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Révélation de Secrets · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Défense pénale en matière de révélation de secrets

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Accès aux messageries et aux appareils d’autrui, diffusion d’images intimes, espionnage au sein du couple ou de l’entreprise et secrets d’affaires. L’art. 197 CP protège l’intimité numérique — et sa preuve exige une rigueur forensique dès le premier instant.

En bref. Défense pénale et partie civile en Espagne pour la découverte et la révélation de secrets (art. 197 CP) : intimité numérique et preuve forensique.

Pourquoi c’est différent

72h
La trace d’un accès illicite se conserve — ou se perd — dans les tout premiers jours : journaux de connexion, sauvegardes et métadonnées sont écrasés par l’usage ordinaire de l’appareil.
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Bureaux à Madrid et Alicante · assistance partout en Espagne, en français comme en espagnol.
LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique, appliquée dès le premier rendez-vous et non au seul stade du procès.

L’intimité numérique n’admet pas de défense improvisée

Les procédures fondées sur l’art. 197 CP partagent une même exigence : la preuve technique de l’accès et de celui qui en est l’auteur. Qui a accédé, depuis quel appareil, à quel moment et avec quelle portée : tout cela s’établit — ou se démonte — au moyen d’une expertise informatique forensique. S’y ajoute une appréciation juridique délicate portant sur le consentement, l’attente légitime de vie privée et la licéité de la preuve obtenue. Une expertise défaillante ou une chaîne de conservation rompue peuvent invalider l’ensemble de la procédure. C’est pourquoi nous réunissons dans une même équipe des avocats en droit pénal et des experts forensiques, avec notre propre laboratoire d’expertise : le volet technique du dossier fait partie intégrante de la défense.

La qualification retenue commande tout le reste. L’art. 197 CP protège l’intimité comme bien juridique strictement personnel, tandis que les arts. 278 et 279 CP protègent le secret d’affaires, dont la logique et les titulaires sont différents. Un même acte matériel — copier un fichier clients avant de quitter une société — peut relever de l’un ou de l’autre selon la nature de la donnée appréhendée et la qualité de celui qui l’appréhende. La distinction n’a rien d’académique : elle détermine la peine encourue, la personne habilitée à agir et l’étendue de la réparation civile.

Deux traits de la procédure espagnole surprennent souvent le justiciable francophone. D’abord, la victime peut se constituer acusación particular, c’est-à-dire partie accusatrice dotée de pouvoirs propres, et non simple témoin entendu à l’initiative du ministère public. Ensuite, l’instruction est dirigée par un juez de instrucción qui peut ordonner lui-même les expertises et les mesures de conservation. Intervenir tôt revient donc à peser sur ce que le dossier contiendra avant même que l’accusation ne se fixe.

Ce que nous défendons

Les incriminations qui protègent l’intimité

Défense et constitution de partie civile dans les figures des arts. 197 à 201 et 278 à 280 du Code pénal.

Art. 197.1 CP

Découverte de secrets

Appréhension de messages, de courriels ou de documents d’autrui et interception de communications afin de découvrir l’intimité d’une autre personne.

L’infraction se consomme par l’appréhension elle-même, sans qu’il faille démontrer que le contenu a été lu ou diffusé : l’atteinte réside dans l’accès non consenti. La défense se concentre donc sur le consentement, exprès ou déduit d’un usage partagé de l’appareil, et sur l’imputation technique de l’acte à une personne déterminée.

Peine : 1 à 4 ans + amende.
Art. 197.2 CP

Accès à des données réservées

Accès, appréhension ou altération de données personnelles enregistrées dans des fichiers ou sur des supports, au préjudice de leur titulaire.

Ce paragraphe vise des données déjà enregistrées : fichiers clients, dossiers médicaux, données de ressources humaines. Il n’exige ni intrusion ni contournement d’une sécurité, ce qui le rend applicable au salarié qui consulte, copie ou modifie des fichiers auxquels ses fonctions ne lui donnaient pas accès.

