Article 319 du Code pénal espagnol : Construction illégale

L’article 319 du Code pénal espagnol punit les promoteurs, constructeurs et maîtres d’oeuvre qui réalisent des travaux non autorisables sur des sols protégés ou non constructibles, et permet d’ordonner la démolition.

Également cité comme : article 319 du Code pénal espagnol · art. 319 CP · 319 cp · artículo 319 del Código Penal.

Texte de l’article 319 du Code pénal espagnol

1. Sont infligées les peines de un an et six mois à quatre ans de prison, une amende de douze à vingt-quatre mois, sauf si l’avantage obtenu par l’infraction est supérieur au montant en résultant, auquel cas l’amende est du simple au triple du montant de cet avantage, et l’interdiction spéciale d’exercer une profession ou un métier pour une durée de un à quatre ans, aux promoteurs, constructeurs ou maîtres d’oeuvre qui réalisent des travaux d’urbanisation, de construction ou d’édification non autorisables sur des sols destinés à des voies de circulation, des espaces verts, des biens du domaine public ou des lieux dont la valeur paysagère, écologique, artistique, historique ou culturelle est légalement ou administrativement reconnue, ou qui, pour les mêmes motifs, ont été considérés comme faisant l’objet d’une protection particulière.

2. Est infligée la peine de un à trois ans de prison, une amende de douze à vingt-quatre mois, sauf si l’avantage obtenu par l’infraction est supérieur au montant en résultant, auquel cas l’amende est du simple au triple du montant de cet avantage, et l’interdiction spéciale d’exercer une profession ou un métier pour une durée de un à quatre ans, aux promoteurs, constructeurs ou maîtres d’oeuvre qui réalisent des travaux d’urbanisation, de construction ou d’édification non autorisables sur un sol non constructible.

3. En tout état de cause, les juges ou tribunaux peuvent, de manière motivée, ordonner, aux frais de l’auteur du fait, la démolition de l’ouvrage et la remise en son état originaire de la réalité physique altérée, sans préjudice des indemnités dues aux tiers de bonne foi et, en appréciant les circonstances et après audition de l’administration compétente, ils subordonnent temporairement la démolition à la constitution de garanties assurant le paiement de celles-ci. Dans tous les cas, la confiscation des gains provenant de l’infraction est ordonnée, quelles que soient les transformations qu’ils auraient pu subir.

4. Dans les cas prévus au présent article, lorsqu’une personne morale est responsable conformément aux dispositions de l’article 31 bis du présent Code, lui est infligée la peine d’amende de un à trois ans, sauf si l’avantage obtenu par l’infraction est supérieur au montant en résultant, auquel cas l’amende est du double au quadruple du montant de cet avantage.

Compte tenu des règles établies à l’article 66 bis, les juges et tribunaux peuvent également infliger les peines énoncées aux lettres b) à g) du paragraphe 7 de l’article 33.

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.

Peine encourue. Un an et six mois à quatre ans de prison sur sols protégés, un à trois ans sur sol non constructible, avec amende, interdiction professionnelle et possibilité de démolition aux frais de l’auteur.

Éléments constitutifs de l’infraction

  1. Qualité de promoteur, de constructeur ou de maître d’oeuvre.
  2. Réalisation de travaux d’urbanisation, de construction ou d’édification.
  3. Caractère non autorisable des travaux, et non simplement non autorisé.
  4. Nature du sol : destiné à des voies, espaces verts, domaine public ou lieux de valeur protégée, ou sol non constructible.

Stratégie de défense

Distinguer le non autorisable du non autorisé. L’infraction exige que les travaux soient non autorisables, c’est-à-dire insusceptibles de régularisation. L’ouvrage réalisé sans permis mais conforme à la planification en vigueur échappe à la qualification et relève du seul droit administratif.

Contester la qualification du sol. La qualification du sol au moment des faits est déterminante. Les modifications de planification, les classements provisoires et les recours pendants contre les instruments d’aménagement doivent être examinés avec précision.

Combattre la démolition. Le paragraphe 3 exige une décision motivée et l’audition de l’administration compétente. La proportionnalité de la mesure, l’existence de tiers de bonne foi et la possibilité de régularisation ultérieure sont les arguments à développer.

Délimiter la qualité des intervenants. Seuls le promoteur, le constructeur et le maître d’oeuvre sont visés. Le propriétaire du terrain qui n’a pas exercé ces fonctions, ou le simple exécutant matériel, échappent à la qualification.

Contrôler la prescription. Le point de départ du délai est l’achèvement des travaux, question fréquemment discutée dans les constructions réalisées par phases. La reconstitution documentaire du calendrier des travaux est déterminante.

Défense dans cette matière

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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.

Questions fréquentes

Quelle est la peine prévue par l’article 319 du Code pénal espagnol (construction illégale) ?

Un an et six mois à quatre ans de prison sur sols protégés, un à trois ans sur sol non constructible, avec amende, interdiction professionnelle et possibilité de démolition aux frais de l’auteur.

Quels sont les éléments constitutifs de l’infraction prévue à l’article 319 du Code pénal espagnol ?

Qualité de promoteur, de constructeur ou de maître d’oeuvre. Réalisation de travaux d’urbanisation, de construction ou d’édification. Caractère non autorisable des travaux, et non simplement non autorisé. Nature du sol : destiné à des voies, espaces verts, domaine public ou lieux de valeur protégée, ou sol non constructible.

Quelle stratégie de défense adopter face à une poursuite fondée sur l’article 319 du Code pénal espagnol ?

Distinguer le non autorisable du non autorisé. L’infraction exige que les travaux soient non autorisables, c’est-à-dire insusceptibles de régularisation. L’ouvrage réalisé sans permis mais conforme à la planification en vigueur échappe à la qualification et relève du seul droit administratif. Contester la qualification du sol. La qualification du sol au moment des faits est déterminante. Les modifications de planification, les classements provisoires et les recours pendants contre les instruments d’aménagement doivent être examinés avec précision. Combattre la démolition. Le paragraphe 3 exige une décision motivée et l’audition de l’administration compétente. La proportionnalité de la mesure, l’existence de tiers de bonne foi et la possibilité de régularisation ultérieure sont les arguments à développer. Délimiter la qualité des intervenants.

Le texte français de l’article 319 du Code pénal espagnol a-t-il un caractère officiel ?

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.

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