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Urbanisme et environnement · Alicante et Madrid

Défense pénale en matière d’infractions d’urbanisme et d’environnement

Ici, un ordre de démolition n’est pas une fatalité administrative : c’est une conséquence pénale qui se discute, pièce par pièce.

Construction sans permis, ouvrage en zone protégée, rejet polluant, autorisation délivrée à tort : sur la Costa Blanca, ces dossiers basculent souvent vers la voie pénale et touchent promoteurs, techniciens, particuliers et agents publics.

En bref. Construction illégale ou pollution en Espagne : articles 319, 320 et 325 du code pénal, démolition, expertise. Avocats pénalistes francophones.

Pourquoi c’est différent

319
Article qui punit les travaux d’urbanisation ou de construction non autorisables sur des sols protégés ou de valeur particulière.
320
Article visant l’autorité ou l’agent public qui rend un avis favorable ou statue en connaissance de l’injustice de sa décision.
325
Point de départ des atteintes à l’environnement : émissions, rejets et dépôts susceptibles de nuire gravement aux écosystèmes.

Sur le littoral d’Alicante, l’urbanisme relève souvent du droit pénal, et non du seul droit administratif

Le littoral alicantin concentre une activité de construction intense et une protection environnementale forte. Cette combinaison transforme les atteintes à l’urbanisme et à l’environnement en risque réel pour qui construit, gère ou autorise. Un ordre de démolition, une inspection ou une plainte environnementale suffisent à ouvrir une procédure dans laquelle il faut d’abord distinguer l’irrégularité administrative de l’infraction pénale. Toute construction irrégulière n’est pas une infraction pénale, mais certaines le sont, et la frontière dépend du classement exact du sol, du caractère autorisable de l’ouvrage et du rôle réellement joué par chacun. Du côté environnemental, les poursuites reposent sur des seuils réglementaires et des expertises, et exposent aussi bien les dirigeants que la société elle-même. Nous défendons promoteurs, techniciens, entreprises et particuliers, et nous exerçons l’accusation particulière lorsque c’est la position qui protège le mieux nos clients.

Ce que nous défendons

Les atteintes à l’urbanisme et à l’environnement

Défense et constitution de partie civile dans les figures relatives à l’ordonnancement du territoire, à la prévarication en matière d’urbanisme et aux atteintes à l’environnement.

Art. 319 CP

Construction en sol non constructible

Bâtir sur un sol non constructible, sur un terrain spécialement protégé ou sans autorisation peut constituer une infraction pénale, et pas seulement un manquement administratif. Le classement exact du terrain à la date des travaux et le caractère autorisable ou non de l’ouvrage commandent toute l’analyse : ils se vérifient sur pièces, jamais sur déclaration. Une régularisation encore possible change radicalement la perspective : elle doit être vérifiée auprès des services d’urbanisme avant toute audience.

Prison, amende et démolition encourues.
Art. 319 CP

Sols spécialement protégés

Lorsque le terrain bénéficie d’une protection particulière ou d’une valeur reconnue, le risque pénal augmente sensiblement, y compris pour des travaux d’ampleur limitée. La discussion porte alors sur la délimitation réelle de la zone protégée, sur son opposabilité à la date des faits et sur la nature exacte des travaux effectivement réalisés.

Protection renforcée : risque pénal accru.
Art. 319 CP

Promoteur, constructeur et technicien

La responsabilité se répartit entre le promoteur, l’entreprise de construction et le technicien directeur des travaux. Elle n’est jamais automatique : elle dépend des missions confiées, des instructions reçues, des réserves écrites et des décisions effectivement prises. C’est sur cette répartition que se joue une grande partie de la défense.

Responsabilité partagée entre intervenants.
Art. 320 CP

Prévarication en matière d’urbanisme

Le code espagnol sanctionne l’autorité ou l’agent public qui rend un avis favorable ou statue en connaissance de l’injustice de sa décision, ce que le droit espagnol appelle prevaricación. L’infraction vise les projets de construction et les autorisations contraires à la réglementation applicable, et elle suppose une décision consciemment injuste.

Réservée à l’autorité et à l’agent public.
Art. 320 CP

Discrétion technique et arbitraire

La défense se joue ici sur le terrain de la discrétion technique. Un critère juridique discutable, ou un avis fondé sur une interprétation soutenable de la norme, ne constitue pas une décision arbitraire. L’arbitraire doit être évident et conscient : c’est un standard exigeant, et c’est précisément ce qui rend ces dossiers défendables.

Terrain décisif de la défense.
Art. 325 CP

Rejets, émissions et dépôts

Les rejets, les émissions, la gestion de déchets et les activités polluantes qui dépassent les limites légales peuvent engager la responsabilité pénale de l’entreprise comme celle de ses dirigeants. La discussion porte sur les seuils réellement applicables, sur la méthode de mesure retenue et sur la fiabilité des relevés produits. Les valeurs limites applicables évoluent dans le temps, et seules celles en vigueur au moment des faits sont opposables.

