L’article 244 du Code pénal espagnol punit la soustraction ou l’utilisation d’un véhicule d’autrui sans intention de se l’approprier, à condition qu’il soit restitué dans les quarante-huit heures.
1. Celui qui soustrait ou utilise sans l’autorisation requise un véhicule à moteur ou un cyclomoteur appartenant à autrui, sans intention de se l’approprier, est puni de la peine de travaux au bénéfice de la collectivité de trente et un à quatre-vingt-dix jours ou d’une amende de deux à douze mois, s’il le restitue, directement ou indirectement, dans un délai n’excédant pas quarante-huit heures, sans que, en aucun cas, la peine infligée puisse être égale ou supérieure à celle qui correspondrait s’il s’appropriait définitivement le véhicule.
2. Si le fait est exécuté en employant la force sur les choses, la peine est appliquée dans sa moitié supérieure.
3. À défaut de restitution dans le délai indiqué, le fait est puni comme vol simple ou vol avec effraction, dans leurs cas respectifs.
4. Si le fait est commis avec violence ou intimidation sur les personnes, sont infligées, en tout état de cause, les peines de l’article 242.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Établir la restitution dans le délai. La restitution dans les quarante-huit heures est la condition qui distingue cette infraction du vol. Elle peut être indirecte, notamment par l’abandon du véhicule dans un lieu où il sera retrouvé, ce qui doit être documenté par l’heure exacte de sa localisation.
Contester l’intention d’appropriation. La qualification repose sur l’absence d’intention de s’approprier le véhicule. L’usage limité, l’absence de démontage et le maintien des plaques sont des indices de cette absence d’intention.
Invoquer la limite légale de la peine. Le paragraphe 1 interdit que la peine infligée égale ou dépasse celle correspondant à l’appropriation définitive. Cette limite doit être expressément opposée lorsque la valeur du véhicule est faible.
Discuter l’autorisation d’usage. L’infraction exige l’absence d’autorisation. L’usage par un membre de la famille, un salarié ou un ancien utilisateur habituel doit être examiné au regard de l’autorisation tacite antérieurement consentie.
Écarter la force sur les choses. L’aggravation du paragraphe 2 suppose une force employée pour accéder au véhicule ou le mettre en marche. L’usage d’une clé remise antérieurement, ou d’un double conservé, ne constitue pas cette force.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.