L’article 139 du Code pénal espagnol punit l’assassinat de quinze à vingt-cinq ans de prison lorsque la mort est causée avec guet-apens, contre un prix, avec cruauté ou pour faciliter ou dissimuler une autre infraction.
1. Est puni de la peine de quinze à vingt-cinq ans de prison, comme auteur d’un assassinat, celui qui tue autrui en présence de l’une des circonstances suivantes :
1.ª Avec guet-apens.
2.ª Contre un prix, une récompense ou une promesse.
3.ª Avec cruauté, en augmentant de manière délibérée et inhumaine la douleur de la personne offensée.
4.ª Pour faciliter la commission d’une autre infraction ou pour éviter qu’elle soit découverte.
2. Lorsque plusieurs des circonstances prévues au paragraphe précédent sont réunies dans un assassinat, la peine est infligée dans sa moitié supérieure.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Attaquer la circonstance qualifiante. La stratégie centrale consiste à faire tomber la circonstance qualifiante afin d’obtenir la requalification en homicide, l’écart de peine étant considérable. Chaque circonstance suppose des éléments propres qui doivent être discutés séparément.
Écarter le guet-apens en cas d’altercation. Le guet-apens exige la suppression des possibilités de défense. Une agression survenue au cours d’une altercation réciproque, ou après un échange verbal ayant averti la victime, est incompatible avec cette circonstance.
Distinguer la cruauté de la pluralité de coups. La cruauté suppose une volonté distincte d’accroître la douleur, indépendante de la volonté de tuer. Les lésions multiples résultant du déroulement de l’agression ne suffisent pas à l’établir, ce qui doit être appuyé par l’expertise médico-légale sur la séquence des blessures.
Éviter le cumul avec les aggravantes générales. Une circonstance déjà retenue pour qualifier le fait d’assassinat ne peut être à nouveau appréciée comme aggravante générale de l’article 22. Ce double emploi doit être dénoncé lors des conclusions.
Contrôler la moitié supérieure. Le paragraphe 2 n’impose la moitié supérieure qu’en cas de pluralité de circonstances qualifiantes. La juridiction doit identifier chacune d’elles, à défaut de quoi la détermination de la peine est insuffisamment motivée.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.