Peine : 1 à 4 ans + amende.
Art. 197.7 CP

Diffusion d’images intimes

Diffusion sans consentement d’images ou de vidéos intimes obtenues avec l’accord de la victime : le sexting non consenti.

Le contenu a ici été obtenu licitement, avec l’accord de la personne : c’est la diffusion ultérieure qui est réprimée. Le consentement à l’enregistrement ne vaut jamais consentement à la transmission, y compris vers un destinataire unique ou à l’intérieur d’un groupe de messagerie fermé.

Peine : 3 mois à 1 an ou amende · aggravation au sein du couple.
Art. 197 bis CP

Accès illégal à des systèmes

Intrusion dans des systèmes informatiques en contournant des mesures de sécurité et interception de transmissions de données.

L’élément déterminant est le franchissement d’une mesure de sécurité : mot de passe, chiffrement, restriction d’accès. L’usage d’identifiants confiés autrefois puis révoqués, ou d’une session laissée ouverte, ouvre un débat technique sur l’existence même d’une barrière à contourner.

Peine : 6 mois à 2 ans de prison.
Arts. 197.5 et 197.6 CP

Formes aggravées

Données particulièrement sensibles, victimes mineures, but lucratif ou faits commis par les responsables des fichiers.

Les circonstances aggravantes ne s’ajoutent pas mécaniquement : elles supposent que l’accusation établisse la nature sensible de la donnée, la minorité de la victime ou la finalité lucrative. En contester la base factuelle réduit souvent l’exposition pénale.

Peine : jusqu’à 5 ans de prison.
Art. 278 CP

Secrets d’affaires : appréhension

Appréhension de documents ou de supports pour découvrir des secrets d’affaires : exfiltration d’informations par tout moyen.

La frontière avec la concurrence loyale est étroite. N’est pas un secret d’affaires ce que le salarié a acquis comme savoir-faire personnel, ni ce qui reste accessible par des moyens licites. La défense commence par exiger que l’entreprise prouve les mesures de protection réellement mises en place.

Peine : 2 à 4 ans · diffusion, 3 à 5 ans.
Art. 279 CP

Secrets d’affaires : manquement au devoir de réserve

Révélation par celui qui est tenu d’une obligation légale ou contractuelle de réserve : salariés, dirigeants et associés sortants.

Ici l’auteur détenait légitimement l’information : le reproche porte sur la violation du devoir de réserve. Les clauses de confidentialité, leur durée et leur portée matérielle deviennent des pièces centrales du dossier, au même titre que les journaux d’accès aux serveurs de l’entreprise.

Peine : 2 à 4 ans + amende.
Art. 199 CP

Secret professionnel

Révélation de secrets d’autrui en raison d’une profession ou de relations de travail, avec aggravation pour les professionnels tenus au secret.

La peine d’interdiction d’exercer pèse souvent plus lourd que la peine privative de liberté. Médecins, avocats, comptables et salariés dépositaires d’informations confidentielles doivent distinguer ce qui relève du secret professionnel de ce qu’une obligation légale leur impose au contraire de dénoncer.

Peine : 1 à 4 ans + interdiction d’exercer.
Art. 31 bis CP

Responsabilité de l’entreprise

Mise en cause de la personne morale lorsque les accès ou les révélations ont été commis à l’avantage de l’entité, et défense de l’entreprise lésée.

La personne morale répond pour elle-même, sans que la responsabilité de la personne physique disparaisse. Un programme de conformité — compliance penal — antérieur aux faits, réellement appliqué et confié à un organe de contrôle autonome, constitue le principal moyen d’exonération ou d’atténuation.

