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Droit pénal immobilier

Avocat en occupation illicite et squat d’immeubles en Espagnedéfense pénale et constitution de partie civile

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Occuper un immeuble appartenant à autrui peut n’être qu’un litige civil de possession, une occupation illicite punie d’une simple amende ou une violation de domicile passible d’emprisonnement. La qualification dépend de trois éléments : le bien constituait-il un domicile, comment l’entrée a-t-elle eu lieu et quel titre invoque l’occupant. Nous intervenons aussi bien pour le propriétaire qui doit récupérer la possession que pour la personne mise en cause qui fait face à des poursuites pénales.

En bref. Résidence secondaire occupée en Espagne : allanamiento ou usurpación. Avocat francophone pour la plainte pénale et l’expulsion. Ne coupez rien vous-même.

Pourquoi c’est différent

3 à 6 mois
d’amende : c’est toute la peine prévue par l’article 245.2 du Code pénal espagnol pour l’occupation paisible d’un immeuble qui ne constitue pas un domicile
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Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique.

Le squat n’est pas une catégorie juridique : le Code pénal espagnol distingue occupation illicite, violation de domicile et occupation sans portée pénale

Le mot squat ne figure dans aucune loi espagnole. Ce qui existe, ce sont des infractions distinctes qui s’appliquent selon la nature du bien et le mode d’entrée : l’occupation illicite de l’article 245 du Code pénal protège le patrimoine immobilier, tandis que la violation de domicile de l’article 202 protège l’inviolabilité du domicile. C’est pourquoi l’occupation d’un entrepôt vide, d’un local fermé ou d’un logement inhabité détenu en portefeuille relève généralement de l’occupation paisible de l’article 245.2, punie de la seule amende, alors qu’entrer ou se maintenir dans le lieu où une personne mène sa vie privée constitue une violation de domicile passible d’emprisonnement. Déterminer si le bien était un domicile au moment de l’entrée est la décision qui commande toute la procédure, car elle conditionne le quantum de la peine, la possibilité d’une interpellation, la faisabilité d’une expulsion conservatoire et la voie procédurale à privilégier. À cette qualification de base s’ajoutent souvent des infractions connexes : dégradations de la porte ou des installations, détournement de fluide électrique par branchement clandestin et, en sens inverse, contrainte illicite lorsque c’est le propriétaire qui tente d’expulser les occupants par ses propres moyens.

Ce que nous défendons

Les neuf scénarios pénaux qui apparaissent dans un dossier d’occupation

Une même expulsion peut engager la responsabilité pénale des deux côtés. Voici les qualifications les plus fréquemment débattues à l’instruction, avec leur texte de référence et leur conséquence répressive.

Art. 245.2 CP

Occupation paisible d’un immeuble

Occuper, sans violence ni intimidation, un immeuble, un logement ou un bâtiment appartenant à autrui qui ne constitue pas un domicile, ou s’y maintenir contre la volonté du titulaire. L’infraction suppose une occupation à vocation de permanence et la connaissance du caractère étranger du bien : une intrusion ponctuelle ne suffit pas.

Amende de trois à six mois
Art. 245.1 CP

Occupation avec violence ou intimidation

Occuper un immeuble ou usurper un droit réel appartenant à autrui en usant de violence sur les personnes ou d’intimidation. La violence doit s’exercer sur les personnes : forcer une serrure constitue une dégradation, non une violence au sens du texte, et cette distinction change entièrement la peine encourue.

Emprisonnement d’un à deux ans et amende de six à dix-huit mois, outre les peines correspondant aux violences commises
Art. 202.1 CP

Violation de domicile

Entrer dans le domicile d’autrui ou s’y maintenir contre la volonté de son occupant. Le domicile est le lieu où une personne mène sa vie privée, même sans l’occuper de façon permanente : une résidence secondaire peut en relever si elle conserve cette destination effective.

Emprisonnement de six mois à deux ans
Art. 202.2 CP

Violation de domicile aggravée

Circonstance aggravante applicable lorsque les faits sont commis avec violence ou intimidation sur les personnes, situation fréquente lorsque l’occupant légitime se trouve à l’intérieur au moment de l’entrée.