Peine et amende encourues, non chiffrées ici.
Art. 325 CP

Une infraction de mise en danger

Il n’est pas nécessaire qu’un dommage soit consommé : il suffit que le comportement soit apte à nuire gravement à l’équilibre des systèmes naturels. Cette aptitude s’établit par expertise, ce qui déplace le débat vers la technique : seuils, calibrage, prélèvements, chaîne de conservation et traçabilité de la contamination alléguée.

Aucun dommage consommé n’est exigé.
Conséquence

La démolition de l’ouvrage

La conséquence la plus redoutée n’est pas toujours la peine : c’est la démolition de ce qui a été construit, que le juge peut ordonner dans le jugement lui-même. S’y opposer suppose de discuter le caractère non autorisable de l’ouvrage, la proportionnalité de la mesure et les possibilités de régularisation encore ouvertes. Nous examinons aussi si une remise en état partielle, engagée volontairement, permet d’écarter la mesure la plus radicale.

Décidée par le juge dans le jugement.
Personne morale

Responsabilité de l’entreprise

La société peut être condamnée de manière autonome, indépendamment du sort réservé à ses dirigeants. À l’inverse, un programme de conformité effectivement mis en œuvre constitue une défense reconnue par la loi. Encore faut-il en démontrer l’effectivité concrète, et non la seule existence formelle sur le papier.

Condamnation autonome de la société possible.

Cadre répressif

Situations, bases légales et responsabilités

Référence rapide des situations les plus fréquentes, de la base légale citée et des personnes susceptibles d’en répondre devant la juridiction pénale espagnole.

Situation constatéeBase légale citéeQui peut répondreEnjeu principal
Construction sur sol non constructiblesol protégéArt. 319 CPPromoteur, constructeur, technicienDémolition possible dans le jugement
Ouvrage non autorisable en zone protégéeArt. 319 CPPromoteur, constructeur, technicienPrison, amende et démolition encourues
Avis favorable ou permis contraire à la normeArt. 320 CPAutorité ou agent publicInjustice consciente à démontrer
Rejets, émissions ou dépôts polluantsArt. 325 CP et suivantsEntreprise et dirigeantsAptitude à nuire gravement aux écosystèmes
Gestion de déchets hors seuils légauxArt. 325 CP et suivantsEntreprise et dirigeantsSeuils réglementaires réellement applicables
Origine de la contamination contestéeArt. 325 CP et suivantsExploitant mis en causeChaîne de conservation des échantillons
Tolérance municipale prolongéeArt. 319 CPPromoteur et technicienConfiance légitime, culpabilité nuancée
Poursuite visant la société elle-mêmeRégime des personnes moralesPersonne moraleProgramme de conformité effectif

Notre page espagnole cite les articles 319, 320 et 325 et suivants du code pénal, et indique que ces faits peuvent entraîner une peine de prison, une amende et la démolition de l’ouvrage, sans en donner de fourchette chiffrée. Nous n’en avançons donc aucune : ce tableau réunit des situations, leur base légale et les responsabilités envisageables, et non des échelles de peine. Seule l’étude complète du dossier permet de mesurer le risque réel encouru.

Notre différence

Là où le dossier d’urbanisme rencontre l’analyse forensique documentaire

La preuve, dans ces affaires, est essentiellement documentaire et technique : classement du sol, historique des autorisations, rapports d’inspection, relevés de mesures, prélèvements, seuils réglementaires applicables et traçabilité de la contamination alléguée. Ces dossiers se gagnent rarement sur le principe et presque toujours sur la pièce. C’est le socle de LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre, qui associe lecture juridique fine, vérification technique des mesures et reconstitution documentaire de la chaîne des décisions administratives.

i.

Intelligence juridique

Cartographie complète du dossier administratif : classement du sol, plan d’urbanisme applicable à la date des faits, historique des demandes, avis techniques et actes municipaux susceptibles d’avoir créé une confiance légitime.

ii.

Analyse financière et comptable

Chiffrage du dossier : coût de l’ouvrage, valeur du bien exposé à la démolition, montant réclamé au titre de la remise en état et évaluation économique du dommage environnemental invoqué par l’accusation.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Contrôle de la preuve technique : chaîne de conservation des échantillons, méthode et calibrage des mesures, horodatage des relevés, traçabilité du rejet et expertise contradictoire des rapports d’inspection.

iv.

Stratégie procédurale

Choix du terrain procédural : moment de la contestation, articulation avec la procédure administrative en cours, opportunité d’une remise en état volontaire et positionnement de la société par rapport aux personnes physiques.

Comment nous intervenons

Une défense construite sur le dossier technique

Phase 01

Alerte, inspection et premières mesures

Intervention dès l’inspection ou la notification : accompagnement lors des prélèvements, demande de contre-échantillons, mise à l’abri des autorisations et des plans, et cadrage immédiat de ce que l’administration peut ou ne peut pas exiger.

