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Infractions d’incendie · Alicante et Madrid

Défense pénale en matière d’incendie volontaire et par imprudence

Ici, on ne se contente pas de nier le feu : on démontre techniquement son origine, sa cause et la réalité du danger.

Incendie mettant des personnes en danger, feu de forêt, sinistre suspect dans ses propres locaux : ces affaires se gagnent avec l’ingénierie du feu autant qu’avec le droit, et se jugent devant un jury populaire.

En bref. Accusé d’incendie en Espagne ? Articles 351 à 358 bis du code pénal, expertise d’origine du feu, jury populaire. Avocats francophones 24h/24.

Pourquoi c’est différent

10–20 ans
Peine encourue lorsque l’incendie fait courir un danger réel à la vie ou à l’intégrité des personnes (article 351).
1–5 ans
Peine de base des incendies de forêt, assortie d’une amende, avant application des circonstances aggravantes (article 352).
9
Citoyens tirés au sort composant le jury populaire espagnol, compétent pour ces infractions depuis la loi organique 5/1995.

Dans un dossier d’incendie, tout se décide sur l’ origine et la cause du feu

Le feu possède son propre titre dans le code pénal espagnol : de l’incendie qui met des vies en danger jusqu’au feu qui ravage des massifs forestiers, en passant par celui que l’on allume chez soi pour encaisser une assurance. Ce sont des affaires à très forte charge technique, où il faut démontrer l’origine et la causalité, et non les supposer. Un départ électrique, un accident domestique et une mise à feu délibérée ne laissent pas les mêmes traces : accélérants, foyers multiples, chronologies de propagation, relevés météorologiques. À cela s’ajoute une particularité procédurale décisive, puisque ces infractions relèvent du jury populaire espagnol, ce qui impose une audience préliminaire, neuf citoyens décidant du verdict et un style de plaidoirie entièrement différent. Nous défendons ces dossiers avec l’ingénierie du feu autant qu’avec le droit.

Ce que nous défendons

Les infractions d’incendie du code pénal espagnol

Défense et constitution de partie civile dans les figures que le titre consacré aux incendies distingue, des articles 351 à 358 bis, plus la requalification en dégradations.

Art. 351 CP

Incendie dangereux pour les personnes

Provoquer un incendie comportant un danger pour la vie ou l’intégrité physique constitue la forme la plus grave du titre, la peine étant modulée selon l’ampleur de ce danger. Celui-ci doit être réel et concret : logements effectivement habités, horaire du départ de feu, présence de personnes à proximité. C’est la frontière qui sépare une condamnation de trois ans d’une condamnation de quinze.

Cadre : 10 à 20 ans de prison.
Art. 352 CP

Incendie de forêt

Incendier des bois, des monts ou des masses forestières est puni d’une peine de prison assortie d’une amende. Si un danger pour les personnes s’y ajoute, le dossier bascule vers l’article 351 et change entièrement d’échelle. La délimitation exacte de la surface atteinte et sa qualification cadastrale deviennent alors des enjeux techniques de premier plan.

Cadre : 1 à 5 ans de prison et amende.
Art. 353 CP

Circonstances aggravantes forestières

L’aggravation joue lorsque la surface brûlée est considérable, lorsque les effets érosifs sont graves, lorsque les conditions de vie animale ou végétale sont significativement altérées, lorsqu’un espace protégé est détérioré, ou lorsque le feu survient à proximité d’une zone habitée. Chacun de ces critères se discute avec des données mesurées, pas avec des impressions.

Cadre : 3 à 6 ans de prison.
Art. 354 CP

Mise à feu sans propagation

Mettre le feu sans que celui-ci ne se propage demeure punissable, mais une exemption est prévue lorsque la propagation est évitée par l’action volontaire et positive de l’auteur. Ce désistement récompensé se prouve : appel aux secours horodaté, gestes d’extinction, témoins présents. Il doit être documenté sans délai, faute de quoi il devient invérifiable.

Cadre : 6 mois à 1 an de prison.
Art. 356 CP

Incendie de zones non forestières

Les feux allumés dans des zones de végétation qui ne sont pas classées comme forestières relèvent d’un article distinct lorsqu’ils causent un préjudice grave au milieu naturel. La qualification exacte du terrain et l’ampleur réelle de l’atteinte environnementale constituent ici les deux axes de la discussion technique et de la contre-expertise.

Cadre : 6 mois à 2 ans de prison.
Art. 357 CP

Incendie de ses propres biens

Brûler ce qui vous appartient devient une infraction lorsqu’il existe un dessein de frauder ou de nuire à des tiers, un danger pour les personnes ou une dégradation environnementale grave. C’est l’article des sinistres suspects et des fraudes à l’assurance, où l’expertise comptable accompagne nécessairement l’expertise du feu.

