L’article 268 du Code pénal espagnol exempte de responsabilité pénale les proches parents pour les infractions patrimoniales commises entre eux, en l’absence de violence, d’intimidation ou d’abus de vulnérabilité.
1. Sont exempts de responsabilité pénale et tenus seulement de la responsabilité civile les conjoints qui ne sont pas séparés légalement ou de fait ni engagés dans une procédure judiciaire de séparation, de divorce ou de nullité de leur mariage, ainsi que les ascendants, descendants et frères et soeurs par nature ou par adoption, de même que les alliés au premier degré s’ils vivent ensemble, pour les infractions patrimoniales qu’ils se causent entre eux, à condition qu’il n’y ait ni violence ni intimidation, ni abus de la vulnérabilité de la victime, que ce soit en raison de son âge ou parce qu’il s’agit d’une personne handicapée.
2. Cette disposition n’est pas applicable aux tiers qui participent à l’infraction.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Invoquer l’exemption dès l’instruction. L’exemption est une cause personnelle d’exclusion de la peine, opposable dès la phase d’instruction. Elle doit être soulevée immédiatement afin d’éviter la poursuite et de réduire le litige à sa dimension civile.
Établir l’absence de séparation. Pour les conjoints, l’exemption suppose l’absence de séparation, même de fait, et de procédure engagée. La date de cessation de la vie commune et celle de l’introduction de la demande doivent être documentées avec précision.
Contester la violence ou l’abus de vulnérabilité. La violence, l’intimidation ou l’abus de la vulnérabilité de la victime, notamment en raison de son âge, excluent l’exemption. Ces éléments doivent être établis et non simplement déduits de l’écart d’âge entre les intéressés.
Délimiter le cercle des bénéficiaires. La liste est limitative. Les collatéraux au-delà des frères et soeurs, les partenaires non mariés et les alliés au-delà du premier degré n’en bénéficient pas, ce qui doit être vérifié au regard du lien exact.
Préserver la responsabilité civile. L’exemption laisse subsister la responsabilité civile. La stratégie doit intégrer la liquidation de celle-ci, laquelle peut être poursuivie devant la juridiction civile.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.