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Infractions contre le patrimoine · Alicante et Madrid

Défense pénale en matière de recel de biens d’origine illicite

Ici, on ne se contente pas d’affirmer votre bonne foi : on la reconstruit, pièce par pièce, à partir de l’annonce, des échanges et du paiement.

Téléphone, montre, vélo, machine-outil achetés d’occasion : lorsque le bien provient d’une infraction contre le patrimoine, l’acheteur devient un mis en cause. La plupart de nos clients sont des acheteurs de bonne foi rattrapés par une transaction de seconde main ; toute la défense consiste à le démontrer.

En bref. Achat d’occasion et bien volé : l’article 298 du code pénal espagnol punit le recel. Nos avocats à Madrid et Alicante défendent votre bonne foi.

Pourquoi c’est différent

298
Article du code pénal espagnol qui définit le recel et fixe le cadre de la répression.
6 mois – 2 ans
Fourchette d’emprisonnement prévue pour le type de base, avant toute aggravation.
24 h
Permanence d’urgence : une convocation ou une garde à vue ne se planifie pas.
Une accusation de recel — receptación dans le vocabulaire du code pénal espagnol — ne porte presque jamais sur le vol lui-même. Elle porte sur l’état d’esprit de l’acheteur au moment de la transaction. Le code pénal exige que la personne ait connu l’origine délictueuse du bien, ou qu’elle ait dû la présumer au vu des circonstances : un prix sans rapport avec le marché, l’absence de chargeur, de facture ou de documentation, une vente précipitée réglée en espèces. Ces circonstances ne sont pas des présomptions irréfragables : ce sont des indices, et un indice se discute. Beaucoup de dossiers reposent sur une lecture rapide de la scène d’achat, alors qu’une reconstitution complète de l’opération raconte souvent une tout autre histoire. C’est là que naissent les erreurs d’appréciation les plus coûteuses. Nous documentons donc la transaction avant qu’elle ne s’efface : les annonces sont retirées, les messageries se vident, les vendeurs deviennent introuvables. Chaque semaine perdue réduit la matière disponible pour la défense.

Ce que nous défendons

Les visages concrets du recel en Espagne

Défense des acheteurs mis en cause et assistance des propriétaires dont le bien a été retrouvé entre d’autres mains.

Art. 298 CP

Recel simple

Acquérir, recevoir ou aider à écouler un bien issu d’une infraction contre le patrimoine, en connaissant son origine ou en ayant dû la présumer. C’est le type de base, celui qui vise l’immense majorité des acheteurs d’occasion mis en cause. Dans ces dossiers, l’objet a souvent changé de mains plusieurs fois avant d’arriver jusqu’à vous, et la chaîne des détenteurs successifs n’est presque jamais reconstituée par l’enquête.

Peine : 6 mois à 2 ans d’emprisonnement
Art. 298 CP

Recel avec intention de trafic

L’acquisition n’est plus un achat isolé mais le maillon d’une activité d’écoulement : volumes, rotation rapide, revente organisée. La réponse pénale se durcit dès que cette dimension commerciale est retenue par l’accusation.

Aggravation prévue par le même article
Art. 298 CP

Recel par établissement commercial

Boutiques de seconde main, ateliers, négoce de métaux ou de téléphonie : lorsque l’activité s’exerce à travers un commerce, la loi prévoit une réponse renforcée et l’exploitant est exposé bien au-delà de la seule transaction litigieuse.

Aggravation prévue par le même article
Élément subjectif

Connaissance ou devoir de présumer

Sans cet élément, il n’y a pas d’infraction : l’acheteur qui ignorait l’origine du bien et n’avait aucune raison sérieuse de la soupçonner ne relève pas du recel. Établir cette ignorance, avec des pièces et non des affirmations, est le cœur du dossier. Le doute doit profiter à la personne poursuivie, encore faut-il l’installer par des éléments concrets versés au dossier au bon moment.

Enjeu : classement de la procédure
Faisceau d’indices

Prix dérisoire et vente précipitée

Prix sans rapport avec le marché, absence de chargeur ou de documentation, rendez-vous nocturne, règlement en espèces : ce sont les circonstances que l’accusation met en avant. Chacune peut s’expliquer, et chacune doit l’être document à l’appui.

Enjeu : requalification ou non-lieu
Traçabilité

Achat entre particuliers

Petites annonces, plateformes, marchés d’occasion : la transaction laisse davantage de traces qu’on ne le croit. Annonce archivée, fil de discussion, horodatage du paiement, lieu du rendez-vous : c’est cette matière qui fait la différence à l’audience.

Enjeu : preuve documentée de la bonne foi
Identification

Numéro de série et IMEI

Une grande partie des dossiers naît d’un rapprochement technique : le numéro de série ou l’IMEI du bien réapparaît dans une plainte antérieure. L’acheteur est alors convoqué des mois plus tard, sans rien comprendre à ce qui lui arrive. Ce rapprochement n’établit rien sur ce que l’acheteur savait : il établit seulement où le bien se trouvait à un instant donné.

