L’article 167 du Code pénal espagnol aggrave la détention illégale commise par une autorité ou un agent public et incrimine la disparition forcée.
1. L’autorité ou l’agent public qui, en dehors des cas permis par la loi et sans qu’il existe une procédure pour infraction, commet l’un des faits décrits au présent chapitre est puni des peines respectivement prévues par ceux-ci, dans leur moitié supérieure, la peine supérieure d’un degré pouvant être atteinte.
2. Sont punis des mêmes peines :
a) L’agent public ou l’autorité qui, qu’il existe ou non une procédure pour infraction, ordonne, pratique ou prolonge la privation de liberté de quiconque et qui ne reconnaît pas cette privation de liberté ou, de toute autre manière, dissimule la situation ou le lieu où se trouve cette personne, en la privant de ses droits constitutionnels ou légaux.
b) Le particulier qui a accompli les faits avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État ou de ses autorités.
3. Dans tous les cas où les faits visés au présent article ont été commis par une autorité ou un agent public, est en outre infligée la peine d’interdiction absolue pour une durée de huit à douze ans.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Vérifier l’existence d’une habilitation. La qualification suppose que la privation de liberté ait été pratiquée en dehors des cas permis par la loi. L’examen doit porter sur les articles 490 et 492 de la Loi de procédure pénale et sur la régularité formelle de la mesure, plutôt que sur son opportunité.
Distinguer l’excès de l’irrégularité. Le dépassement des délais de garde à vue ou un défaut de forme n’équivalent pas nécessairement à une détention illégale au sens pénal. Il convient de distinguer l’irrégularité procédurale, susceptible d’autres remèdes, de l’absence totale de couverture légale.
Contester l’élément de dissimulation. Le paragraphe 2 exige la non-reconnaissance de la privation de liberté ou la dissimulation du lieu où se trouve la personne. L’enregistrement de la garde à vue et les communications adressées à la famille ou à l’avocat excluent cet élément.
Apprécier la portée de l’interdiction absolue. La peine d’interdiction absolue de huit à douze ans est en pratique la conséquence la plus lourde pour un agent public. Son incidence sur la carrière doit être exposée lors de la détermination de la peine.
Vous êtes mis en cause ou poursuivi en Espagne ? Société Juridique intervient pour les justiciables étrangers dans toute l’Espagne, avec des bureaux à Alicante et à Madrid et une permanence de garde à vue 24 heures sur 24. +34 669 30 21 13 ou nous écrire.
La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.