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Droit pénitentiaire · Toute l’Espagne

Avocats en droit pénitentiaire

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

La condamnation ne met pas fin à la défense : elle la recommence. Classement par degrés, permissions de sortie, troisième degré, libération conditionnelle et recours devant le juge de surveillance pénitentiaire. Chaque mois d’exécution ouvre un travail juridique qui raccourcit et humanise la peine.

En bref. Droit pénitentiaire espagnol : classement par degrés, permissions de sortie, troisième degré, libération conditionnelle et recours devant le juge de surveillance.

Pourquoi c’est différent

72h
Un recours pénitentiaire bien construit peut avancer la libération de plusieurs mois, voire de plusieurs années.
2
Bureaux à Madrid et Alicante · assistance partout en Espagne.
LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique.

L’exécution de la peine n’admet pas des défenses qui s’arrêtent au jugement

Le droit pénitentiaire obéit à une logique qui lui est propre : la peine s’exécute de façon dynamique et révisable. Le classement initial, les progressions de degré, les permissions de sortie, le troisième degré et la libération conditionnelle dépendent de variables — pronostic, comportement, attaches sociales, paiement des réparations civiles — qui peuvent être travaillées et établies. Les décisions de l’administration pénitentiaire sont susceptibles de recours devant le juge de surveillance pénitentiaire, et ses ordonnances devant l’Audience provinciale (Audiencia Provincial). Celui qui n’exerce aucun recours exécute une peine plus longue que nécessaire.

Le système espagnol repose sur une classification en degrés qui n’est pas une échelle de faveur mais un régime de vie. Le premier degré correspond au régime fermé, réservé aux situations d’inadaptation grave ; le deuxième au régime ordinaire, dans lequel se déroule l’essentiel des peines ; le troisième au régime de semi-liberté, qui permet de sortir pour travailler ou se former. Le classement est décidé par l’administration pénitentiaire, sur proposition de l’équipe de traitement de l’établissement, et c’est le juge de surveillance pénitentiaire (juez de vigilancia penitenciaria) qui le contrôle sur recours. Cette dualité explique beaucoup : la première décision est administrative, mais elle n’est jamais la dernière.

Ce qui fait avancer un dossier n’est pas l’ancienneté, c’est son contenu. Les décisions de classement, de permission ou de progression reposent sur un pronostic, et un pronostic se construit avec des pièces : attestation d’emploi ou promesse d’embauche, hébergement disponible, suivi médical, attaches familiales, participation aux programmes de traitement et, dans les affaires économiques, preuve de l’effort de réparation. Un dossier vide produit mécaniquement un pronostic défavorable, quelle que soit la conduite de la personne détenue.

La seconde particularité tient au calendrier. Les décisions d’exécution sont périodiques et révisables : un refus n’est jamais définitif, mais chaque échéance manquée décale la suivante de plusieurs mois. Contester dans le délai, puis se représenter avec un dossier renforcé, est donc plus efficace qu’attendre une évolution spontanée. C’est pourquoi nous accompagnons la personne détenue et sa famille pendant toute l’exécution : calendrier des échéances, dossier documentaire préparé et recours techniques à chaque fenêtre d’opportunité.

Ce que nous défendons

Les domaines de la défense pénitentiaire

Intervention sur toutes les décisions d’exécution, conformément à la LOGP et à son règlement d’application (RP).

Arts. 100–102 RP

Classement par degrés

Classement initial et réexamens semestriels : recours contre les classements plus sévères que ce que le dossier justifie. Le classement n’est pas une récompense mais une décision sur le régime de vie applicable, prise au vu d’un pronostic individualisé. Un même profil peut donc être classé différemment selon la qualité du dossier présenté à l’équipe de traitement, et le réexamen périodique constitue une véritable seconde chance.

Réexamen : tous les 6 mois au plus tard.
Art. 154 RP

Permissions de sortie ordinaires

Jusqu’à 36 jours par an au deuxième degré : conditions du quart de peine exécuté et préparation du dossier. Ces sorties ne deviennent pas automatiques une fois la condition temporelle réunie : elles supposent une appréciation du risque de non-réintégration et de mauvais usage. Les refus s’appuient souvent sur des grilles d’évaluation standardisées, que l’on combat en documentant l’hébergement, l’accompagnement et l’objet précis de la sortie.

Condition : 1/4 de la peine et bonne conduite.
Art. 36.2 CP

Période de sûreté

Pour les peines supérieures à 5 ans : accès au troisième degré après la moitié de la peine pour les infractions énumérées, et ses exceptions. Il faut distinguer la condition temporelle de la condition matérielle : la période de sûreté retarde l’accès au troisième degré, mais elle ne dispense jamais de démontrer un pronostic favorable. Vérifier si elle s’applique réellement au cas est la première opération à faire, car elle commande tout le calendrier.

