info@societejuridique.com
Madrid: Paseo de la Castellana 216 8 ª Planta
Alicante: Av. Ansaldo Nº31, local 16
Urgencias 24h: 669 30 21 13

Redes Sociales:

Droit pénal des affaires · Alicante et Madrid

Perquisition en entreprise en Espagne : les premières heures décident de tout

Ici, on ne se contente pas d’assister à la diligence : on la documente, minute par minute, parce que le recours de demain se construit sur l’écrit d’aujourd’hui.

La commission judiciaire est dans vos locaux, ou elle peut y être demain. Ce qui se passe pendant ces quelques heures fixe le périmètre de la preuve, la répartition des responsabilités et la solidité de toutes les contestations à venir.

En bref. Commission judiciaire dans vos locaux : périmètre du mandat, saisies, mots de passe et procès-verbal. Avocats pénalistes à Madrid et Alicante, 24 h.

Pourquoi c’est différent

24 h
Permanence d’urgence : lorsque la diligence a commencé, l’assistance doit être immédiate.
72 h
Fenêtre décisive qui suit la diligence : périmètre réel, séparation des défenses, communication interne.
3
Erreurs qui ruinent le dossier : la panique, la coopération excessive et la confusion des intérêts.
Une perquisition d’entreprise n’est pas une négociation. Elle repose sur une décision judiciaire écrite — l’auto de entrada y registro, littéralement l’ordonnance d’entrée et de fouille — qui délimite ce qui peut être fouillé, ce qui peut être emporté et jusqu’où. Tout ce qui excède ce périmètre est contestable, mais seulement si l’écart a été relevé sur place et consigné par écrit. C’est la raison pour laquelle le rôle de l’avocat, pendant la diligence, n’est pas de discuter avec les enquêteurs : il est de faire acter. Qu’un bureau non visé a été ouvert. Que des appareils personnels de salariés étrangers à l’enquête ont été emportés. Que des courriels couverts par le secret professionnel ont été copiés. Que la société n’a pas pu assister à la copie des données. Chacune de ces annotations devient, des mois plus tard, un moyen de nullité. Et la nullité d’un acte entraîne avec elle, par contamination, tout ce qui en découle. À l’inverse, ce qui n’a pas été écrit n’a jamais existé : aucun témoignage postérieur ne rattrape un procès-verbal muet.

Ce que nous contrôlons

Les points qui décident du sort de la procédure

Assistance des sociétés, des dirigeants et des salariés concernés, pendant la diligence comme dans les jours qui la suivent.

Avant d’ouvrir

Appeler son avocat

Si c’est matériellement possible, avant même d’ouvrir la porte, et en tout état de cause immédiatement. L’assistance d’un avocat pendant la diligence est un droit, et son absence se paie ensuite pendant des mois de procédure.

Enjeu : assistance dès la première minute
Le mandat

Exiger et lire la décision judiciaire

Le document remis sur place détermine ce qui peut être fouillé, ce qui peut être emporté et avec quelle étendue. Il se lit intégralement, calmement, avant toute autre chose. Une fouille qui déborde ce cadre est une fouille attaquable. Nous en conservons une copie et relevons dès la lecture les mentions imprécises, car un périmètre flou se retourne toujours contre la société qui l’a laissé passer sans observation.

Enjeu : périmètre opposable
Portée

Un acte qui excède le mandat

Accès à des locaux non visés, saisie de supports sans lien avec les faits, copie massive de messageries : le débordement est fréquent et il ne se répare pas après coup. Il se relève sur place et se consigne à l’instant même.

Enjeu : nullité de la saisie
Coopération

Ne pas gêner, ne pas devancer

Il ne faut pas faire obstacle, mais rien n’oblige à collaborer au-delà de ce qui est exigé. Personne n’est tenu de livrer des mots de passe ni d’expliquer spontanément où se trouve la documentation sensible.