Point de départ de la plupart des procédures
Frontière

Recel ou blanchiment

Lorsque ce qui est acquis, converti ou transformé est de l’argent d’origine délictueuse, on quitte le recel pour le blanchiment de capitaux. Fixer cette frontière tôt dans l’information judiciaire change l’échelle du risque encouru.

Peines supérieures du côté du blanchiment
Conséquences patrimoniales

Confiscation et prix payé

Le bien acquis est confisqué puis restitué à son propriétaire, et le prix versé est définitivement perdu si rien n’est réclamé. La récupération des sommes se joue dans la procédure pénale elle-même, contre le vendeur.

Enjeu : réclamation civile dans le même dossier

Cadre répressif

Repères juridiques, situation par situation

Grille de lecture des configurations les plus fréquentes. La fourchette indiquée est celle du texte de base ; l’issue réelle dépend de la qualification finalement retenue et du degré de participation.

SituationBase légaleConséquenceAxe de défense
Recel simpletype de baseArt. 298 CP6 mois à 2 ans d’emprisonnementOrigine du bien ignorée de bonne foi
Intention de traficArt. 298 CPAggravation prévue par le même articleAchat isolé et non activité d’écoulement
Activité exercée par un commerceArt. 298 CPAggravation prévue par le même articleContrôles et registres effectivement tenus
Élément subjectif absentArt. 298 CPAucune condamnation possiblePrix de marché, annonce et échanges conservés
Bien acquisMesure prise dans la procédureConfiscation et restitution au propriétaireRéclamation du prix versé au vendeur
Argent d’origine délictueuseQualification distinctePeines supérieures à celles du recelDélimitation technique dès les premiers actes
Acheteur trompé par le vendeurQualification distincteAction civile dans la procédure pénaleRécupération des sommes dans le même dossier
Procédure close sans renvoiDécision du juge d’instructionFin des poursuitesDossier documenté dès la première convocation

Cadres répressifs indicatifs, communiqués à titre d’information générale et sans valeur de consultation juridique. La peine réellement encourue dépend de la qualification retenue, des circonstances aggravantes ou atténuantes et du degré de participation. Seul l’examen du dossier permet une évaluation fiable. Cette page ne remplace pas l’analyse individualisée d’un dossier et ne crée aucune relation avocat-client.

Notre différence

Là où le dossier de recel se joue vraiment : l’analyse forensique de la transaction

La preuve, dans les affaires de recel, est presque toujours numérique, éphémère et détenue par des tiers : annonces retirées après quelques semaines, conversations effacées, historiques de paiement dispersés entre applications et comptes bancaires. Trois erreurs reviennent dans presque tous les dossiers que nous reprenons : avoir restitué le bien en croyant que l’affaire s’arrêtait là, avoir parlé aux enquêteurs sans avocat en pensant que la transparence suffirait, et avoir laissé disparaître la conversation avec le vendeur, seule pièce capable de dater et de replacer l’achat dans son contexte. LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre, applique à ces dossiers une véritable discipline d’enquête : figer la preuve avant qu’elle ne s’efface, reconstruire le circuit de l’objet et de l’argent, puis confronter le récit de l’accusation à la matérialité des traces. Quatre piliers structurent ce travail.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure : d’où vient la plainte initiale, quel rapprochement technique a désigné votre bien, quelles pièces manquent encore au dossier. Nous savons ce que détient l’accusation avant de décider comment y répondre.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction du circuit de l’argent : prix réellement versé, moyen de paiement, cohérence avec la valeur de marché du bien à la date de l’achat. Un prix normal, documenté, pèse plus lourd que dix déclarations de bonne foi.

iii.

Preuve numérique · e-forensics

Chaîne de conservation appliquée aux annonces, aux fils de discussion et aux journaux d’application. La capture d’écran ne suffit pas : il faut une préservation certifiée, réalisée avant que la plateforme ne purge ses données.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque étape : déclarer ou se taire, restituer ou consigner, demander le classement ou aller au procès. Chaque option a un coût, et aucune ne se choisit dans l’urgence du commissariat.

Comment nous intervenons

Une défense construite dès la première convocation

Phase 01

Garde à vue et premiers actes

Assistance immédiate 24h/24 au commissariat ou devant le juge d’instruction, contrôle de la régularité des actes accomplis et décision réfléchie sur la déclaration : ce qui est dit sans avocat pèse jusqu’au jugement.

Phase 02

Préservation et analyse

Gel forensique des annonces, des conversations et des preuves de paiement, expertise de la valeur de marché du bien et examen critique du rapprochement technique qui a conduit jusqu’à l’acheteur. Cette phase se mène en urgence, car les plateformes conservent rarement les annonces au-delà de quelques semaines.