Phase 02

Instruction et expertise contradictoire

Analyse du classement du sol et des seuils réglementaires réellement applicables, vérification des méthodes de mesure, contre-expertise environnementale et reconstitution de la chaîne des décisions administratives contestées.

Phase 03

Qualification, remise en état et négociation

Discussion du caractère autorisable de l’ouvrage, du rôle exact de chaque intervenant et de l’aptitude réelle du rejet à nuire, avec valorisation de toute remise en état engagée volontairement et dûment documentée.

Phase 04

Audience, démolition et recours

Plaidoirie fondée sur la preuve technique, opposition motivée à la démolition lorsqu’elle apparaît disproportionnée, et recours lorsque la décision confond simple irrégularité administrative et infraction pénale caractérisée.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

P

Promoteurs et constructeurs

Sociétés poursuivies pour un ouvrage jugé non autorisable, souvent plusieurs années après son achèvement, et confrontées simultanément à une procédure pénale, à un dossier administratif et à une menace de démolition.

T

Architectes et ingénieurs

Professionnels mis en cause pour un projet, une direction de travaux ou une certification. Leur responsabilité dépend de leur intervention réelle, qui se démontre pièce par pièce et non par la seule présence de leur signature.

A

Agents publics et élus locaux

Autorités et fonctionnaires visés par une accusation de prévarication (prevaricación) pour un avis favorable ou une autorisation. La défense se joue sur la discrétion technique : un critère juridique discutable n’est pas une décision arbitraire.

R

Propriétaires francophones

Acquéreurs français, belges et suisses qui découvrent que leur bien est irrégulier ou menacé de démolition, et qui doivent défendre à la fois leur situation pénale et leur investissement immobilier en Espagne. Nous coordonnons alors la défense pénale avec le contentieux administratif et, s’il y a lieu, avec l’action contre le vendeur.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première convocation

Construire sans permis constitue-t-il une infraction pénale ?
Cela peut l’être, en particulier sur un sol non constructible ou spécialement protégé. Toute construction irrégulière n’est pas pour autant une infraction pénale, et c’est précisément cette frontière qu’il faut examiner au plus tôt : classement exact du terrain à la date des travaux, caractère autorisable ou non de l’ouvrage, nature réelle des travaux réalisés. Plus l’analyse est tardive, plus les marges de manœuvre se referment.
Peut-on réellement démolir ce qui a été construit ?
Oui. La démolition est une conséquence possible, et le juge peut l’ordonner dans le jugement lui-même. C’est souvent ce que redoutent le plus nos clients, davantage que la peine encourue. Une défense sérieuse cherche à l’éviter ou à en limiter la portée, en discutant le caractère non autorisable de l’ouvrage, la proportionnalité de la mesure et les possibilités de régularisation encore ouvertes.
L’architecte répond-il, ou seulement le promoteur ?
Peuvent répondre le promoteur, l’entreprise de construction, le technicien directeur des travaux et, le cas échéant, l’agent public qui a autorisé l’opération. Tout dépend de la participation réelle de chacun aux faits reprochés. Une signature ne vaut pas responsabilité automatique : il faut examiner les missions confiées, les instructions reçues, les réserves émises et les décisions effectivement prises par chaque intervenant.
La mairie a toléré la situation pendant des années : suis-je protégé ?
Ni une tolérance municipale prolongée ni l’idée que « tout le monde le fait » n’exonèrent de la responsabilité pénale. En revanche, des actes administratifs ayant créé une confiance légitime peuvent nuancer la culpabilité. C’est un argument utile, mais qui doit être documenté : avis écrits, autorisations partielles, contrôles passés sans observation et correspondances avec les services d’urbanisme.
Faut-il un dommage environnemental avéré pour être poursuivi ?
Non. Les articles 325 et suivants visent les émissions, rejets et dépôts susceptibles de nuire gravement à l’équilibre des systèmes naturels : il s’agit d’une infraction de mise en danger, où l’aptitude à nuire suffit. Cette aptitude s’établit par expertise, et c’est là que se concentre la défense : seuils applicables, méthode de mesure, chaîne de conservation des échantillons et traçabilité réelle de la contamination, car le rejet ne provient pas toujours de celui qui est poursuivi.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui combine intelligence juridique, analyse financière, expertise numérique et stratégie procédurale. Appliquée à un dossier d’urbanisme ou d’environnement, elle consiste à reconstituer la chaîne documentaire complète, à contrôler techniquement chaque mesure invoquée et à positionner la société comme les personnes physiques, plutôt qu’à discuter le principe même de la poursuite.

Société de Conseil Juridique et Expert

En urbanisme et en environnement, la pièce l’emporte sur le principe

Faites analyser votre dossier avant l’audience : le classement du sol, l’historique des autorisations et les mesures techniques décident de l’issue bien plus sûrement que n’importe quelle déclaration d’intention.

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