Conséquences : amende, suspension ou dissolution.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable. La peine concrète dépend de la gravité des faits, des circonstances aggravantes et de la phase de la procédure.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Découverte de secretsArt. 197.1197.11 – 4 ansDiffusion à des tiers : 2 – 5 ans
Données réservées197.21 – 4 ansDonnées sensibles · mineurs
Images intimes197.73 mois – 1 anCouple ou ex-partenaire · victime mineure
Accès illégal à des systèmes197 bis6 mois – 2 ansFaits commis au sein d’une organisation
Secrets d’affaires2782 – 4 ansDiffusion : 3 – 5 ans
Manquement au devoir de réserve2792 – 4 ansObligation contractuelle de confidentialité
Secret professionnel1991 – 4 ansInterdiction professionnelle 2 – 6 ans
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de programme de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où l’intimité numérique rencontre l’ analyse forensique

La preuve, dans une infraction contre l’intimité, est par définition une preuve numérique forensique : journaux d’accès, appareils, métadonnées, copies miroir. Leur obtention et leur conservation décident de l’issue de la procédure. C’est pourquoi nous appliquons LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

Concrètement, l’expertise n’arrive pas en fin de procédure pour appuyer une thèse déjà arrêtée : elle la précède. Nous clonons, nous calculons les empreintes de hachage, nous documentons, puis nous arrêtons la ligne de défense en fonction de ce que la preuve supporte réellement.

La même articulation vaut lorsque nous agissons en demande. Une plainte étayée par un rapport d’expertise complet et par une chaîne de conservation irréprochable a bien plus de chances d’être admise à instruction qu’un récit non documenté, que le juge écartera faute d’éléments objectifs sur lesquels enquêter.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires.

Appliquée ici à la cartographie des accès litigieux et à la recherche des décisions ayant admis ou écarté la preuve numérique dans des situations comparables.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation.

Utile lorsque l’atteinte à l’intimité poursuit un objectif patrimonial : détournement de clientèle, revente de fichiers ou chantage, dont la trace apparaît dans les comptes.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise.

Cœur du dossier en matière de secrets : copies miroir certifiées, empreintes de hachage et horodatage, produits par notre propre laboratoire et non sous-traités à un tiers.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque.

Choix du moment de la déclaration, de l’opportunité d’une conformidad — reconnaissance négociée des faits — et de la demande de nullité de la preuve, arbitrés au vu du risque réel.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte.

La première urgence est ici matérielle : ne pas éteindre, ne pas réinitialiser, ne pas restaurer une sauvegarde. Nous indiquons les gestes à éviter dès le premier appel.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas.

Nous confrontons les journaux produits par l’accusation à ceux que nous extrayons nous-mêmes : les écarts entre les deux jeux de données sont fréquents et souvent décisifs.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de la partie civile, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise.

Nous choisissons alors le terrain : contester l’auteur de l’accès, sa portée matérielle, la licéité de son obtention, ou l’absence d’atteinte réelle à l’intimité protégée.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo.

À l’audience, l’expert soutient son rapport en contradictoire ; en cas de condamnation, la nullité de la preuve reste un moyen recevable devant les juridictions supérieures.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Entreprises victimes d’exfiltration d’informations ou visées par une enquête pour des accès à des données : réponse forensique et défense pénale.

Nous préparons l’enquête interne pour que ses résultats soient utilisables au pénal : périmètre écrit, information des représentants du personnel lorsqu’elle est requise, conservation des supports originaux hors du système d’exploitation courant.

D

Administrateurs et dirigeants

Dirigeants et responsables des systèmes mis en cause pour des accès aux communications de salariés : défense sur les limites du contrôle exercé par l’employeur.

Le débat porte presque toujours sur la proportionnalité : existence d’une politique d’usage connue des salariés, gradation des moyens de contrôle, limitation de la recherche aux éléments strictement nécessaires à l’objectif poursuivi.

I

Mis en cause

Personnes poursuivies pour avoir accédé à des appareils ou à des comptes d’autrui : contestation technique de l’identification de l’auteur et de la portée de l’accès.

Une adresse IP ou un identifiant de session ne désignent pas une personne. Nous examinons qui disposait de l’accès physique à l’appareil, quels comptes y demeuraient ouverts et si l’authentification permet réellement d’imputer l’acte.

