L’article 324 de la Loi de procédure pénale espagnole soumet l’instruction à un délai maximal de douze mois depuis l’ouverture de la cause, prorogeable par périodes successives de six mois au plus par ordonnance motivée. Les actes ordonnés après l’expiration du délai ne sont pas valables, ce qui fait de cette disposition l’un des outils de contrôle les plus efficaces de la défense.
1. L’instruction judiciaire se déroule dans un délai maximal de douze mois à compter de l’ouverture de la cause.
Si, avant l’expiration du délai, il est constaté qu’il ne sera pas possible d’achever l’instruction, le juge, d’office ou à la demande d’une partie, les parties entendues, peut ordonner des prorogations successives pour des périodes égales ou inférieures à six mois.
Les prorogations sont adoptées par ordonnance exposant de manière motivée les causes qui ont empêché d’achever l’instruction dans le délai, ainsi que les diligences concrètes à pratiquer et leur pertinence pour l’enquête. Le cas échéant, le refus de prorogation est également décidé par décision motivée.
2. Les diligences d’instruction ordonnées avant l’écoulement du délai ou de ses prorogations sont valables, même si elles sont reçues après son expiration.
3. Si, avant la fin du délai ou de l’une de ses prorogations, le juge d’instruction n’a pas rendu la décision visée au paragraphe 1, ou si celle-ci est révoquée sur recours, les diligences ordonnées à compter de cette date ne sont pas valables.
4. Le juge clôt l’instruction lorsqu’il estime qu’elle a rempli sa finalité. Le délai maximal ou ses prorogations écoulés, l’instructeur rend l’ordonnance de clôture du sumario ou, dans la procédure abrégée, la décision qui convient.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol de cette disposition. Source : Décret royal du 14 septembre 1882 approuvant la Loi de procédure pénale espagnole.
Computer le délai avec rigueur. Le délai court depuis l’ouverture de la cause, non depuis la mise en cause. Reconstituer le calendrier du dossier, avec ses prorogations et notifications, est le premier acte de défense de toute instruction prolongée.
Attaquer les prorogations stéréotypées. La prorogation exige d’exposer les causes du retard et les diligences concrètes pendantes avec leur pertinence ; les ordonnances de pure routine sont susceptibles de recours.
Faire tomber l’extemporané. Les diligences ordonnées après l’échéance ou après la révocation de la prorogation sont dépourvues de validité ; leur expulsion du dossier peut désarmer l’accusation.
Forcer la clôture. Le délai épuisé, l’ordonnance de clôture s’impose ; la défense peut la solliciter et contester la passivité de l’instructeur, fermant la voie aux enquêtes indéfinies.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.