Enjeu : ni obstruction ni aveu
Interdit absolu

Ne rien effacer, pas un message

La destruction d’éléments de preuve constitue une infraction autonome et transforme une affaire défendable en affaire perdue. Chaque suppression laisse une trace et devient, aux yeux du juge, la démonstration d’une conscience de culpabilité.

Enjeu : infraction distincte du dossier initial
Inventaire

Documenter tout ce qui sort

Quoi, d’où, par qui, sous quel scellé, dans quel état : cet inventaire, dressé au fil de la diligence, constituera plus tard la base matérielle de toute contestation. Sans lui, la discussion se réduit à une opposition de souvenirs. Cet inventaire se tient en parallèle de celui des enquêteurs, ligne par ligne, et il est signé le jour même par la personne qui l’a établi.

Enjeu : base documentaire du recours
Secret professionnel

Les échanges avec l’avocat

La correspondance entre la société et son conseil est protégée et ne peut pas être emportée. Encore faut-il l’invoquer sur place, au moment de la copie des données, pour éviter qu’elle ne se retrouve noyée dans une image disque globale.

Enjeu : exclusion du périmètre copié
Personnes

Appareils personnels des salariés

Téléphones et ordinateurs appartenant à des salariés qui ne sont pas mis en cause échappent en principe à la mesure. Leur saisie indiscriminée est l’un des motifs de contestation les plus fréquemment retenus.

Enjeu : saisies indiscriminées
Autorités

Contrôle administratif ou juge d’instruction

Une inspection du travail ou une vérification fiscale n’obéit pas au même régime qu’une perquisition ordonnée par un juge : devant l’administration existe un devoir de collaboration, devant le juge le droit de ne pas s’incriminer soi-même. Identifier immédiatement l’autorité qui se présente conditionne donc chaque réponse donnée dans les minutes qui suivent.

Enjeu : deux régimes opposés

Cadre de la diligence

Repères pratiques, point par point

Cette page décrit un cadre procédural, non une échelle de peines : aucune sanction chiffrée n’y est attachée. La grille ci-dessous résume les réflexes utiles à chaque étape de la diligence.

Point de la diligenceCadre applicableCe qui peut être faitRéflexe à avoir
Arrivée de la commission judiciaireprioritéDécision d’un juge d’instructionEntrée et fouille dans les limites fixéesAppeler l’avocat avant d’ouvrir
Lecture de la décisionDocument remis sur placeElle fixe les lieux, les objets et l’étendueLa lire intégralement avant toute chose
Saisie de matériel informatiqueLimitée au périmètre autoriséServeurs, postes et supports visésFaire consigner chaque débordement
Demande de mots de passeDroit de ne pas s’incriminer soi-mêmeNul n’est tenu de les communiquerDécider sur le moment, avec conseil
Courriels échangés avec l’avocatSecret professionnelIls ne peuvent pas être emportésLe faire valoir immédiatement sur place
Copie des donnéesOpération technique contradictoireLa société doit pouvoir y assisterExiger la présence d’un représentant
Procès-verbal de la diligenceSeul écrit qui fera foiToute irrégularité peut y être portéeFaire acter plutôt que discuter
Visite d’une autorité administrativeDevoir de collaborationLes constats peuvent nourrir un dossier pénalIdentifier le cadre avant de parler

Repères procéduraux indicatifs, communiqués à titre d’information générale et sans valeur de consultation juridique. Aucune échelle de peines ne figure ici : cette page traite d’une mesure d’enquête, non d’une infraction. Seul l’examen du dossier permet une évaluation fiable. Cette page ne remplace pas l’analyse individualisée d’un dossier et ne crée aucune relation avocat-client.