V

Victimes · partie civile

Victimes d’accès, d’espionnage ou de diffusion de leur intimité : conservation des traces, plainte avec constitution de partie civile et réparation du préjudice.

Nous chiffrons le préjudice au-delà du dommage moral : frais d’expertise, coûts de retrait des contenus et pertes professionnelles documentées relèvent de la responsabilité civile.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

On a accédé à ma messagerie ou à mon téléphone sans autorisation. Que dois-je faire ?
Ne manipulez pas l’appareil : la conservation forensique immédiate des journaux d’accès est ce qui permet d’identifier l’auteur et d’établir l’infraction. Nous réalisons le clonage sous expertise, documentons l’intrusion et préparons la plainte avec constitution de partie civile sur une base technique solide.

Évitez également de prévenir la personne que vous soupçonnez : les suppressions massives interviennent presque toujours dans les heures qui suivent. Si l’appareil est encore en votre possession, coupez les connexions sans l’éteindre et notez la date exacte à laquelle vous avez constaté l’anomalie ; cette chronologie sera reprise dans le rapport d’expertise.

J’ai lu les messages du téléphone de mon conjoint. Est-ce vraiment une infraction ?
Oui. L’accès aux communications du conjoint sans consentement constitue une infraction de l’art. 197 CP, y compris au sein du mariage, et la preuve ainsi obtenue est illicite dans un éventuel divorce. Si vous êtes mis en cause, la défense porte sur le consentement, les habitudes d’usage partagé de l’appareil et la finalité de l’accès.

Que l’appareil soit un bien commun du couple ne crée aucun droit d’accès aux communications qu’il contient. En revanche, la preuve d’un usage effectivement partagé — session unique, mot de passe communiqué, consultation habituelle et tolérée — modifie sensiblement l’analyse du consentement et la portée de l’attente de vie privée.

On m’a transféré une vidéo intime et je l’ai partagée. Suis-je pénalement responsable ?
Oui. L’art. 197.7 réprime également celui qui diffuse sans avoir participé à l’obtention, en connaissance du caractère intime du contenu. La peine est aggravée en cas de relation de couple ou de victime mineure. Le retrait immédiat du contenu et la réparation peuvent atténuer la responsabilité.

Avoir reçu le contenu d’un tiers n’atténue pas l’élément intentionnel dès lors que le caractère intime était apparent. Conservez le message de réception : il documente la chaîne de transmission et peut déplacer une part de la responsabilité vers l’émetteur initial, sans effacer la vôtre.

L’entreprise peut-elle contrôler la messagerie professionnelle d’un salarié ?
Uniquement à des conditions strictes : des politiques préalables claires, une attente de vie privée réduite et le respect de la proportionnalité. Un contrôle mal exécuté rend la preuve illicite et peut engager la responsabilité pénale de celui qui l’ordonne. Nous concevons des protocoles d’enquête interne qui résistent au contrôle du juge.

Nous recommandons de fixer par écrit, avant tout contrôle, le périmètre des recherches, leur durée et les personnes habilitées à y procéder. Un contrôle improvisé après la naissance d’un soupçon est presque toujours jugé disproportionné, et la preuve recueillie devient alors inutilisable contre le salarié.

Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente en garde à vue et les procédures à dimension internationale.

Nous nous déplaçons aux convocations et aux audiences hors de nos implantations, et nous travaillons en français avec le client comme pour la préparation des déclarations.

Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique.

Elle se traduit par des livrables — cartographie procédurale, rapport financier, rapport forensique — versés au dossier et discutés en contradictoire, ce qui donne au client une vision documentée de sa position.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans une infraction contre l’intimité, l’erreur n’est pas réversible

Un échange précoce peut changer le cours de toute l’affaire. Les décisions techniques prises la première semaine — conserver, cloner, ne rien manipuler — pèsent souvent plus lourd que les arguments développés des mois plus tard. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place.

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