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Faux en Écritures · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Défense pénale en matière de faux en écritures

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Factures falsifiées, contrats altérés, certificats, signatures scannées et documents numériques manipulés. Le faux en écritures accompagne presque toute la délinquance économique — et se gagne ou se perd par l’expertise graphologique et l’analyse forensique numérique.

En bref. Avocat francophone en Espagne : défense pénale et partie civile en faux en écritures — factures, contrats, signatures et documents numériques manipulés.

Pourquoi c’est différent

72h
L’expertise documentaire décide ces dossiers. La nôtre est réalisée en interne.
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Bureaux à Madrid et Alicante · assistance partout en Espagne.
LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique.

Ces trois repères ne sont pas des arguments commerciaux : ils décrivent la manière dont un dossier documentaire se gagne ou se perd. L’original, l’expertise et le calendrier de la procédure. La qualification, la peine et la responsabilité civile se construisent ensuite sur ces trois appuis.

Le faux en écritures n’admet aucune analyse sans expertise

Les procédures pour faux partagent une même exigence : la preuve par expertise de la manipulation et de celui qui en est l’auteur. Écriture manuscrite, encres, supports, métadonnées de fichiers, signatures numérisées, PDF modifiés : le faux moderne est autant physique qu’électronique. S’y ajoute une appréciation juridique fine : ce qu’est un document commercial, quand le faux intellectuel reste impuni pour le particulier, et quand le document a l’aptitude à altérer les relations juridiques. Ce double plan technique et dogmatique est celui où se décident ces dossiers. C’est pourquoi nous réunissons dans une même équipe la défense pénale et le laboratoire forensique documentaire et numérique.

Cette exigence probatoire a une conséquence pratique immédiate : dans une procédure pour faux, ce n’est pas la plaidoirie finale qui décide, mais la qualité de l’expertise versée au dossier et le moment où elle l’est. Un rapport déposé pendant l’instruction pèse sur la décision de poursuivre ou de classer ; le même rapport présenté à l’audience arrive lorsque la thèse de l’accusation est déjà fixée.

S’y ajoute une donnée que les justiciables francophones découvrent souvent tard : en droit espagnol, le faux n’est presque jamais poursuivi seul. Il apparaît comme instrument d’une escroquerie, d’une fraude fiscale ou d’un détournement, et c’est ce rattachement qui commande la peine réellement encourue.

Ce que nous défendons

Les incriminations de faux

Défense et partie civile dans les figures des arts. 390 à 400 bis du Code pénal.

Art. 390 CP

Faux commis par un fonctionnaire

Faux en document public ou officiel commis par une autorité ou un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.

La qualité de fonctionnaire au sens pénal espagnol est plus large que le statut administratif : elle englobe quiconque participe à l’exercice de fonctions publiques, y compris de manière temporaire. La défense discute d’abord ce rattachement, car il commande le passage de l’art. 392 à l’art. 390 et, avec lui, un cadre répressif tout autre.

Peine : 3 à 6 ans + amende + interdiction d’exercice.
Art. 392 CP

Faux commis par un particulier

Falsification par un particulier d’un document public, officiel ou commercial : l’incrimination la plus fréquente en matière économique.

Le point discuté est presque toujours la nature du document : la notion de document commercial est entendue largement et absorbe factures, bons de commande et pièces bancaires. Obtenir la requalification en document privé fait tomber la peine et impose à l’accusation de démontrer un préjudice, qu’elle n’a pas à établir sous l’art. 392.

Peine : 6 mois à 3 ans + amende.
Art. 395 CP

Document privé

Falsification d’un document privé au préjudice d’un tiers : contrats, reçus, reconnaissances de dette.

Ici le préjudice n’est pas une circonstance aggravante mais un élément constitutif : sans atteinte effective ou au moins potentielle aux intérêts d’un tiers, l’infraction n’est pas caractérisée. C’est la ligne de défense la plus efficace lorsque le document n’a jamais été produit ni opposé à quiconque.

Peine : 6 mois à 2 ans de prison.
Art. 393 / 396 CP

Usage de faux

Produire en justice ou utiliser un document faux en connaissant sa fausseté, sans avoir participé à sa confection.

La distinction avec l’auteur de la falsification ne joue pas seulement sur la peine : elle change l’objet de la preuve. L’accusation doit établir la connaissance de la fausseté au moment de l’usage, ce qui se démontre par des indices et par le contexte, non par l’expertise du document lui-même.

Peine : degré inférieur à celle de la falsification.
Art. 397–398 CP

Certificats mensongers

Délivrance d’un certificat mensonger par un médecin, une autorité ou un fonctionnaire, et sa mise en circulation.