Notre différence

Là où la perquisition se gagne : dans la trace écrite et la preuve numérique

Trois erreurs reviennent dans presque tous les dossiers que nous reprenons, et elles sont plus coûteuses que les faits eux-mêmes . La première est la panique : appels à la moitié de l’effectif, messages supprimés, fichiers déplacés. Tout cela laisse une trace et se retourne en preuve de conscience de culpabilité. La deuxième est la coopération excessive, celle du dirigeant de bonne volonté qui ouvre tous les tiroirs, remet ses appareils personnels et explique des opérations que personne ne lui a demandées, croyant démontrer sa transparence : en réalité, il livre le dossier. La troisième est la confusion des intérêts, car la société, ses dirigeants et les salariés concernés peuvent s’opposer dès la première minute, et un conseil unique pour tout le monde devient alors un conflit qui se paie cher. LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre, répond à ces trois écueils par une discipline d’enquête : savoir avant le parquet ce que contient réellement la documentation emportée, séparer les défenses dès le premier jour et transformer chaque irrégularité constatée en moyen procédural exploitable. Quatre piliers structurent ce travail.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure : quelle autorité agit, sur quels faits, avec quel périmètre autorisé et quelles pièces déjà en sa possession. On ne construit pas une stratégie sans savoir ce que détient l’accusation.

ii.

Analyse financière et comptable

Investigation interne immédiate : reconstruction des flux, quantification du risque réel et vérification des points que la documentation emportée est susceptible de révéler. Connaître ses propres chiffres avant le parquet.

iii.

Preuve numérique · e-forensics

Chaîne de conservation appliquée à la copie des données : périmètre effectivement dupliqué, mots-clés utilisés, exclusion des correspondances protégées. C’est le terrain sur lequel se gagnent les nullités.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque étape : contester ou attendre, séparer les défenses, préparer la comparution et apprécier froidement l’intérêt d’une coopération. Chaque option a un coût et aucune ne s’improvise.

Comment nous intervenons

Une intervention pensée pour la diligence et pour l’après

Phase 01

Pendant la diligence

Présence sur place, contrôle du respect du périmètre autorisé, protection de la documentation couverte par le secret professionnel et consignation immédiate de la moindre irrégularité constatée.

Phase 02

Le procès-verbal et l’inventaire

Relecture ligne à ligne de l’écrit dressé sur place, ajout des observations utiles et établissement d’un inventaire parallèle de tout ce qui a été emporté, scellé par scellé.

Phase 03

Les soixante-douze heures suivantes

Investigation interne pour mesurer le périmètre réel, séparation des défenses entre la société, ses dirigeants et les salariés concernés, et pilotage de la communication interne avant les fuites. Ces trois jours pèsent souvent autant que la journée de la diligence elle-même, car ils fixent la version que la société soutiendra jusqu’au bout.

Phase 04

Comparution, nullités et suites

Préparation de la convocation qui ne tardera pas, exercice des contestations sur les actes irréguliers et arbitrage stratégique, non moral, sur l’opportunité d’une coopération avec l’enquête.

Qui nous représentons

Chaque intérêt exige un conseil distinct

E

Sociétés et personnes morales

Entreprises visées par une mesure d’enquête, exposées au risque de responsabilité pénale propre et confrontées à la nécessité de démontrer, documents à l’appui, la réalité de leurs dispositifs internes de prévention. Nous vérifions aussi la traçabilité des délégations en vigueur au moment des faits reprochés.

D

Dirigeants et administrateurs

Responsables dont les intérêts peuvent diverger de ceux de la société dès le premier jour : la séparation des défenses est inconfortable à annoncer, mais elle est indispensable et elle se décide très tôt.

S

Salariés et cadres concernés

Collaborateurs dont les appareils ont été emportés ou qui seront convoqués comme témoins ou comme mis en cause, et dont la position procédurale doit être clarifiée avant toute audition.

