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Compliance Pénale · Art. 31 bis CP · Toute l’Espagne

Compliance pénale et défense de la personne morale

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Des modèles de prévention qui fonctionnent comme une véritable cause d’exonération, et non comme un classeur décoratif. Nous concevons, auditons et défendons les programmes de conformité face au risque pénal de l’entreprise prévu à l’art. 31 bis CP.

En bref. Compliance pénale en Espagne : modèle de prévention art. 31 bis CP, canal de signalement, enquêtes internes et défense pénale de la personne morale.

Pourquoi c’est différent

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Une conformité efficace fait la différence entre la mise en cause et l’exonération de l’entreprise.
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Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique.

Ces trois repères disent la même chose : la conformité pénale se juge sur des preuves, non sur des intentions. Ce qui protège l’entreprise n’est pas le volume du manuel, mais sa capacité à démontrer, pièce par pièce, que le dispositif fonctionnait avant les faits.

La compliance n’admet pas les programmes de papier

La responsabilité pénale de l’entreprise obéit à une logique précise : seul le modèle réellement mis en œuvre exonère. Les tribunaux vérifient si le programme identifie les risques réels de l’activité, s’il existe un organe de conformité doté d’autonomie, s’il y a un canal de signalement opérationnel, une formation vérifiable et une réponse disciplinaire effective. Un document sans culture de conformité ne passe pas l’examen judiciaire. Notre double qualité de pénalistes plaidants et de concepteurs de modèles fait la différence : nous construisons les programmes en pensant à la manière dont un tribunal les examinera, parce que nous défendons des entreprises devant lui.

Cette exigence a une conséquence pratique que beaucoup de groupes étrangers découvrent tardivement : en droit espagnol, la personne morale est mise en cause en son nom propre, avec sa propre représentation procédurale et son propre interrogatoire. Elle ne suit pas passivement le sort de son dirigeant.

Il en résulte que le modèle de prévention n’est pas un document de gouvernance mais un moyen de preuve. Il sera lu, contesté et confronté aux faits comme n’importe quelle autre pièce du dossier : date d’adoption, traçabilité des formations, suites données aux signalements. Un programme conçu sans anticiper cette lecture contradictoire perd l’essentiel de son utilité au moment précis où l’entreprise en aurait besoin.

Ce que nous défendons

Services de compliance pénale

De la conception du modèle à la défense de la personne morale dans la procédure pénale.

Art. 31 bis CP

Cartographie des risques pénaux

Identification des infractions imputables à l’entreprise selon l’activité, le secteur et le fonctionnement réel : la base de tout modèle.

La cartographie n’a de valeur que si elle part du fonctionnement réel et non de l’organigramme : circuits d’achat effectifs, délégations en usage, recours aux intermédiaires. C’est précisément l’écart entre la procédure écrite et la pratique quotidienne qu’un juge cherche lorsqu’il examine si le modèle correspondait à l’activité.

Résultat : matrice des risques par processus.
Art. 31 bis 2 CP

Conception du modèle de prévention

Protocoles, contrôles et procédures de décision conformes aux exigences légales de la cause d’exonération.

Un modèle utile décrit qui décide, dans quelles limites et avec quelle traçabilité. Les contrôles génériques ne résistent pas au contradictoire : ce sont les points de décision où le risque se matérialise réellement — validation des paiements, sélection des fournisseurs, remises commerciales — qui doivent être documentés.

Résultat : un modèle doté d’une valeur probatoire.
Directive 2019/1937

Canal de signalement

Canal interne conforme à la loi 2/2023 : confidentialité, protection du lanceur d’alerte et gestion des enquêtes.

Ouvrir un canal ne suffit pas : il faut pouvoir démontrer que les signalements reçus ont été instruits, tracés et clos. Un canal existant mais inutilisé, ou dont les alertes sont restées sans suite, se retourne contre l’entreprise, car il établit qu’elle disposait de l’information.

Obligatoire : entités de 50 salariés et plus.
Organe de conformité

Compliance officer

Configuration de l’organe avec des pouvoirs autonomes d’initiative et de contrôle, et un appui externe continu.

L’autonomie de l’organe se prouve par des éléments concrets : rattachement hiérarchique, budget propre, accès direct au conseil d’administration, impossibilité d’être révoqué par la personne qu’il contrôle. Une fonction cumulée avec la direction financière est le point que l’accusation attaque en premier.

Exigence : autonomie et initiative réelles.
Enquêtes internes

Enquêtes en entreprise

Traitement des signalements et des incidents avec garanties : e-discovery, entretiens et rapport, en préservant leur usage devant le tribunal.

Une enquête interne mal conduite détruit sa propre valeur probatoire. L’accès aux messageries professionnelles, l’information des personnes entendues et la conservation des supports obéissent à des règles dont dépend l’admissibilité ultérieure des éléments recueillis devant le juge pénal.

Clé : des éléments utilisables à l’audience.
Formation

Culture de conformité

Formation vérifiable des dirigeants et des salariés : les tribunaux exigent la preuve d’une mise en œuvre effective.