Emprisonnement d’un à quatre ans et amende de six à douze mois
Art. 203 CP

Violation de locaux professionnels ou commerciaux

Entrée contre la volonté du titulaire dans le siège d’une personne morale publique ou privée, un cabinet professionnel, un bureau, un établissement commercial ou un local ouvert au public en dehors des heures d’ouverture. C’est le texte applicable aux entrepôts, commerces et sièges sociaux occupés.

Emprisonnement de six mois à un an, assorti d’une amende, avec des peines aggravées en cas de violence ou d’intimidation
Art. 263 CP

Dégradations du bien

Causer des dommages au bien d’autrui : portes forcées, serrures détruites, installations mises hors service ou détériorations survenues pendant l’occupation. Ces faits s’ajoutent habituellement à l’occupation illicite et leur preuve repose sur l’évaluation d’un expert.

Amende de six à vingt-quatre mois, requalifiée en contravention pénale lorsque le dommage n’excède pas quatre cents euros
Art. 255 et 256 CP

Détournement de fluide électrique et d’eau

Utiliser l’électricité, le gaz, l’eau ou tout autre fluide appartenant à autrui par manipulation des compteurs, branchement direct ou tout autre moyen clandestin, ainsi que l’usage non consenti d’équipements terminaux de communication. La condamnation suppose d’établir qui a réalisé ou accepté la manipulation : résider dans les lieux ne suffit pas.

Amende de trois à douze mois lorsque le préjudice dépasse quatre cents euros ; contravention pénale en dessous de ce seuil
Art. 172 CP

Contrainte illicite exercée par le propriétaire

Couper l’électricité ou l’eau, changer la serrure, retirer portes et fenêtres ou faire pression sur les occupants pour provoquer leur départ sans décision de justice. Le titulaire qui se fait justice lui-même passe du statut de plaignant à celui de mis en cause, et la peine est prononcée dans sa moitié supérieure lorsque la contrainte vise à empêcher la jouissance légitime d’un logement.

Emprisonnement de six mois à trois ans ou amende de douze à vingt-quatre mois
Art. 13 LECrim et art. 250.1.4º LEC

Expulsion conservatoire et expulsion accélérée

Deux voies parallèles de récupération : la mesure conservatoire d’expulsion pouvant être ordonnée pendant l’instruction pénale comme première mesure de protection de la victime, et la procédure orale possessoire réformée par la loi 5/2018, qui permet de demander la restitution immédiate de la possession face à un occupant sans titre.

Il ne s’agit pas de peines, mais d’instruments procéduraux de récupération de la possession
Cadre répressif

Cadre répressif et facteurs qui déplacent la peine

La fourchette légale n’est qu’un point de départ. En pratique, la peine finale dépend de la nature du bien, du mode d’entrée, du montant du préjudice et du comportement ultérieur des deux parties.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Occupation paisibleImmeuble d’autrui ne constituant pas un domicileArt. 245.2 CPAmende de trois à six moisVocation de permanence et preuve que le bien appartient à autrui
Occupation violenteViolence ou intimidation sur les personnesArt. 245.1 CPEmprisonnement d’un à deux ans et amende de six à dix-huit moisCumul avec les blessures ou menaces effectivement commises
Violation de domicileEntrée ou maintien contre la volonté de l’occupantArt. 202.1 CPEmprisonnement de six mois à deux ansCaractère de domicile du bien à la date de l’entrée
Violation de domicile aggravéeCommise avec violence ou intimidationArt. 202.2 CPEmprisonnement d’un à quatre ans et amende de six à douze moisPrésence de l’occupant légitime à l’intérieur pendant les faits
Violation de locauxBureaux, entrepôts et établissements commerciauxArt. 203 CPEmprisonnement de six mois à un an, assorti d’une amendeHeures d’ouverture et volonté expresse du titulaire
DégradationsDétériorations causées à l’entrée ou pendant le séjourArt. 263 CPAmende de six à vingt-quatre moisÉvaluation par expert et seuil de quatre cents euros
Détournement de fluideBranchements d’électricité, de gaz ou d’eauArt. 255 et 256 CPAmende de trois à douze moisMontant détourné et auteur matériel de la manipulation
Contrainte illiciteExpulsion de fait engagée par le propriétaireArt. 172.1 CPEmprisonnement de six mois à trois ans ou amende de douze à vingt-quatre moisMoitié supérieure lorsque la jouissance légitime du logement est empêchée