Ces incriminations occupent une place intermédiaire : le certificat n’a pas la solennité du document officiel, mais il engage la foi due à son auteur. La réponse pénale reste modérée, sauf lorsque le certificat sert de support à une prestation indue.

Peine : amende · suspension selon l’auteur.
Art. 399 bis CP

Cartes et chèques

Falsification de cartes de crédit et de débit et de chèques de voyage, y compris leur détention en vue de la distribution.

Le cadre répressif est ici plus lourd que celui du faux documentaire ordinaire parce que le bien protégé est la confiance dans les moyens de paiement. La détention en vue de la distribution suffit : il n’est pas nécessaire qu’un paiement ait été effectué pour que l’infraction soit consommée.

Peine : 4 à 8 ans de prison.
Art. 400 bis CP

Documents d’identité

Usage de DNI, de passeport ou de documents d’identité faux ou authentiques appartenant à autrui.

L’assimilation au faux de l’usage du document authentique d’autrui surprend souvent : aucune altération n’a été commise, mais l’usurpation d’identité documentaire est traitée comme une atteinte à la foi publique. La défense se concentre alors sur la volonté d’usage et sur l’identification effective de la personne qui a présenté le document.

Peine : 6 mois à 3 ans de prison.
Art. 290 CP

Faux comptable dans la société

Falsification des comptes annuels par les administrateurs : concours fréquent avec les infractions de droit des sociétés.

Cette figure ne protège pas la foi publique mais le patrimoine des associés et des tiers. Elle suppose un document social apte à causer un préjudice économique, ce qui exclut les irrégularités purement formelles de tenue des comptes.

Peine : 1 à 3 ans + amende.
Concours

Faux instrumental

Le faux comme moyen de l’escroquerie ou de la fraude fiscale : le concours médial détermine la peine finale.

Le concours médial n’est pas une simple addition de peines : il impose une peine unique, celle de l’infraction la plus grave prise dans sa moitié supérieure. Discuter l’existence du lien de moyen à fin pèse donc souvent davantage sur la peine finale que la discussion sur la falsification elle-même.

Effet : peine de l’infraction la plus grave dans sa moitié supérieure.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable. La peine concrète dépend du montant, des circonstances aggravantes et de la phase de la procédure.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Faux (fonctionnaire)Document public3903 – 6 ansInterdiction 2 – 6 ans
Faux (particulier)3926 mois – 3 ansDocument commercial inclus
Document privé3956 mois – 2 ansExige un préjudice pour un tiers
Usage en justice393 / 396Degré inférieurConnaissance de la fausseté
Cartes et chèques399 bis4 – 8 ansOrganisation : moitié supérieure
Identité d’autrui400 bis6 mois – 3 ansUsage du document authentique d’un tiers
Faux comptable2901 – 3 ansPréjudice : moitié supérieure
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de modèle de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où le faux rencontre l’ analyse forensique

La preuve, dans une affaire de faux, est par nature une preuve d’expertise : écriture, encres et supports sur le plan physique ; métadonnées, empreintes numériques et traces d’édition sur le plan électronique. Qui maîtrise l’expertise maîtrise le dossier. C’est pourquoi nous appliquons LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

Concrètement, cela signifie que l’analyse technique précède la stratégie juridique, et non l’inverse. Nous déterminons d’abord ce que le document peut prouver, ce qu’il ne peut pas prouver et ce que l’accusation croit à tort qu’il prouve ; la ligne de défense ou de partie civile se construit ensuite sur ce constat.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires.

Elle sert à identifier tôt ce que l’accusation devra prouver et ce qu’elle ne pourra pas prouver, afin de concentrer l’effort probatoire sur le point qui décide réellement la procédure.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation.

Reconstituer les flux permet souvent de montrer que le document contesté ne correspond à aucun mouvement réel — ou, à l’inverse, qu’il reflète une opération authentique simplement mal documentée.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise.

Une preuve électronique dont la chaîne de conservation est défaillante reste discutable devant le tribunal ; c’est fréquemment sur ce terrain, et non sur le fond, que se joue son sort.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque.

Chaque phase referme des options : ce qui n’a pas été demandé pendant l’instruction ne se rattrape pas toujours à l’audience, et une déclaration précipitée fixe durablement le cadre du débat.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte.

C’est la phase où les décisions sont les moins réversibles : ce qui est déclaré sans préparation, ou remis spontanément, reste au dossier pendant toute la procédure. Le silence est ici un choix de stratégie et non un aveu.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas.

L’objectif n’est pas seulement de contester le document, mais de savoir avant l’accusation ce que le dossier contient réellement : originaux disponibles, simples copies, supports numériques et lacunes exploitables.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise.

L’offre de preuve est un acte à échéance : les moyens qui ne sont pas proposés en temps utile sont perdus. Nous y intégrons les expertises contradictoires et la citation des experts, condition pour pouvoir les discuter à l’audience.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo.

