L’article 588 quater a de la Loi de procédure pénale espagnole autorise la pose de dispositifs de captation et d’enregistrement des conversations orales directes, y compris au domicile, sous réserve d’une motivation spécifique.
1. Peuvent être autorisées la pose et l’utilisation de dispositifs électroniques permettant la captation et l’enregistrement des communications orales directes tenues par la personne mise en cause, sur la voie publique ou dans un autre espace ouvert, à son domicile ou en tout autre lieu fermé.
Les dispositifs d’écoute et d’enregistrement peuvent être placés tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du domicile ou du lieu fermé.
2. Dans l’hypothèse où l’entrée au domicile ou dans l’un des espaces destinés à l’exercice de la vie privée serait nécessaire, la décision d’habilitation doit étendre sa motivation au bien-fondé de l’accès à ces lieux.
3. L’écoute et l’enregistrement des conversations privées peuvent être complétés par l’obtention d’images lorsque la décision judiciaire qui les ordonne l’autorise expressément.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : décret royal du 14 septembre 1882 portant approbation de la Loi de procédure pénale.
Exiger la motivation propre à l’entrée au domicile. Le paragraphe 2 impose une motivation distincte sur le bien-fondé de l’accès au domicile ou aux espaces de vie privée. Une décision qui autorise la captation sans se prononcer expressément sur l’entrée méconnaît cette exigence et entache l’acte de nullité.
Contester l’obtention d’images non autorisée. Le paragraphe 3 subordonne l’obtention d’images à une autorisation expresse. L’enregistrement d’images en l’absence de mention expresse dans la décision excède l’habilitation et doit être écarté.
Délimiter les rencontres visées. La mesure ne peut couvrir de manière indéterminée toute conversation future. L’autorisation doit identifier les rencontres ou les périodes concernées, à défaut de quoi elle se transforme en surveillance générale prohibée.
Protéger les communications avec l’avocat. Les conversations entre la personne mise en cause et son avocat relèvent du secret de la défense. Leur captation, même incidente, impose la destruction des enregistrements et peut entraîner la nullité de l’ensemble de la mesure.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.