L’article 31 du Code pénal espagnol transfère à l’administrateur de fait ou de droit, et à celui qui agit en représentation d’autrui, les conditions personnelles exigées par l’infraction et réunies chez le représenté. C’est par cette voie que répond pénalement celui qui décide pour la société dans les infractions spéciales, notamment fiscales et sociétaires.
Celui qui agit comme administrateur de fait ou de droit d’une personne morale, ou au nom ou en représentation légale ou volontaire d’autrui, répond personnellement, même si ne concourent pas en lui les conditions, qualités ou relations que la figure délictive correspondante exige pour pouvoir en être le sujet actif, dès lors que ces circonstances sont réunies dans l’entité ou la personne au nom ou pour le compte de laquelle il agit.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol de cette disposition. Source : Loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Nier la qualité d’administrateur de fait. La figure exige un exercice réel et autonome de fonctions de direction. Celui qui exécute des instructions ou exerce des tâches subordonnées n’est pas administrateur de fait, quelle que soit l’étendue de ses pouvoirs formels.
Exiger une conduite propre. L’article 31 ne permet pas de condamner au titre de la seule fonction. La décision concrète prise par la personne mise en cause et sa maîtrise du fait doivent être prouvées ; la délégation effective exclut l’imputation du délégant diligent.
Distinguer de l’article 31 bis. La responsabilité de la personne physique par l’article 31 et celle de la personne morale par l’article 31 bis sont indépendantes et cumulables, mais non interchangeables.
Contester l’élément subjectif. Dans les infractions fiscales et sociétaires, la connaissance des données dissimulées ou falsifiées doit être prouvée chez le représentant, sans que sa position organique suffise.
Vous êtes mis en cause ou poursuivi en Espagne ? Société Juridique intervient pour les justiciables étrangers dans toute l’Espagne, avec des bureaux à Alicante et à Madrid et une permanence de garde à vue 24 heures sur 24. +34 669 30 21 13 ou nous écrire.
La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.