Cadre : 1 à 4 ans de prison.
Art. 358 CP

Incendie par imprudence grave

L’incendie causé par imprudence grave est puni d’une peine inférieure d’un degré : brûlages agricoles qui échappent au contrôle, mégots, barbecues mal éteints. Requalifier en acte intentionnel ce qui relevait de la négligence constitue l’excès d’accusation le plus fréquent dans ces dossiers, et il se combat par la reconstitution technique du départ de feu.

Cadre : peine inférieure d’un degré.
Art. 358 bis CP

Réparation et confiscation

Cette disposition étend au titre des incendies les règles applicables aux infractions environnementales en matière de réparation du dommage et de confiscation. Elle ouvre aussi un espace de négociation réel : une réparation engagée tôt, chiffrée et documentée pèse concrètement sur l’appréciation finale de la responsabilité et sur la peine.

Régime commun aux infractions environnementales.
Art. 266 CP

Dégradations sans danger personnel

Lorsque aucun danger pour la vie ou l’intégrité des personnes n’est établi, les faits ne relèvent plus de l’article 351 mais des dégradations. Obtenir cette requalification constitue souvent l’objectif central de la défense, car elle fait sortir le dossier de l’échelle de peine la plus lourde de tout le titre.

Requalification recherchée en priorité.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable aux différentes figures d’incendie, telles que les présente notre page espagnole consacrée à cette matière.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Incendie dangereux pour les personnesdanger réel35110 à 20 ansAmpleur du danger pour la vie
Incendie de forêt3521 à 5 ans et amendeDanger pour les personnes : article 351
Incendie forestier aggravé3533 à 6 ansSurface, érosion, espace protégé, habitations
Mise à feu sans propagation3546 mois à 1 anExemption si la propagation est évitée
Incendie de zone non forestière3566 mois à 2 ansPréjudice grave au milieu naturel
Incendie de ses propres biens3571 à 4 ansDessein de frauder ou danger pour autrui
Incendie par imprudence grave358Peine inférieure d’un degréRequalification en acte intentionnel
Réparation et confiscation358 bisRégime environnemental communRéparation engagée et documentée

Cadres répressifs indicatifs repris de notre page espagnole consacrée aux infractions d’incendie, articles 351 à 358 bis du code pénal. Ils ne tiennent compte ni du degré de réalisation, ni du rôle de chacun, ni des circonstances atténuantes ou aggravantes que la juridiction apprécie au cas par cas. Aucune peine n’est avancée ici pour une hypothèse que notre source ne chiffre pas.

Notre différence

Là où l’enquête incendie rencontre l’analyse forensique du feu

La preuve, dans les affaires d’incendie, est avant tout scientifique et documentaire : rapports d’origine et cause, relevés d’accélérants, cartographie des foyers, données météorologiques, autorisations administratives, contrats et déclarations d’assurance. Ces éléments se lisent ensemble ou ne se lisent pas. C’est le socle de LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre, qui fait dialoguer l’expertise technique du feu, l’analyse financière du sinistre et la stratégie d’audience devant un jury populaire.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure et du dossier technique : identification des rapports d’enquête, accès aux relevés de terrain, analyse des autorisations de brûlage et des obligations d’entretien invoquées contre la personne mise en cause.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques autour du sinistre : situation financière antérieure, montant et antériorité de la police d’assurance, valeur réelle des biens détruits et cohérence de la déclaration adressée à l’assureur.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation des prélèvements et des images : intégrité des échantillons d’accélérants, horodatage des photographies, données de caméras et de capteurs, expertise contradictoire des relevés d’origine et cause.

iv.

Stratégie procédurale

Préparation spécifique de l’audience devant un jury populaire : clarté des schémas, hiérarchie des expertises, anticipation de l’audience préliminaire et choix précis des points sur lesquels portera la contradiction.

Comment nous intervenons

Une défense construite autour de l’expertise du feu

Phase 01

Premières heures et scène du sinistre

Assistance immédiate, demande d’accès à la scène avant sa disparition, désignation d’un expert de partie et mise en sécurité des éléments périssables : prélèvements, traces de foyers, photographies et relevés météorologiques du jour du sinistre.

Phase 02

Instruction et expertise contradictoire

Analyse critique du rapport d’origine et cause, vérification des prélèvements et de leur conservation, contre-expertise lorsque la conclusion d’intentionnalité repose sur des présomptions plutôt que sur des constatations matérielles vérifiables.

Phase 03

Audience préliminaire et jury populaire

Préparation du dossier pour un auditoire non juriste : sélection des pièces, construction de schémas lisibles, discussion des questions soumises au jury et anticipation des expertises adverses telles qu’elles seront présentées à l’audience.