Le procès se prépare autant comme un contradictoire d’experts que comme une plaidoirie ; en cassation, la marge se limite pour l’essentiel aux questions de droit et aux atteintes aux garanties.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Entreprises qui découvrent des factures ou des contrats falsifiés dans leurs échanges : enquête interne, expertise et plainte avec constitution de partie civile.

L’enquête interne doit être menée sans détruire la valeur probatoire des pièces : la façon dont les originaux sont conservés et dont les copies numériques sont réalisées conditionne ce que le tribunal pourra retenir ensuite.

D

Administrateurs et dirigeants

Administrateurs accusés d’avoir falsifié une documentation sociale ou commerciale : défense technique sur le document et sur l’intention.

La défense sépare deux questions que l’accusation confond souvent : qui a matériellement établi le document et qui disposait du pouvoir de décision sur son contenu. La signature ne répond pas, à elle seule, à la seconde.

I

Mis en cause

Personnes mises en cause pour des signatures ou des documents contestés : contre-expertise graphologique et numérique dès l’instruction.

Une contre-expertise déposée pendant l’instruction n’a pas le même poids qu’une contestation soulevée à l’audience : dans le premier cas elle peut orienter la décision de poursuivre, dans le second elle arrive après.

V

Victimes · partie civile

Personnes lésées par des documents faux : démonstration de la manipulation par expertise et réparation intégrale du préjudice.

Se constituer partie civile permet de proposer des preuves et d’accéder au dossier au lieu d’attendre la position du parquet. Le préjudice se chiffre dès l’instruction, faute de quoi la discussion se réduit à l’audience.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

On a produit contre moi un contrat portant ma signature falsifiée. Que faire ?
Ne reconnaissez pas le document et demandez immédiatement une expertise graphologique sur l’original. Exiger la production de l’original est décisif : les copies rendent l’expertise difficile et leur absence affaiblit celui qui produit le document. Nous coordonnons la voie pénale avec la procédure civile concernée.

Conservez également tout élément permettant de comparer votre écriture à l’époque des faits : documents signés à des dates proches, pièces bancaires, correspondance. L’expertise graphologique procède par comparaison, et la qualité des échantillons contemporains pèse autant que celle du document contesté.

Une facture falsifiée constitue-t-elle toujours une infraction grave ?
La facture est un document commercial : sa falsification relève de l’art. 392 (6 mois à 3 ans). Si elle a en outre servi à frauder le fisc ou à escroquer, le concours médial élève la peine. La défense discute le mensonge pertinent ainsi que la participation matérielle et intellectuelle.

Il faut aussi distinguer la facture entièrement fictive de la facture réelle dont un élément a été altéré. Dans le second cas, la discussion porte sur le caractère essentiel de la mention modifiée : toute inexactitude n’est pas un faux au sens pénal.

Qu’est-ce que le faux intellectuel et quand reste-t-il impuni ?
Travestir la vérité dans le récit des faits reste impuni pour le particulier (l’art. 392 exclut l’art. 390.1.4º) : déclarer des données mensongères dans un document authentique n’est pas toujours un faux pénalement punissable. Cette distinction technique fait classer de nombreuses plaintes mal formulées.

En revanche, la même conduite peut être poursuivie sous une autre qualification lorsqu’elle sert à obtenir une prestation, une subvention ou un avantage fiscal. Écarter le faux ne met donc pas fin à la procédure : cela en déplace le terrain.

Peut-on détecter des manipulations dans des documents numériques (PDF, Word) ?
Oui : l’analyse forensique des métadonnées, versions, calques et traces d’édition permet d’établir les manipulations, les dates réelles de création et les signatures insérées. Notre laboratoire rend des rapports qui résistent au débat contradictoire à l’audience.

Encore faut-il que la copie analysée soit fidèle au support d’origine. Un fichier transmis par messagerie ou réenregistré perd une partie de ses métadonnées ; la première demande utile est donc l’accès au support original ou à une image forensique de celui-ci.

Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale.

La distance ne change pas la stratégie, mais elle impose une organisation : coordination avec la juridiction du lieu des faits, comparutions par visioconférence lorsque la loi le permet, et désignation du procurador, représentant procédural obligatoire devant les juridictions espagnoles.

Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique.

Elle répond à une constatation simple : dans les dossiers documentaires et économiques, l’avantage se prend sur le terrain technique.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans une affaire de faux, l’erreur n’est pas réversible

Une conversation engagée tôt peut changer le cours de toute la procédure. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place. Les délais utiles pour demander une expertise, obtenir l’original d’un document ou contester une mesure conservatoire se comptent en jours, non en mois.

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