liberté sexuelle

Défense et partie civile selon la réglementation en vigueur après les dernières réformes.

Art. 178.1 CP

Agression sexuelle

Acte contre la liberté sexuelle sans le consentement de l’autre personne. Le consentement est l’axe du système : il doit se manifester par des actes qui expriment clairement la volonté de la personne, de sorte que la discussion ne porte plus sur la résistance opposée mais sur ce qui a été exprimé et sur la manière dont chacun l’a compris. Cette figure de base se distingue des suivantes par l’absence de violence, d’intimidation et de pénétration.

Peine : 1 à 4 ans d’emprisonnement.
Art. 178.2 CP

Agression avec violence ou intimidation

Concours de violence, d’intimidation ou d’abus d’une situation de supériorité ou de vulnérabilité. Ces circonstances ne s’ajoutent pas simplement à la figure de base : elles en modifient le cadre et relèvent le maximum encouru. L’intimidation ne suppose pas nécessairement une menace explicite et peut résulter du contexte, ce qui en fait l’un des points les plus discutés, car son appréciation doit reposer sur des éléments objectifs établis au dossier.

Peine : 1 à 5 ans d’emprisonnement.
Art. 179 CP

Viol

Agression sexuelle avec pénétration : l’infraction la plus grave de ce chapitre. La qualification se joue sur un élément matériel précis, dont la constatation dépend souvent du rapport médico-légal et du délai écoulé avant l’examen. L’écart de peine avec la figure de l’art. 178 est tel que la description exacte des faits reprochés — et non leur résumé dans la plainte — doit être fixée dès l’instruction.

Peine : 4 à 12 ans.
Art. 180 CP

Formes aggravées

Action conjointe, vulnérabilité particulière, violence extrême, usage d’armes ou relation de supériorité. Chaque circonstance doit être établie de façon autonome et motivée ; elle ne se déduit pas du contexte général. La relation de supériorité suppose un ascendant réel — hiérarchique, familial, professionnel — et non une simple différence d’âge ou de position. Une aggravation retenue sans support déplace la peine de plusieurs années.

Peine : jusqu’à 15 ans pour le viol aggravé.
Art. 181 CP

Mineurs de seize ans

Actes sexuels avec des mineurs de 16 ans : régime renforcé dans lequel le consentement du mineur n’exclut pas l’infraction. Le Code prévoit toutefois une clause de proximité d’âge et de degré de développement, qui écarte la responsabilité lorsque l’auteur est proche de la victime par l’âge et la maturité. Établir l’âge réel, la connaissance qu’en avait la personne mise en cause et la nature des actes est donc déterminant.

Peine : jusqu’à 15 ans selon la conduite.
Art. 183 ter CP

Sollicitation de mineurs en ligne

Contact avec des mineurs par voie technologique à des fins sexuelles : la preuve numérique est décisive. Le type exige des actes matériels de rapprochement, et non de simples messages : c’est ce qui le sépare d’un échange inapproprié mais non punissable. L’identification de la personne derrière un compte, l’intégrité des captures et la conservation des données par le fournisseur sont les trois points sur lesquels se concentre la discussion.

Peine : 1 à 3 ans d’emprisonnement.
Art. 197.7 CP

Diffusion d’images intimes

Diffusion non consentie d’images ou de vidéos intimes, aggravée en cas de relation de couple présente ou passée. L’élément-clé est que l’obtention initiale a pu être consentie : ce qui est puni, c’est la diffusion ultérieure sans accord. La démonstration porte donc sur l’acte de transmission, son auteur et son étendue — envoi à une personne, à un groupe, publication ouverte —, ce qui suppose une expertise sur les terminaux et les comptes.

Peine : 3 mois à 1 an ou amende.
Art. 172 ter CP

Harcèlement · stalking

Harcèlement répété qui altère la vie quotidienne de la victime, fréquent après une rupture. La loi exige une insistance et une réitération qui modifient effectivement les habitudes de la personne : un contact isolé, même désagréable, ne suffit pas. La frontière avec les menaces et avec la simple insistance se trace sur des éléments datés — appels, messages, présences — dont la reconstitution chronologique constitue la véritable pièce du dossier.