La formation ne se prouve pas par un support de présentation mais par des registres nominatifs, des évaluations et un ciblage par fonction. Former indistinctement l’ensemble du personnel pèse moins, devant le tribunal, que d’avoir formé spécifiquement les postes exposés au risque identifié.

Preuve : registres et évaluations périodiques.
Audit

Vérification et amélioration du modèle

Audit périodique du fonctionnement, mise à jour lors des réformes pénales et test d’efficacité.

La révision est aussi le moment où les incidents survenus deviennent utiles : un modèle qui a détecté un problème, l’a corrigé et l’a documenté démontre son efficacité mieux qu’un dispositif où rien n’a jamais été signalé. L’absence totale d’incidents est rarement un bon indicateur.

Cycle : révision annuelle et après incident.
Art. 31 bis 4 CP

PME

Modèles proportionnés pour les petites et moyennes entreprises : une conformité réelle sans structures surdimensionnées.

La proportionnalité n’est pas une dispense : la petite structure doit couvrir les mêmes risques avec des moyens plus légers, souvent en concentrant la fonction de contrôle et en externalisant l’audit. Ce qui reste exigé, c’est la traçabilité des décisions sensibles.

Critère : proportionnalité à la taille et au risque.
Défense pénale

Défense de la personne morale

Représentation de l’entité mise en cause : stratégie coordonnée entre l’entité et les dirigeants, et démonstration de la cause d’exonération.

La coordination entre l’entité et ses dirigeants est le point délicat : leurs intérêts peuvent diverger dès l’instruction, notamment lorsque la défense de l’entreprise repose sur le contournement frauduleux du modèle par une personne déterminée. Cette divergence doit être anticipée, non découverte à l’audience.

Objectif : exonération ou atténuation (31 quater).

Cadre répressif

Peines applicables à la personne morale

Conséquences prévues à l’art. 33.7 CP pour l’entité condamnée. Un modèle efficace permet de les éviter.

ConséquenceBase légalePortéeImpact sur l’activité
AmendePar quotités ou proportionnelle33.7.aJusqu’à 5 ans de bénéficeImpact direct sur la trésorerie
Suspension des activités33.7.cJusqu’à 5 ansParalysie opérationnelle
Fermeture des locaux33.7.dJusqu’à 5 ansFermeture des établissements
Interdiction d’activités33.7.eTemporaire ou définitivePerte de l’objet social
Exclusion des subventions33.7.fJusqu’à 15 ansExclusion des marchés publics
Administration judiciaire33.7.gJusqu’à 5 ansPerte du contrôle de gestion
Dissolution33.7.bDéfinitiveMort civile de la société
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de modèle de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où la compliance rencontre l’ analyse forensique

Notre différence tient à notre origine : nous sommes des pénalistes de prétoire, et non des consultants généralistes : nous savons ce qu’un juge exige pour retenir la cause d’exonération, parce que nous la plaidons. À cela s’ajoute LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

Concrètement, nous auditons un modèle comme nous le contesterions : en cherchant les points où la preuve manque. Quel document date réellement l’adoption du dispositif, qui pourrait témoigner de son fonctionnement, quelle trace subsiste des contrôles effectués. Ce qui ne peut pas être démontré ne sera pas retenu, quelle que soit la qualité du texte.

Le même travail sert lorsque l’entité est déjà mise en cause : il s’agit alors d’organiser, dans le dossier, la démonstration ordonnée d’un fonctionnement antérieur aux faits reprochés.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires.

Appliquée à la conformité, elle sert à savoir comment les juridictions apprécient concrètement l’exonération, afin d’aligner le modèle sur cette lecture plutôt que sur un standard théorique.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation.

Les contrôles financiers sont le premier terrain où l’effectivité d’un dispositif se vérifie : séparation des fonctions, seuils de validation et justification des flux inhabituels.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise.

Journaux d’accès, registres du canal de signalement et conservation des supports constituent la preuve matérielle du fonctionnement. Sans conservation régulière, cette preuve disparaît d’elle-même.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque.

Elle détermine à quel moment produire le modèle dans la procédure et sous quelle forme, question qui conditionne la portée de l’exonération invoquée.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte.

Pour la personne morale, ce moment prend une forme particulière : une perquisition ou une saisie de documentation. La manière dont l’entreprise y répond, et ce qu’elle remet, est ensuite lue comme un indice de sa culture de conformité.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas.

L’analyse porte ici sur deux dossiers parallèles : celui de l’accusation et celui du modèle. Il s’agit de vérifier si la documentation interne existante permet de soutenir la défense de l’entité, ou si elle la fragilise.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise.

Le modèle devient une pièce à décharge : il doit être produit avec ses preuves d’exécution, ses procès-verbaux et les témoins capables d’en attester. Une production tardive ou incomplète en affaiblit durablement la portée.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo.