G

Groupes et filiales francophones

Sociétés françaises, belges ou suisses disposant d’une filiale ou d’un établissement en Espagne, qui doivent articuler une procédure espagnole avec les obligations de leur maison mère et de leurs propres autorités.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant l’arrivée des enquêteurs

Peuvent-ils emporter les ordinateurs de tout le personnel ?
Uniquement dans les limites du périmètre autorisé. Les saisies indiscriminées se contestent, et la contestation aboutit fréquemment, à condition que le débordement ait été relevé sur place et porté par écrit dans l’acte dressé pendant la diligence. Nous établissons pour cette raison un inventaire parallèle, poste par poste et scellé par scellé, qui permet des mois plus tard de démontrer précisément ce qui a été emporté au-delà de ce qui était permis.
Puis-je refuser de communiquer les mots de passe ?
Personne n’est tenu de contribuer à sa propre incrimination, et livrer un mot de passe revient souvent à livrer le dossier. C’est néanmoins une décision qui se prend sur le moment, avec un conseil présent, et non après coup : selon le contexte, un refus mal expliqué peut être présenté comme une obstruction. La position doit donc être formulée clairement et consignée dans l’acte, avec ses motifs.
Les courriels échangés avec mon avocat sont-ils protégés ?
Oui. Le secret professionnel couvre cette correspondance, mais il doit être invoqué sur place, au moment même du volcado, la copie intégrale des supports, faute de quoi les messages se retrouvent noyés dans une image disque globale que plus personne ne trie ensuite. Nous demandons systématiquement que cette opération soit réalisée en présence d’un représentant de la société, que les termes de recherche employés soient consignés et que la protection revendiquée figure dans l’acta, le procès-verbal dressé sur place.
Je n’étais au courant de rien : est-ce défendable ?
Cela peut être exact et cela se défend, mais l’ignorance s’établit par des documents et par une structure de décision, jamais par des affirmations. Organigrammes, délégations de pouvoirs, procès-verbaux d’organes sociaux, pistes d’audit et dispositifs de contrôle interne : ce sont ces pièces qui montrent qui décidait réellement, et qui ne décidait pas. Elles se rassemblent immédiatement, avant d’être réclamées.
Une visite de l’administration équivaut-elle à une perquisition judiciaire ?
Non, et la différence est décisive : devant l’administration existe un devoir de collaboration alors que devant le juge d’instruction la personne mise en cause a le droit de ne pas déclarer contre elle-même. Or ce qui est déclaré devant un inspecteur ne se rattrape pas ensuite, et ces constats alimentent régulièrement une procédure pénale ultérieure. Savoir dans quel cadre on se trouve commande toute la conduite à tenir.
Qu’est-ce que la méthode LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre, Legal Intelligence Warfare for Defense — qui associe intelligence juridique, analyse financière, preuve numérique et stratégie procédurale. Appliquée à une perquisition d’entreprise, elle consiste à contrôler le périmètre en temps réel, à faire consigner chaque écart, puis à mesurer par une investigation interne l’étendue réelle de ce qui a été emporté, afin de décider en connaissance de cause de la ligne de défense à tenir.

Société de Conseil Juridique Européen

Face à une perquisition, ce qui n’est pas consigné n’existera jamais

Faisons en sorte que chaque irrégularité figure noir sur blanc dans l’acte, pendant qu’il est encore temps de l’y faire inscrire.

Logotipos-abogacia-scje
Paseo De La Castellana 216 8º 28046 Madrid
Alicante – Playa de San Juan Av. Ansaldo 31, local 16, 03540 Alicante
Londres: 20 Wenlock Road, N1 7GU, Reino Unido
París: 72 Faubourg St Honoré, 75008, Francia
info@societejuridique.com

Société de Conseil Juridique et Expert es un despacho de abogados con sedes en Madrid, Alicante, Londres y París, especializado en defensa y acusación penal, delitos económicos y corporativos y derecho tecnológico. Trabajamos con orientación estratégica en procedimientos penales complejos, propiedad intelectual y análisis forense avanzado, y prestamos consultoría jurídica, compliance y escudos de protección a particulares y empresas. Atendemos desde Alicante y Madrid, con consulta online en toda España y asistencia al detenido 24 horas. Resuelva sus dudas en las preguntas frecuentes o solicite una primera consulta.

Copyright © 2026 Société de Conseil Juridique et Expert S.L.

EspanolEnglishFrancaisРусскийItalianoDeutsch
WhatsApp · Urgencias 24h