Peine : 3 mois à 2 ans ou amende.
Arts. 187–190 CP

Prostitution et exploitation

Contrainte à la prostitution et exploitation sexuelle : défense et partie civile. Ces figures supposent une contrainte, une tromperie ou l’abus d’une situation de nécessité ou de vulnérabilité ; l’activité exercée librement par une personne majeure n’est pas en elle-même punissable. La discussion porte sur les conditions réelles — dette, rétention de documents, contrôle des déplacements, part des revenus — et sur le rôle exact de chaque personne poursuivie.

Peine : selon la modalité, jusqu’à 6 ans.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable. La peine concrète dépend des circonstances aggravantes et de la phase de la procédure.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Agression sexuelleForme de base178.11 – 4 ansViolence ou intimidation : 1 – 5 ans
Viol1794 – 12 ansAggravations de l’art. 180 : 6 – 15 ans
Agression sur mineur de 16 ans1812 – 8 ansAvec pénétration : jusqu’à 15 ans
Manipulation de mineurs (grooming)183 ter1 – 3 ansActes matériels de rapprochement
Images intimes197.73 mois – 1 anPartenaire ou ex-partenaire · victime mineure
Harcèlement (stalking)172 ter3 mois – 2 ansVictime particulièrement vulnérable
Interdictions professionnelles192Peines accessoiresInterdiction d’approche et d’exercer auprès de mineurs
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de programme de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où ces procédures rencontrent l’analyse forensique

La preuve, dans ces infractions, est de plus en plus numérique et technique : messagerie antérieure et postérieure aux faits, géolocalisation, images, rapports médico-légaux et psychologiques. Leur analyse rigoureuse décide de la procédure.

Ce travail n’est pas une plaidoirie. Il consiste à vérifier des objets datés : quand un message a été envoyé et depuis quel appareil, si une capture d’écran reproduit fidèlement une conversation complète, ce que constate exactement un rapport et ce qu’il se borne à ne pas exclure. Une donnée mal extraite ou une capture partielle change le sens d’une chronologie entière, dans un sens comme dans l’autre.

C’est pourquoi nous appliquons LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires. Nous reconstituons la chronologie complète du dossier et confrontons chaque acte aux critères que la jurisprudence impose au tribunal de motiver.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation. Elle intervient lorsque le dossier comporte une dimension patrimoniale : responsabilité civile, indemnisation, structures professionnelles mises en cause.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise. Un terminal saisi ou une capture d’écran ne valent que si l’on démontre comment ils ont été obtenus, scellés et copiés : l’intégrité se prouve, elle ne se suppose pas.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque. Déclarer ou se taire, demander une expertise contradictoire, solliciter la préservation de données : chaque choix produit des effets sur les phases suivantes.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte. C’est la phase où se fixe la version initiale et où se décident l’éloignement et la situation personnelle : nous demandons sans délai la préservation des éléments numériques utiles.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas. Nous confrontons les déclarations successives, les rapports médico-légaux et les données de communication afin de séparer ce qui est démontré de ce qui est seulement affirmé.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise. C’est le moment de proposer une contre-expertise, de demander les extractions complètes plutôt que des captures partielles et de solliciter, le cas échéant, la preuve préconstituée.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo. Les objections sur la validité des éléments doivent avoir été soulevées en temps utile pour rester discutables devant les juridictions supérieures.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Établissements scolaires, sportifs et entreprises confrontés à des plaintes en leur sein : enquête interne et défense. L’enquête interne doit être menée sans compromettre la procédure pénale ni les droits des personnes concernées, et l’organisation doit anticiper ses obligations de protection et de signalement.

D

Administrateurs et dirigeants

Professionnels et dirigeants mis en cause : gestion de l’affaire avec une confidentialité maximale. Au-delà de la peine, l’art. 192 prévoit des interdictions d’exercer auprès de mineurs et d’autres peines accessoires dont la portée sur une carrière doit être évaluée dès le début.

I

Mis en cause

Mis en cause : analyse technique de la crédibilité du témoignage et des éléments numériques, sans jamais déclarer sans préparation. Le premier réflexe utile est de conserver les échanges antérieurs et de s’abstenir de tout contact avec la partie plaignante.