À l’audience, le débat se déplace vers les personnes : responsables de conformité et cadres appelés à expliquer comment le dispositif fonctionnait. Leur préparation est une partie à part entière de la défense de l’entité.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Entités de toute dimension : conception, mise en œuvre et maintien d’un modèle de prévention proportionné à leur risque.

Le calendrier compte : un modèle adopté après l’ouverture d’une procédure ne peut plus produire d’effet exonératoire pour les faits antérieurs, même s’il peut être valorisé au titre de la réparation.

D

Administrateurs et dirigeants

Administrateurs et conseils d’administration : le modèle protège aussi leur responsabilité personnelle pour défaut de contrôle.

Le conseil d’administration doit pouvoir montrer qu’il a été informé et qu’il a réagi. Les procès-verbaux mentionnant l’examen des risques et le suivi des incidents constituent souvent la meilleure protection individuelle des administrateurs.

I

Mis en cause

Entités déjà visées par une enquête : défense pénale de la personne morale et démonstration de l’efficacité du modèle existant.

Lorsque l’enquête est déjà ouverte, la priorité est de préserver la documentation existante et d’écarter toute reconstitution a posteriori, qui serait immédiatement détectée et retournée contre l’entité.

V

Victimes · partie civile

Groupes et filiales : une architecture de conformité cohérente entre sociétés mères, filiales et tiers (fournisseurs, agents).

Dans un groupe, la question est celle de l’imputation : une filiale espagnole ne se protège pas avec le programme de sa société mère si celui-ci ne couvre pas les risques propres à son activité et au droit qui lui est applicable.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

Mon entreprise est-elle tenue de mettre en place une compliance pénale ?
Ce n’est pas une obligation générale, mais c’est la seule voie d’exonération si un salarié ou un dirigeant commet une infraction au bénéfice de l’entité. Par ailleurs, la loi 2/2023 impose bien un canal de signalement à partir de 50 salariés. La vraie question n’est pas l’obligation : c’est l’exposition.

Il faut aussi distinguer l’exposition selon l’activité : recours à des intermédiaires commerciaux, marchés publics, flux transfrontaliers et sous-traitance élèvent sensiblement le risque, indépendamment de la taille de l’entreprise.

Nous avons déjà un manuel de conformité. Est-ce suffisant ?
Seulement s’il est mis en œuvre, actualisé et si le fonctionnement peut en être prouvé : formation enregistrée, canal opérationnel, enquêtes documentées, révisions périodiques. Nous auditons les modèles existants avec un regard judiciaire et les renforçons là où ils ne résisteraient pas à un interrogatoire.

Un test simple permet de s’en assurer : demandez qui, dans l’entreprise, saurait produire aujourd’hui la preuve de la dernière formation, du dernier signalement traité et de la dernière révision du dispositif. Si la réponse est incertaine, le modèle ne tiendra pas devant un tribunal.

Que se passe-t-il si l’entité est mise en cause malgré l’existence d’un modèle ?
Le modèle devient la pièce centrale de la défense : cause d’exonération de l’art. 31 bis ou atténuation de l’art. 31 quater. Nous défendons l’entité en établissant la pertinence de la conception, la réalité de la mise en œuvre et le contournement frauduleux par l’auteur individuel. La qualité probatoire du modèle est décisive.

La chronologie est ici déterminante. La défense doit établir que le dispositif était en place et actif avant les faits, et que l’auteur individuel a dû le contourner délibérément pour agir. C’est ce contournement, documenté, qui distingue la défaillance de l’organisation de la faute d’une personne.

Quelle incidence la compliance a-t-elle sur les administrateurs à titre personnel ?
Une incidence directe : l’absence de contrôle peut engager leur responsabilité pénale par omission ainsi que leur responsabilité au titre du droit des sociétés. Un modèle efficace documente la diligence de l’organe d’administration et constitue leur meilleure défense personnelle, et pas seulement celle de la société.

En pratique, les administrateurs ont intérêt à laisser une trace écrite de leurs demandes d’information et des mesures qu’ils ont fait adopter. L’absence de trace se lit ensuite comme une absence de diligence.

Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale.

Pour une entité mise en cause, cette couverture territoriale a une traduction concrète : la représentation de la personne morale suppose de désigner une personne physique spécialement habilitée à la représenter dans la procédure, choix qui n’est jamais neutre.

Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique.

Appliquée à la conformité, elle sert à confronter le modèle aux critères que les juridictions retiennent réellement, et non à un référentiel abstrait.

Société de Conseil Juridique et Expert

Face au risque pénal de l’entreprise, l’erreur n’est pas réversible

Une conversation engagée tôt peut changer le cours de toute la procédure. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place. Une fois la procédure ouverte, les marges de manœuvre sur le modèle de prévention se réduisent fortement : il ne peut plus être construit, seulement démontré.

Un programme de conformité n’exonère que s’il est réel. Ses trois pièces indispensables : le canal de signalement, la capacité de mener des enquêtes internes avec toutes les garanties, et la compréhension du fonctionnement de la responsabilité pénale de la personne morale.

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