L’article 573 du Code pénal espagnol définit l’infraction terroriste par la conjonction d’une infraction grave déterminée et de l’une des quatre finalités politiques ou sociales qu’il énumère.
1. Est considérée comme infraction terroriste la commission de toute infraction grave contre la vie ou l’intégrité physique, la liberté, l’intégrité morale, la liberté et l’indemnité sexuelles, le patrimoine, les ressources naturelles ou l’environnement, la santé publique, de risque catastrophique, d’incendie, de faux en écriture, contre la Couronne, d’atentado ainsi que de détention, de trafic et de dépôt d’armes, de munitions ou d’explosifs, prévues au présent Code, et la prise de contrôle d’aéronefs, de navires ou d’autres moyens de transport collectif ou de marchandises, lorsqu’elle est réalisée dans l’une des finalités suivantes :
1re Subvertir l’ordre constitutionnel, ou supprimer ou déstabiliser gravement le fonctionnement des institutions politiques ou des structures économiques ou sociales de l’État, ou contraindre les pouvoirs publics à accomplir un acte ou à s’en abstenir.
2e Altérer gravement la paix publique.
3e Déstabiliser gravement le fonctionnement d’une organisation internationale.
4e Provoquer un état de terreur dans la population ou dans une partie de celle-ci.
2. Sont également considérées comme infractions terroristes les infractions informatiques visées aux articles 197 bis et 197 ter et 264 à 264 quater lorsque les faits sont commis dans l’une des finalités mentionnées au paragraphe précédent.
3. De même, ont la considération d’infractions terroristes les autres infractions visées au présent chapitre.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Contester la finalité terroriste. L’élément intentionnel spécifique constitue le cœur de la qualification. Sans preuve d’une des quatre finalités légales, l’infraction retrouve sa qualification ordinaire et un cadre de peine radicalement inférieur.
Vérifier l’appartenance au catalogue. Le paragraphe 1 énumère limitativement les infractions susceptibles d’être qualifiées de terroristes. Une infraction qui n’y figure pas ne peut recevoir cette qualification par simple analogie.
Exiger la gravité de l’infraction de base. La loi vise les infractions graves. Lorsque l’infraction sous-jacente est moins grave, l’élément objectif de la définition fait défaut.
Distinguer la protestation politique. L’exercice du droit de réunion, de manifestation ou de la liberté d’expression, même virulent, ne se confond pas avec la finalité de subvertir l’ordre constitutionnel.
Contrôler la compétence juridictionnelle. Ces procédures relèvent de l’Audiencia Nacional. La contestation de la qualification a une incidence directe sur la juridiction compétente et sur le régime de détention provisoire applicable.
Analyser le régime probatoire. Les preuves proviennent fréquemment de services de renseignement et de coopération internationale. Leur régularité, leur traçabilité et leur contradiction effective doivent être examinées de manière rigoureuse.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.