Point clé : régime applicable à chaque infraction.
Arts. 82–83 RP

Troisième degré

Régime de semi-liberté : conditions, modalités (régime ouvert, surveillance électronique) et recours contre les refus. Le troisième degré ne se confond pas avec la libération conditionnelle : la peine continue de s’exécuter, avec obligation de rejoindre l’établissement ou de respecter le contrôle prévu. Ses modalités varient sensiblement, et le choix de celle que l’on demande pèse autant que la demande elle-même.

Voies : 82.1, régime flexible 100.2 RP et électronique 86.4.
Art. 90 CP

Libération conditionnelle

Suspension du reliquat de la peine au troisième degré avec 3/4 exécutés (ou 2/3 en modalité qualifiée) : préparation et suivi. Elle n’efface pas la peine : elle en suspend l’exécution sous conditions, et la révocation demeure possible. Le passage préalable par le troisième degré en fait la dernière marche d’un parcours et non une demande isolée — une progression obtenue tardivement retarde mécaniquement cette étape.

Conditions : degré, délais et pronostic favorable.
Art. 100.2 RP

Principe de flexibilité

Programmes individualisés combinant des éléments de plusieurs degrés : la voie la plus créative du système. C’est l’outil qui permet de sortir des catégories rigides lorsqu’un profil ne correspond de façon satisfaisante à aucun degré. Il exige en contrepartie une proposition précise, motivée et vérifiable — objet, encadrement, contrôle —, et non une simple demande de faveur adressée à l’établissement.

Effet : sorties et régime adaptés au programme.
JVP

Recours devant le juge de surveillance

Plaintes et recours contre les sanctions, transfèrements, mesures de contrôle et refus : le contrôle judiciaire de la détention. Ce juge n’est pas une autorité de recours généraliste : il contrôle l’exécution et arbitre entre les droits de la personne détenue et le fonctionnement de l’établissement. Ses ordonnances sont elles-mêmes contestables devant l’Audience provinciale, ce qui ouvre un second niveau de contrôle.

Voie : plainte, recours en réforme et appel.
Art. 76 CP

Confusion des peines

Limites maximales d’exécution et confusion des condamnations : des recalculs qui peuvent avancer la libération de plusieurs années. Le mécanisme ne réduit pas les peines prononcées : il plafonne la durée que l’on peut effectivement exécuter lorsque plusieurs condamnations auraient pu être jugées ensemble. Sa portée dépend de la connexité retenue, ce qui en fait d’abord un travail d’analyse des dates de faits et de jugements.

Limites : 20 ans et cas de 25/30/40.
Grâce

Grâce et suspensions

Demandes de grâce (indulto) et suspensions de l’art. 80 CP (y compris la substitution par expulsion et les cas de maladie grave). Ces voies n’obéissent pas à la même logique que les recours : la grâce relève d’une décision d’opportunité du Gouvernement, tandis que la suspension de l’exécution est une décision judiciaire encadrée par des conditions légales. Les confondre conduit à demander au mauvais destinataire ce qu’il ne peut pas accorder.

Voie : instruction et suivi du dossier.

Cadre répressif

Les étapes clés de l’exécution

Schéma indicatif des fenêtres d’opportunité pendant l’exécution de la peine.

Étape cléMomentConditions essentiellesEn cas de refus
Classement initialEntrée en détention2 moisÉtude de la personne détenueRecours devant le JVP
Permissions de sortie ordinaires1/4 de la peineDeuxième degré et bonne conduiteRecours en plainte devant le JVP
Troisième degréVariablePronostic et attaches socialesRecours et nouvelle demande documentée
Libération conditionnelle3/4 (ou 2/3)Troisième degré préalableNouvelle demande étayée
Confusion des peines (art. 76)À tout momentCondamnations définitivesPourvoi en cassation possible
Surveillance électronique 86.4Au troisième degréContrôle compatibleRéexamen périodique
GrâceSans délaiMotifs d’équitéNouvelle demande motivée
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de programme de prévention

Schéma indicatif conforme à la législation pénitentiaire en vigueur. Il ne constitue pas un conseil juridique ; chaque dossier exige une analyse individualisée.

Notre différence

Là où l’exécution de la peine rencontre l’analyse forensique

Une défense pénitentiaire efficace est documentaire et constante : dossiers préparés avant chaque commission de traitement, rapports externes venant renforcer le pronostic et recours formés dans les délais contre chaque refus. Nous la soutenons avec LIWARD —Legal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

Dans l’exécution, cela signifie anticiper les échéances au lieu de réagir aux refus. Nous établissons un calendrier des dates utiles — réexamens de classement, seuils temporels des permissions et du troisième degré, échéance de la libération conditionnelle — et nous constituons à l’avance les pièces qui devront figurer au dossier. Dans les affaires économiques, l’analyse comptable sert à documenter précisément l’effort de réparation, souvent l’élément décisif du pronostic.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires. Appliquée à l’exécution, elle sert à identifier les décisions réellement contestables et le moment où elles le sont.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation. Elle documente l’effort de réparation civile, qui pèse lourdement dans le pronostic des condamnations économiques.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise. Elle intervient lorsque des données ou des communications fondent une sanction ou une mesure de contrôle.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque. Chaque demande est présentée au moment où le dossier peut la soutenir, et non dès qu’elle devient théoriquement possible.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte. Ce qui est établi dès l’instruction — domicile, emploi, attaches familiales — servira encore au moment du classement initial.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas. L’analyse des dates de faits et de jugements prépare déjà une éventuelle demande de confusion des peines.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise. La preuve de la réparation du préjudice se constitue avant le jugement, non au moment de demander une progression.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo. La stratégie ne s’arrête pas à l’arrêt : l’exécution ouvre une nouvelle série de décisions contestables.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

F

Familles

Familles : information claire sur le dossier, calendrier des échéances et préparation des pièces attestant les attaches sociales. Nous expliquons aussi ce qui ne dépend pas d’elles, afin d’éviter des démarches inutiles au mauvais moment.

