L’article 451 du Code pénal espagnol punit celui qui intervient après l’exécution d’une infraction pour aider ses auteurs à en profiter, dissimuler les preuves ou échapper aux poursuites.
Est puni de la peine de six mois à trois ans de prison celui qui, en connaissance de la commission d’une infraction et sans y avoir participé comme auteur ou complice, intervient postérieurement à son exécution de l’une des manières suivantes :
1.º En aidant les auteurs ou les complices à profiter du produit, du résultat ou du prix de l’infraction, sans but de lucre pour lui-même.
2.º En dissimulant, en altérant ou en rendant inutilisables le corps, les effets ou les instruments d’une infraction, pour en empêcher la découverte.
3.º En aidant les personnes présumées responsables d’une infraction à échapper à l’enquête de l’autorité ou de ses agents, ou à se soustraire à leur recherche ou à leur capture, à condition que l’une des circonstances suivantes soit réunie :
a) Que le fait dissimulé soit constitutif de trahison, d’homicide du Roi ou de la Reine ou de l’un quelconque de leurs ascendants ou descendants, de la Reine consort ou du consort de la Reine, du Régent ou d’un membre de la Régence, ou du Prince ou de la Princesse des Asturies, de génocide, d’infraction contre l’humanité, d’infraction contre les personnes et les biens protégés en cas de conflit armé, de rébellion, de terrorisme, d’homicide, de piraterie, de traite des êtres humains ou de trafic illégal d’organes.
b) Que celui qui apporte son aide ait agi avec abus de fonctions publiques. Dans ce cas est infligée, outre la peine privative de liberté, celle d’interdiction spéciale d’exercer un emploi ou une charge publique pour une durée de deux à quatre ans si l’infraction dissimulée est moins grave, et celle d’interdiction absolue pour une durée de six à douze ans si celle-ci est grave.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Invoquer l’excuse absolutoire de l’article 454. L’article 454 exempte de peine celui qui dissimule les faits de son conjoint, de son partenaire ou de ses proches parents, sauf pour la modalité du numéro 1.º. Cette exemption doit être invoquée en priorité et étayée par les liens exacts.
Contester la connaissance de l’infraction. L’infraction exige une connaissance effective de la commission de l’infraction antérieure. Le simple soupçon, ou la connaissance postérieure à l’aide apportée, ne réunit pas cet élément.
Vérifier le catalogue du numéro 3.º. L’aide à échapper aux poursuites n’est punissable que si l’infraction dissimulée figure dans la liste limitative. La plupart des infractions patrimoniales en sont exclues, ce qui conduit à l’absence d’infraction.
Écarter le but de lucre. Le numéro 1.º suppose l’absence de but de lucre propre. Lorsque celui-ci existe, la qualification correcte est le recel de l’article 298, ce qui modifie le cadre de la peine et la stratégie.
Contester l’abus de fonctions publiques. La circonstance b) exige que l’aide ait été rendue possible par l’exercice des fonctions. L’intervention à titre privé, même par un agent public, ne réunit pas cette condition.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.