L’article 457 du Code pénal espagnol punit d’une amende celui qui simule être responsable ou victime d’une infraction, ou dénonce une infraction inexistante, provoquant ainsi des actes de procédure.
Celui qui, devant l’un des agents visés à l’article précédent, simule être responsable ou victime d’une infraction pénale, ou dénonce une infraction inexistante, en provoquant des actes de procédure, est puni de l’amende de six à douze mois.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Exiger la provocation d’actes de procédure. L’infraction n’est consommée que si des actes de procédure ont effectivement été engagés. La dénonciation classée immédiatement, sans acte d’enquête, ne réunit pas cet élément.
Distinguer de la dénonciation calomnieuse. L’article 457 vise la dénonciation d’un fait inexistant sans imputation à une personne déterminée. Cette distinction produit un écart considérable, l’article 456 pouvant emporter une peine de prison.
Contester l’inexistence du fait. La dénonciation d’un fait réel, même mal qualifié ou exagéré dans son ampleur, ne constitue pas une simulation. La reconstitution du fait initial est donc déterminante.
Invoquer l’absence d’élément intentionnel. L’erreur sur la réalité du fait, notamment dans les cas de perte confondue avec un vol, exclut l’intention de simuler et conduit à l’absence d’infraction.
Documenter le retrait de la dénonciation. Le retrait spontané de la dénonciation, antérieur à des actes d’enquête significatifs, affaiblit l’élément intentionnel et ouvre l’atténuante de l’article 21.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.