L’article 245 du Code pénal espagnol punit l’occupation d’un immeuble par violence ou intimidation et, d’une simple amende, l’occupation sans autorisation d’un immeuble ne constituant pas une demeure.
1. Celui qui, avec violence ou intimidation sur les personnes, occupe une chose immobilière ou usurpe un droit réel immobilier appartenant à autrui encourt, outre les peines qu’il encourrait pour les violences exercées, la peine de un à deux ans de prison, qui est fixée en tenant compte de l’utilité obtenue et du dommage causé.
2. Celui qui occupe, sans l’autorisation requise, un immeuble, un logement ou un bâtiment appartenant à autrui qui ne constituent pas une demeure, ou qui s’y maintient contre la volonté de son titulaire, est puni de la peine d’amende de trois à six mois.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Vérifier l’absence de titre. L’infraction suppose l’absence de tout titre d’occupation. Un contrat expiré, un accord verbal ou une tolérance antérieure du propriétaire soulèvent une question civile préalable qui affecte l’élément intentionnel.
Distinguer la demeure de l’immeuble vacant. L’occupation d’un lieu constituant la demeure d’autrui relève de l’article 202 et non du présent article. La distinction, qui sépare une peine de prison d’une simple amende, repose sur l’usage effectif du bien au moment des faits.
Contester la violence du paragraphe 1. Le paragraphe 1 exige une violence ou une intimidation exercée sur les personnes. La force employée sur une serrure ou une porte relève du paragraphe 2 et non du paragraphe 1.
Invoquer l’état de nécessité. Dans les situations d’exclusion résidentielle documentées, l’état de nécessité de l’article 20.5.º, à tout le moins sous sa forme incomplète, peut être invoqué. Il suppose la démonstration de l’absence d’alternative et d’une demande préalable auprès des services sociaux.
Anticiper la mesure de restitution. La procédure pénale s’accompagne fréquemment d’une demande de remise en possession à titre provisoire. La discussion doit porter sur la proportionnalité de cette mesure et sur la situation des personnes vulnérables présentes dans le bien.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.