Phase 04

Jugement, réparation et recours

Plaidoirie appuyée sur la science du feu, valorisation de la réparation engagée et de l’extinction volontaire, puis recours lorsque la décision retient une intentionnalité que les données techniques du dossier ne soutiennent pas.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

A

Agriculteurs et propriétaires ruraux

Personnes poursuivies après un brûlage agricole (quema agrícola) qui a échappé au contrôle. La question n’est pas morale mais technique : autorisations obtenues, conditions météorologiques, mesures de prévention adoptées et point exact de départ du feu.

E

Entreprises et exploitants

Sociétés dont un entrepôt, un atelier ou une installation a brûlé et que l’assureur soupçonne aussitôt de fraude. La défense associe alors l’expertise d’origine du feu et l’analyse financière du sinistre déclaré, pièce comptable à l’appui.

R

Résidents francophones

Propriétaires français, belges et suisses installés en Espagne, confrontés à une procédure conduite dans une langue et selon des règles qu’ils ne maîtrisent pas, alors que l’enjeu porte à la fois sur la liberté et sur l’indemnisation.

V

Victimes et parties civiles

Voisins, communes et exploitants ayant subi la propagation d’un feu et souhaitant obtenir réparation. Nous exerçons alors l’accusation particulière et faisons chiffrer précisément le dommage matériel et environnemental subi.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première convocation

On m’accuse d’un incendie parti de mon brûlage agricole : suis-je un incendiaire ?
Non. Un brûlage autorisé ou négligent qui échappe au contrôle relève de l’imprudence grave, punie d’une peine inférieure d’un degré, et non de l’incendie intentionnel. La différence se compte en années de prison, et pas seulement en réputation. La défense reconstruit les autorisations obtenues, les conditions météorologiques du jour, les mesures de prévention adoptées et le point exact d’origine du feu : la science du feu témoigne en notre faveur bien plus souvent qu’en notre défaveur.
Pourquoi mon dossier d’incendie est-il jugé par un jury populaire ?
Les infractions d’incendie des articles 351 à 358 relèvent de la compétence du jury populaire espagnol depuis la loi organique 5/1995. Cela signifie une audience préliminaire et neuf citoyens qui décident du verdict. Le style de litige change du tout au tout : les expertises doivent être compréhensibles, les schémas lisibles et la démonstration strictement linéaire. Nous connaissons ce terrain et préparons le dossier en conséquence dès l’instruction.
Mon assureur soupçonne que j’ai brûlé mon local : que puis-je risquer ?
Si le dessein de frauder est établi, l’article 357 s’applique — de 1 à 4 ans de prison — auquel s’ajoutent l’escroquerie à l’assurance, tentée ou consommée, et la perte de l’indemnité. Ces dossiers se tranchent avec une expertise d’origine du feu et une analyse financière. Si le sinistre était accidentel, la même science le démontre : les accélérants, les foyers multiples et les chronologies de propagation ne s’inventent pas et ne se dissimulent pas davantage.
Que se passe-t-il si personne n’a été mis en danger ?
En l’absence de danger réel et concret pour la vie ou l’intégrité physique, les faits ne relèvent plus de l’article 351 mais des dégradations de l’article 266. C’est le déplacement de qualification le plus déterminant de tout le dossier. Il se démontre concrètement : logements inoccupés, horaire du départ de feu, distances effectives, absence de personnes à proximité. Ces éléments se constatent sur le terrain et se perdent très vite.
J’ai éteint le feu moi-même avant qu’il ne se propage : cela compte-t-il ?
Oui, et davantage qu’on ne le croit. L’article 354 prévoit une exemption lorsque la propagation est évitée par l’action volontaire et positive de l’auteur, et le code valorise par ailleurs la réparation du dommage. Ce désistement récompensé doit être documenté immédiatement : appel aux secours horodaté, témoins présents, traces d’extinction. Reconstitué six mois plus tard, il devient invérifiable et perd presque toute sa valeur devant la juridiction.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui combine intelligence juridique, analyse financière, expertise numérique et stratégie procédurale. Dans un dossier d’incendie, elle consiste à faire dialoguer le rapport d’origine et cause, la réalité économique du sinistre, l’intégrité des prélèvements et la préparation d’une audience devant un jury populaire, plutôt qu’à opposer une simple dénégation au rapport d’enquête.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans un dossier d’incendie, le feu laisse des traces lisibles

Faites-les lire en votre faveur, par des experts et un avocat rompus à la procédure devant le jury populaire espagnol, avant que la scène ne soit dégagée et que les prélèvements ne perdent toute valeur probatoire.

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