D

Dirigeants et infractions économiques

Personnes détenues pour des infractions économiques : stratégie spécifique — réparation civile, période de sûreté et troisième degré. L’effort de réparation, sa preuve et son calendrier sont travaillés comme un élément central du dossier.

I

Personnes incarcérées

Personnes détenues dans tout établissement d’Espagne : assistance devant les commissions, recours devant le JVP et suivi continu du dossier. La continuité compte : un dossier suivi d’un réexamen à l’autre progresse plus vite qu’une série de demandes isolées.

C

Condamnés avant l’incarcération

Condamnés sur le point d’entrer en détention : préparation de l’entrée, classement initial et plan d’exécution dès le premier jour. Préparer l’entrée permet d’arriver avec un dossier constitué, au lieu d’attendre plusieurs mois pour le compléter.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

Un de mes proches vient d’entrer en détention. Que peut-on faire dès maintenant ?
Travailler le classement initial : il se décide dans les deux premiers mois et conditionne les permissions de sortie et les progressions futures. Nous versons au dossier les pièces relatives aux attaches sociales, à la santé et à l’emploi, et nous formons un recours devant le juge de surveillance pénitentiaire si le classement est plus sévère que ce que la situation justifie.

Deux points sont souvent ignorés. Le classement se décide au vu d’un dossier que la défense peut alimenter, et non seulement de ce que l’établissement observe. Et la personne détenue peut désigner un avocat pour l’exécution, distinct de celui qui l’a défendue au procès. Plus les pièces arrivent tôt, plus elles pèsent sur la première décision.

Quand peut-il bénéficier d’une permission de sortie ?
En règle générale, avec un quart de la peine exécuté, au deuxième degré et avec une bonne conduite. Les refus s’appuient souvent sur des grilles de risque contestables : un dossier bien documenté (attaches sociales, hébergement, programme de réinsertion) fait tomber bon nombre de refus par la voie judiciaire.

Il faut distinguer la condition temporelle de l’appréciation du risque : réunir le quart de la peine ouvre la possibilité de demander, mais ne crée aucun droit acquis. Après un refus, redéposer la même demande est rarement utile — c’est le contenu du dossier, ou la motivation du refus elle-même, qu’il faut faire évoluer.

Le troisième degré est-il possible sans avoir exécuté la moitié de la peine ?
Oui, sauf période de sûreté applicable : le troisième degré n’exige pas de délai minimal général, mais un pronostic favorable. Pour les infractions économiques, l’effort de réparation (paiement des réparations civiles) pèse lourd. Il existe en outre des voies flexibles (100.2 RP) et de surveillance électronique (86.4 RP) que nous concevons au cas par cas.

L’erreur courante consiste à raisonner uniquement en fractions de peine. La décision repose sur un pronostic individualisé, où comptent l’hébergement, l’activité, le lien familial et la réparation effective. La fraction de peine ne devient un obstacle que lorsqu’une période de sûreté s’applique réellement au cas examiné.

Qu’est-ce que la confusion des peines et quand faut-il la demander ?
Le cumul prévu à l’art. 76 CP limite la durée maximale d’exécution (règle du triple et plafonds légaux) lorsque plusieurs condamnations sont connexes. Un recalcul bien construit peut réduire l’exécution de plusieurs années ; il se demande devant la dernière juridiction ayant statué et il est susceptible de pourvoi en cassation.

Le travail est d’abord chronologique : il faut établir quelles condamnations auraient pu être jugées ensemble au regard des dates des faits et des jugements. Un refus n’épuise pas la question, car de nouvelles condamnations peuvent en modifier les termes et justifier une nouvelle demande.

Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale.

En matière pénitentiaire, l’éloignement pèse peu sur le travail lui-même : les recours sont écrits et le dossier se constitue à distance. Ce qui compte est la coordination avec l’établissement et le respect des échéances de réexamen.

Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique. Dans l’exécution, elle se traduit par un calendrier des échéances et un dossier constitué avant chaque décision.

Société de Conseil Juridique et Expert

Pendant l’exécution de la peine, l’erreur n’est pas réversible

Un échange précoce peut changer le cours de toute la procédure. Pendant l’exécution, chaque échéance manquée reporte la suivante de plusieurs mois : ce qui se prépare aujourd’hui produit ses effets au prochain réexamen. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place.

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