L’article 22 du Code pénal espagnol énumère les circonstances aggravantes : guet-apens, déguisement ou abus de supériorité, prix ou récompense, mobile discriminatoire, cruauté, abus de confiance, qualité publique et récidive.
Sont circonstances aggravantes :
1.ª Exécuter le fait avec guet-apens.
Il y a guet-apens lorsque le coupable commet l’une quelconque des infractions contre les personnes en employant dans l’exécution des moyens, des modes ou des formes tendant directement ou spécialement à l’assurer, sans le risque qui pourrait résulter pour sa personne de la défense de la part de la personne offensée.
2.ª Exécuter le fait au moyen d’un déguisement, avec abus de supériorité ou en profitant des circonstances de lieu, de temps ou du concours d’autres personnes qui affaiblissent la défense de la personne offensée ou facilitent l’impunité du délinquant.
3.ª Exécuter le fait moyennant un prix, une récompense ou une promesse.
4.ª Commettre l’infraction pour des motifs racistes, antisémites, antitsiganes ou pour tout autre motif de discrimination tenant à l’idéologie, à la religion ou aux croyances de la victime, à l’ethnie, à la race ou à la nation à laquelle elle appartient, à son sexe, à son âge, à son orientation ou à son identité sexuelle ou de genre, à des raisons de genre, d’aporophobie ou d’exclusion sociale, à la maladie dont elle souffre ou à son handicap, indépendamment du fait que ces conditions ou circonstances soient effectivement réunies chez la personne sur laquelle porte le comportement.
5.ª Augmenter de manière délibérée et inhumaine la souffrance de la victime, en lui causant des douleurs non nécessaires à l’exécution de l’infraction.
6.ª Agir avec abus de confiance.
7.ª Se prévaloir de la qualité publique du coupable.
8.ª Être récidiviste.
Il y a récidive lorsque, en commettant l’infraction, le coupable a été condamné par une décision exécutoire pour une infraction comprise dans le même titre du présent code, à condition qu’elle soit de même nature.
Aux fins du présent numéro, ne sont pas pris en compte les antécédents judiciaires effacés ou qui devraient l’être, ni ceux correspondant à des délits légers, sous réserve des dispositions relatives aux qualifications aggravées par la multirécidive de délits légers.
Les condamnations définitives prononcées par des juges ou tribunaux d’autres États de l’Union européenne produisent les effets de la récidive, sauf si l’antécédent judiciaire a été effacé ou pouvait l’être conformément au droit espagnol.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Contester l’autonomie du guet-apens. Le guet-apens est réservé aux infractions contre les personnes et suppose la suppression des possibilités de défense. Lorsque l’élément de surprise est déjà pris en compte par la qualification retenue, son emploi comme aggravante constitue une double incrimination du même fait.
Vérifier l’effacement des antécédents. La récidive exclut les antécédents effacés ou qui devraient l’être. Le calcul des délais d’effacement, à compter de l’exécution de la peine, doit être vérifié systématiquement, y compris pour les condamnations prononcées dans d’autres États de l’Union européenne.
Exiger l’identité de titre et de nature. La récidive suppose une infraction antérieure comprise dans le même titre du Code et de même nature. La comparaison doit être précise, la seule similitude apparente des faits étant insuffisante.
Écarter la cruauté par absence de délibération. La circonstance 5.ª exige une augmentation délibérée et inhumaine de la souffrance. La pluralité de coups ou de lésions, résultant du déroulement de l’agression, ne suffit pas en l’absence d’une volonté distincte d’accroître la douleur.
Discuter le mobile discriminatoire. La circonstance 4.ª porte sur le mobile et non sur le seul résultat. Les propos tenus au cours d’une altercation ne suffisent pas à établir que la discrimination a déterminé la décision de commettre l’infraction.
Contrôler l’abus de supériorité. L’abus de supériorité suppose un déséquilibre notable des forces, sciemment exploité. Il ne peut être retenu lorsque ce déséquilibre est déjà inhérent à la qualification retenue.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.