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Ce qui tranche un dossier d’occupation, ce n’est pas le récit des parties, mais l’analyse forensique

Ouvertures et résiliations de contrats de fourniture, relevés de consommation, constats notariés, rapports du syndic, procès-verbal de la première intervention policière, journaux d’accès à l’immeuble et métadonnées des photographies produites : la preuve objective de la date de début de l’occupation et du caractère réellement habité du bien décide de l’issue bien avant toute déclaration. Ce travail probatoire est structuré par la méthode LIWARD Legal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient, ou démonte, l’accusation.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des actifs avec une rigueur d’expertise.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Sociétés patrimoniales, promoteurs, fonds d’investissement et établissements financiers détenant des immeubles vacants : prévention des occupations, protocole de réaction dans les quarante-huit premières heures, plainte et constitution de partie civile, réclamation des dégradations et des consommations générées pendant l’occupation.

A

Administrateurs et dirigeants

Syndics, gestionnaires de patrimoine et dirigeants qui doivent décider de la marche à suivre sans commettre de contrainte illicite ni de justice privée. Nous validons la décision avant son exécution, c’est-à-dire au moment où le risque pénal peut encore être évité.

I

Mis en cause

Personnes mises en cause pour occupation illicite, violation de domicile, dégradations ou détournement de fluide. Nous examinons le titre invoqué, la date réelle d’entrée, la nature du bien et la situation de vulnérabilité établie, et travaillons les issues qui évitent la condamnation ou ramènent la peine à une amende.

V

Victimes · partie civile

Propriétaires, bailleurs et occupants légitimes privés de l’usage de leur logement : constitution de partie civile, demande d’expulsion conservatoire à l’instruction, articulation avec la procédure civile possessoire et chiffrage complet du préjudice indemnisable.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

Occuper un logement vide est-il un délit en Espagne ?
Cela dépend du bien. S’il ne constitue pas un domicile, l’occupation paisible à vocation de permanence relève de l’article 245.2 du Code pénal et n’est punie que d’une amende de trois à six mois. Si le bien est le domicile de quelqu’un, y compris une résidence secondaire ayant une destination effective d’habitation, y entrer ou s’y maintenir contre la volonté de l’occupant constitue une violation de domicile de l’article 202, punie de six mois à deux ans d’emprisonnement.
La police peut-elle expulser directement les occupants ?
Une intervention policière immédiate n’est possible que si l’infraction est en train d’être commise, c’est-à-dire en situation de flagrant délit, ce qui en pratique se limite aux premières heures suivant l’entrée. Une fois l’occupation installée, l’expulsion exige une décision judiciaire : la mesure conservatoire de l’article 13 du Code de procédure pénale espagnol dans le cadre de l’instruction, ou la décision rendue dans la procédure civile possessoire.
Qu’est-ce que la procédure d’expulsion accélérée de la loi 5/2018 ?
Il s’agit de la réforme de la procédure orale prévue à l’article 250.1.4º du Code de procédure civile espagnol, qui permet aux propriétaires personnes physiques, aux organismes sans but lucratif et aux administrations publiques de demander la restitution immédiate de la possession d’un logement occupé sans titre. Si les défendeurs ne justifient pas d’un titre suffisant dans le délai imparti, le tribunal peut ordonner l’expulsion sans attendre l’audience.
Que risque le propriétaire qui change la serrure ou coupe les fournitures ?
Un risque pénal réel. Agir par voie de fait sur un bien occupé peut constituer une contrainte illicite au sens de l’article 172 du Code pénal, la peine étant prononcée dans sa moitié supérieure lorsque le but est d’empêcher la jouissance légitime du logement, et selon les cas une justice privée sanctionnée pénalement, voire une violation de domicile. La récupération doit toujours passer par la voie judiciaire.
Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre — Legal Intelligence Warfare for Defense — qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique.
Société de Conseil Juridique et Expert

Dans un dossier d’occupation, la première décision conditionne toutes les suivantes : certains gestes sont de ceux où l’erreur n’est pas réversible

Une conversation précoce peut changer le cours de toute l’affaire. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place.


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