V

Victimes · partie civile

Victimes : accompagnement rigoureux, préservation des preuves et partie civile à toutes les phases. Nous expliquons quelles mesures de protection existent, comment se déroulera la déclaration et quelles décisions sont attendues, afin que la procédure ne soit pas subie.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

J’ai été dénoncé et je suis innocent. Que dois-je faire en premier ?
Ne pas contacter la plaignante et ne pas déclarer sans avoir préparé la déclaration avec votre avocat. Conservez toute la messagerie et les éléments numériques antérieurs : c’est souvent la preuve la plus déterminante pour confronter les versions. Tout contact postérieur, même sans intention de pression, peut être lu comme une tentative d’influencer la procédure et justifier une mesure d’éloignement. Les données hébergées par les opérateurs et les plateformes ne sont pas conservées indéfiniment : les demander tôt, par la voie judiciaire, évite qu’un élément favorable disparaisse. La stratégie se définit avant la première déclaration, pas après.
Peut-il y avoir condamnation sur la seule déclaration de la victime ?
Oui, si elle satisfait aux critères jurisprudentiels d’absence d’incrédibilité subjective, de vraisemblance et de persistance. Ces critères ne sont pas un test automatique : ils obligent le tribunal à motiver pourquoi il tient une version pour fiable, et ils ouvrent autant de terrains de discussion. L’absence d’incrédibilité subjective renvoie à l’existence éventuelle d’un motif antérieur au litige ; la vraisemblance suppose une corroboration périphérique par des éléments extérieurs ; la persistance s’apprécie sur l’ensemble des déclarations successives. C’est pourquoi l’analyse technique de la déclaration et sa confrontation avec la preuve objective — numérique, médico-légale, testimoniale — constitue le cœur de la défense comme de l’accusation.
Qu’a changé la loi dite « seul un oui est un oui » ?
La LO 10/2022 a unifié abus et agression autour du consentement librement exprimé, et la LO 4/2023 a de nouveau relevé les peines en cas de violence ou d’intimidation. La première réforme a supprimé la distinction fondée sur la violence pour construire une figure unique modulée par des circonstances ; la seconde a rétabli des maxima plus élevés pour les cas les plus graves. Pour des faits antérieurs, la règle d’application de la loi pénale la plus favorable impose de comparer les cadres successifs, circonstance par circonstance et non de façon globale. La succession de réformes exige donc une analyse au cas par cas.
Je suis victime. Comment mon intimité est-elle protégée dans la procédure ?
Au moyen d’une déclaration protégée, d’une restriction de publicité et d’une preuve préconstituée le cas échéant. La preuve préconstituée consiste à recueillir la déclaration une seule fois, avec toutes les garanties et la participation des parties, pour éviter d’avoir à la répéter à l’audience ; elle est particulièrement utilisée lorsque la personne est mineure ou vulnérable. S’y ajoutent la possibilité d’éviter la confrontation visuelle, la réserve sur les données personnelles et l’accès à des mesures de protection pendant la procédure. En tant que partie civile, nous veillons à ce que la procédure ne génère pas de victimisation secondaire.
Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale. Pour un justiciable francophone, deux points doivent être anticipés : le droit à un interprète à chaque acte, qui doit être demandé et consigné au procès-verbal, et les conséquences d’une mesure d’éloignement sur un séjour ou une activité professionnelle en Espagne, qui se posent dès le début de la procédure.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire le dossier sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique. Appliquée à ces procédures, elle consiste à traiter chaque élément comme un objet vérifiable — horodatage des messages, intégrité des captures, cohérence des données de localisation, contenu exact des rapports médico-légaux — et à le confronter à la chronologie retenue, de sorte que les écarts apparaissent avant l’audience.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans une procédure pour infraction sexuelle, l’erreur n’est pas réversible

Une conversation précoce peut changer le cours de toute l’affaire. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place.

Si les faits se sont produits dans la province d’Alicante, consultez notre page dédiéeagression sexuelle à Alicante, où nous expliquons le traitement de ces affaires devant les tribunaux de la province.

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