L’article 197 bis du Code pénal espagnol punit l’accès non autorisé à un système d’information en violation de ses mesures de sécurité et l’interception de transmissions non publiques de données.
1. Celui qui, par un moyen ou un procédé quelconque, en violant les mesures de sécurité établies pour l’empêcher, et sans y être dûment autorisé, accède ou facilite à autrui l’accès à tout ou partie d’un système d’information, ou s’y maintient contre la volonté de celui qui détient le droit légitime de l’en exclure, est puni d’une peine de six mois à deux ans de prison.
2. Celui qui, au moyen de l’utilisation d’artifices ou d’instruments techniques, et sans y être dûment autorisé, intercepte des transmissions non publiques de données informatiques se produisant depuis, vers ou au sein d’un système d’information, y compris les émissions électromagnétiques de celui-ci, est puni d’une peine de trois mois à deux ans de prison ou d’une amende de trois à douze mois.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Contester l’existence de mesures de sécurité. Le paragraphe 1 exige la violation de mesures de sécurité établies pour empêcher l’accès. L’accès à un système dépourvu de protection, ou dont les identifiants étaient partagés, ne réunit pas cet élément.
Établir l’autorisation initiale. L’ancien salarié ou l’associé dont les accès n’ont pas été révoqués peut se prévaloir d’une autorisation subsistante. La date effective de révocation des identifiants est ici déterminante.
Discuter l’imputation de l’accès. L’attribution d’un accès à une personne déterminée suppose une chaîne technique complète : adresse, terminal, session et identifiant. Le partage d’un réseau ou d’un appareil affaiblit cette imputation.
Écarter le caractère non public de la transmission. Le paragraphe 2 ne vise que les transmissions non publiques de données. L’interception de données circulant sur un réseau ouvert ou publiquement accessible échappe à la qualification.
Vérifier la licéité de l’expertise. La preuve repose sur l’analyse des supports informatiques. La régularité de l’accès à ces supports, au regard de l’article 588 sexies a de la Loi de procédure pénale, et la chaîne de conservation des empreintes numériques doivent être contrôlées.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.