Phase 03

Stratégie et frontières de qualification

Construction de la thèse de défense, délimitation entre recel et blanchiment, chiffrage du volet civil et préparation de la demande de classement lorsque l’élément subjectif fait défaut.

Phase 04

Audience et voies de recours

Défense devant la juridiction de jugement, contestation des expertises adverses et, si nécessaire, exercice des recours, y compris sur la restitution du bien et le sort du prix payé.

Qui nous représentons

Chaque profil appelle une défense différente

A

Acheteurs de bonne foi

Particuliers mis en cause après un achat d’occasion parfaitement ordinaire : téléphone, montre, vélo, matériel professionnel. Ils découvrent l’existence d’une procédure des mois après la transaction, par une convocation qu’ils ne comprennent pas.

C

Commerces de seconde main

Boutiques, ateliers et négociants exposés à travers leur activité : la question devient celle des vérifications réellement effectuées à l’entrée du bien et de la traçabilité des registres tenus au quotidien. Nous auditons également les procédures internes d’achat afin de réduire l’exposition future du commerce.

D

Dirigeants et sociétés

Sociétés dont un salarié ou un fournisseur a introduit dans le circuit un bien d’origine douteuse, avec un risque de mise en cause de la personne morale et la nécessité de séparer très tôt les intérêts en présence.

V

Victimes · partie civile

Propriétaires dont le bien volé a été retrouvé entre les mains d’un tiers : nous intervenons pour obtenir la restitution, chiffrer le préjudice subi et faire valoir les droits de la partie civile tout au long de la procédure.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant de répondre à une convocation

J’ai acheté un téléphone d’occasion et il était volé : vais-je être condamné ?
Pas nécessairement. Le recel suppose d’avoir connu l’origine illicite du bien ou d’avoir dû la présumer au vu des circonstances de l’achat. Un prix cohérent avec le marché, une annonce publique, une conversation conservée et une vérification du numéro de série sont autant d’éléments qui établissent la bonne foi. Notre travail consiste à reconstituer l’opération dans son intégralité pour montrer que rien, au moment de payer, ne devait éveiller vos soupçons.
Rendre l’objet met-il fin à la procédure ?
Non. La restitution est due, le bien faisant l’objet d’un decomiso, la confiscation qui le rend à son propriétaire, mais elle n’efface pas à elle seule l’enquête pénale ouverte. Ce qui écarte la condamnation, c’est la démonstration de la bonne foi. Et la manière de coopérer compte autant que le fait de coopérer : ne déclarez rien et ne remettez rien sans avoir pris conseil, car une remise spontanée mal présentée se lit parfois comme un aveu de connaissance.
Que devient l’argent que j’ai versé au vendeur ?
Il peut être réclamé au vendeur au titre de la responsabilité civile, dans la procédure pénale elle-même, sans avoir à ouvrir un second contentieux. Si le vendeur vous a trompé sur l’origine du bien, une qualification d’escroquerie peut en outre être discutée. Nous intégrons systématiquement ce volet au dossier afin que vous n’ayez pas à plaider deux fois la même affaire devant deux juridictions différentes.
Quelle est la différence entre le recel et le blanchiment de capitaux ?
Le recel porte sur un bien issu d’une infraction contre le patrimoine ; le blanchiment porte sur de l’argent ou des valeurs d’origine délictueuse que l’on acquiert, convertit ou transforme, et il est puni plus sévèrement. La frontière devient ténue dès que de l’argent circule dans l’opération. La fixer tôt, avec des arguments techniques, fait partie intégrante de la défense : la qualification retenue commande l’échelle de la peine encourue.
Comment les enquêteurs remontent-ils jusqu’à l’acheteur ?
Le plus souvent par un rapprochement technique : le numéro de série ou l’IMEI du bien figure dans une plainte déposée par son propriétaire, puis ressort à l’occasion d’une réparation, d’une revente ou d’un contrôle. L’acheteur est convoqué longtemps après la transaction, quand les annonces ont disparu et que les conversations ont été effacées : d’où l’urgence de figer ces éléments sans attendre.
Qu’est-ce que la méthode LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre, Legal Intelligence Warfare for Defense — qui associe intelligence juridique, analyse financière, preuve numérique et stratégie procédurale. Appliquée au recel, elle consiste à documenter la transaction avant qu’elle ne s’efface, à confronter le prix payé à la valeur réelle du bien et à discuter pièce par pièce le raisonnement par lequel l’accusation déduit que vous ne pouviez pas ignorer l’origine du bien.

Société de Conseil Juridique Européen

Dans une affaire de recel, la bonne foi se prouve, elle ne se proclame pas

Plus vous attendez, moins il reste de traces : agissons pendant que la transaction peut encore être reconstituée dans son intégralité.

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