L’article 422 du Code pénal espagnol punit de six mois à un an de prison l’agent public qui accepte un don ou un cadeau offert en considération de sa charge ou de sa fonction.
L’autorité ou l’agent public qui, à son profit ou à celui d’un tiers, accepte, par lui-même ou par personne interposée, un don ou un cadeau qui lui sont offerts en considération de sa charge ou de sa fonction encourt la peine de six mois à un an de prison et de suspension d’emploi et de charge publique de un à trois ans.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Écarter le lien avec un acte déterminé. L’article 422 se distingue des articles 419 et 420 par l’absence de lien avec un acte précis. Cette qualification, sensiblement moins sévère, doit être recherchée lorsque aucune décision n’est identifiable comme contrepartie.
Invoquer l’usage social. Les présents d’usage, de faible valeur et conformes aux protocoles institutionnels, ne relèvent pas de l’infraction. Les codes de conduite de l’administration concernée doivent être produits.
Contester la considération de la charge. Le don doit être offert en raison de la charge. Le cadeau reçu dans un cadre strictement personnel ou familial, sans rapport avec la fonction, échappe à la qualification.
Documenter la restitution. La restitution du don, ou son versement au patrimoine de l’administration, affaiblit la démonstration de l’acceptation et ouvre l’atténuante de l’article 21.5.ª.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.