L’article 424 du Code pénal espagnol punit le particulier qui offre ou remet un avantage à une autorité ou à un agent public, des mêmes peines que celles encourues par la personne corrompue.
1. Le particulier qui offre ou remet un don ou une rétribution de toute autre nature à une autorité, à un agent public ou à une personne participant à l’exercice de la fonction publique, pour qu’il accomplisse un acte contraire aux devoirs inhérents à sa charge ou un acte propre à sa charge, pour qu’il n’accomplisse pas ou retarde celui qu’il devrait accomplir, ou en considération de sa charge ou de sa fonction, est puni, dans leurs cas respectifs, des mêmes peines de prison et d’amende que l’autorité, l’agent ou la personne corrompue.
2. Lorsqu’un particulier remet le don ou la rétribution en réponse à la sollicitation de l’autorité, de l’agent public ou de la personne participant à l’exercice de la fonction publique, lui sont infligées les mêmes peines de prison et d’amende que celles qui leur correspondent.
3. Si l’action obtenue ou recherchée de l’autorité ou de l’agent a un rapport avec une procédure de passation de marchés, de subventions ou d’enchères convoquée par les administrations ou les entités publiques, sont infligées au particulier et, le cas échéant, à la société, à l’association ou à l’organisation qu’il représente, la peine d’interdiction d’obtenir des subventions et des aides publiques, de contracter avec des entités, organismes ou entités faisant partie du secteur public et de bénéficier d’avantages ou d’incitations fiscales et de sécurité sociale pour une durée de cinq à dix ans.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Invoquer la sollicitation préalable. Le paragraphe 2 vise le particulier qui répond à une sollicitation de l’agent public. Cette configuration, bien que punie des mêmes peines, pèse fortement sur la détermination de la peine et doit être établie par la chronologie des échanges.
Contester la finalité de l’avantage. La finalité détermine le cadre de la peine par renvoi aux articles 419, 420 ou 422. La démonstration que l’avantage n’était lié à aucun acte déterminé renvoie au cadre le moins sévère.
Écarter l’interdiction de contracter. L’interdiction du paragraphe 3 est réservée aux actes ayant un rapport avec une procédure de passation de marchés, de subventions ou d’enchères. Ses conséquences économiques imposent d’en discuter l’applicabilité et la durée.
Établir l’absence d’offre. La simple remise d’un document, la sollicitation d’un rendez-vous ou la présentation d’une offre commerciale ne constituent pas l’offre exigée. Le contenu exact des propos doit être reconstitué.
Exploiter l’exemption de l’article 426. L’article 426 exempte de peine le particulier qui, ayant cédé occasionnellement à une sollicitation, dénonce les faits avant l’ouverture de la procédure et dans les deux mois de la remise. Cette voie doit être examinée immédiatement.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.