Art. 147 et 148 du code pénal
Violences volontaires et bagarres entre mineurs
Agressions en milieu scolaire, festif ou sportif, souvent filmées et diffusées par les participants eux-mêmes. La vidéo constitue la principale preuve, mais aussi le moyen d’établir qui a déclenché l’agression, qui s’est contenté d’être présent et s’il y a eu riposte à une agression préalable.
Travail au profit de la communauté ou liberté surveillée ; placement en cas d’usage d’une arme, d’action en groupe ou de blessures graves
Art. 178 à 183 du code pénal
Infractions contre la liberté et l’indemnité sexuelles
Agressions sexuelles, actes entre mineurs présentant un écart d’âge et faits commis sur des victimes de moins de seize ans. Ce sont les dossiers les plus techniques : crédibilité du témoignage, audition filmée de la victime recueillie par anticipation et évaluation du développement psychosexuel du mis en cause par l’équipe technique.
Placement en milieu semi-ouvert ou fermé à contenu thérapeutique, suivi d’une liberté surveillée ; jusqu’à cinq ou huit ans selon l’âge dans les cas de l’art. 10.2
Art. 237 et 242 du code pénal
Vol avec violence ou menace
Soustraction de téléphones, de chaînes ou de sacs avec bousculade, menace ou exhibition d’un objet. La frontière avec le vol simple tient à l’intensité de la violence, et l’action en groupe aggrave de façon décisive le cadre applicable au titre de l’art. 9.2 de la loi.
Liberté surveillée ou placement en milieu semi-ouvert ; placement en milieu fermé jusqu’à trois ans (14-15 ans) ou six ans (16-17 ans) dans le cas de l’art. 10.1
Art. 234 et 238 du code pénal
Vol simple et vol avec effraction
Soustractions dans les commerces, intrusions dans des logements ou des véhicules et appropriations au sein de l’établissement scolaire. Il s’agit souvent de faits de faible gravité pour lesquels la réparation du dommage et la conciliation avec la victime permettent de clore le dossier sans audience.
Solution extrajudiciaire de l’art. 19, tâches socio-éducatives ou travail au profit de la communauté jusqu’à cent heures
Art. 197.7 et 264 du code pénal
Cyberdélinquance, sexting et diffusion d’images intimes
Rediffusion de photos ou de vidéos intimes de camarades, accès à des comptes d’autrui, usurpation d’identité et atteintes aux systèmes informatiques. La défense suppose de vérifier la chaîne de conservation de l’appareil et qui avait réellement accès au terminal au moment des envois.
Liberté surveillée assortie de règles de conduite sur l’usage des appareils, tâches socio-éducatives et, dans les cas graves, placement en milieu semi-ouvert
Art. 172 ter et 173.1 du code pénal
Harcèlement scolaire et traitement dégradant
Comportements répétés d’humiliation, en présentiel ou dans des groupes de messagerie. La répétition et le rapport de domination sont déterminants ; la défense consiste souvent à délimiter l’apport individuel au sein d’une dynamique de groupe que le procès-verbal présente comme uniforme.
Liberté surveillée, tâches socio-éducatives et interdiction d’approcher la victime ou de communiquer avec elle
Art. 153.2 et 173.2 du code pénal
Violences intrafamiliales exercées par l’enfant sur ses parents
Agressions, menaces ou contraintes du mineur sur ses parents ou ses frères et sœurs, souvent liées à une consommation de stupéfiants ou à un trouble non diagnostiqué. Ce sont des dossiers où la famille elle-même dépose plainte en cherchant de l’aide et doit comprendre les conséquences de sa démarche.
Placement auprès d’une autre personne, d’une famille ou d’un groupe éducatif, placement thérapeutique ou traitement ambulatoire assorti d’une liberté surveillée
Art. 263 et 557 du code pénal
Dégradations et troubles à l’ordre public
Tags, destruction de mobilier urbain ou scolaire et incidents lors de rassemblements ou de manifestations sportives. Tous les présents sont souvent mis en cause de la même manière, alors que la responsabilité exige d’établir l’apport matériel de chacun au résultat.
Réparation du dommage, travail au profit de la communauté ou placement de fin de semaine
Art. 379 et 384 du code pénal
Sécurité routière : conduite sans permis et vitesse excessive
Conduite d’un cyclomoteur ou d’un véhicule sans avoir jamais obtenu le permis, avec un taux d’alcool prohibé ou à une vitesse nettement supérieure à la limite. La mesure spécifique prévue par la loi affecte directement la possibilité d’obtenir le permis à l’avenir.
Privation du droit de conduire un cyclomoteur ou un véhicule, ou du droit d’obtenir le permis, avec tâches socio-éducatives