L’article 278 du Code pénal espagnol punit l’appropriation de données ou de documents en vue de découvrir un secret d’entreprise, avec une peine aggravée en cas de divulgation.
1. Celui qui, pour découvrir un secret d’entreprise, s’approprie par un moyen quelconque des données, des documents écrits ou électroniques, des supports informatiques ou d’autres objets s’y rapportant, ou emploie l’un des moyens ou instruments indiqués au paragraphe 1 de l’article 197, est puni de la peine de deux à quatre ans de prison et d’une amende de douze à vingt-quatre mois.
2. Est infligée la peine de trois à cinq ans de prison et une amende de douze à vingt-quatre mois si les secrets découverts sont diffusés, révélés ou cédés à des tiers.
3. Les dispositions du présent article s’appliquent sans préjudice des peines qui pourraient correspondre à l’appropriation ou à la destruction des supports informatiques.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Contester le caractère secret. L’infraction suppose une information réellement secrète, présentant une valeur économique et protégée par des mesures raisonnables de confidentialité. L’absence de politique interne, de marquage ou de restriction d’accès prive l’information de cette qualité.
Invoquer les connaissances propres du salarié. L’expérience, le savoir-faire et les compétences acquis par un salarié dans l’exercice de ses fonctions ne constituent pas un secret d’entreprise. La délimitation entre ces connaissances et l’information réservée est le coeur des litiges de concurrence.
Établir l’accès autorisé. Le paragraphe 1 exige une appropriation. L’accès régulier à l’information dans l’exercice des fonctions, sans extraction ni copie hors du cadre autorisé, ne réunit pas cet élément.
Contester la diffusion. Le paragraphe 2 double presque le plancher de la peine. La communication à un conseil, à une autorité de contrôle ou dans le cadre d’une procédure judiciaire ne constitue pas une diffusion au sens de ce texte.
Vérifier la licéité de l’expertise. La preuve repose sur l’exploitation des supports et des messageries professionnelles. La régularité de cet accès, et le respect de la vie privée du salarié, conditionnent la validité des éléments produits.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.