Article 312 du Code pénal espagnol : Trafic de main-d’oeuvre

L’article 312 du Code pénal espagnol punit le trafic illégal de main-d’oeuvre, le recrutement par des offres trompeuses et l’emploi d’étrangers sans autorisation dans des conditions portant atteinte à leurs droits.

Également cité comme : article 312 du Code pénal espagnol · art. 312 CP · 312 cp · artículo 312 del Código Penal.

Texte de l’article 312 du Code pénal espagnol

1. Sont punis des peines de deux à cinq ans de prison et d’une amende de six à douze mois ceux qui font commerce de manière illégale de la main-d’oeuvre.

2. Encourent la même peine ceux qui recrutent des personnes ou les déterminent à abandonner leur poste de travail en offrant un emploi ou des conditions de travail trompeurs ou faux, ainsi que ceux qui emploient des ressortissants étrangers sans autorisation de travail dans des conditions portant atteinte, supprimant ou restreignant les droits qui leur sont reconnus par des dispositions légales, des conventions collectives ou le contrat individuel.

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.

Peine encourue. Deux à cinq ans de prison et amende de six à douze mois.

Éléments constitutifs de l’infraction

  1. Pour le paragraphe 1 : commerce illégal de main-d’oeuvre, c’est-à-dire cession de travailleurs en dehors des cadres légaux.
  2. Pour le paragraphe 2 : recrutement au moyen d’offres trompeuses ou fausses, ou détermination à abandonner un poste de travail.
  3. Ou emploi de ressortissants étrangers dépourvus d’autorisation de travail.
  4. Dans cette dernière hypothèse : conditions portant atteinte, supprimant ou restreignant les droits reconnus.

Stratégie de défense

Distinguer la cession illégale de la sous-traitance. La sous-traitance régulière, avec organisation propre et assomption du risque, ne constitue pas un commerce de main-d’oeuvre. La preuve de la structure réelle de l’entreprise sous-traitante est l’élément central de la défense.

Exiger l’atteinte aux droits. L’emploi d’un étranger sans autorisation n’est punissable que s’il s’accompagne de conditions portant atteinte à ses droits. Le respect de la convention collective et du salaire minimum écarte cette modalité, laquelle relève alors du seul droit administratif.

Contester le caractère trompeur de l’offre. Le paragraphe 2 exige des conditions trompeuses ou fausses au moment du recrutement. La modification ultérieure des conditions, ou l’échec du projet économique, ne réunit pas cet élément.

Délimiter la responsabilité dans la chaîne. Dans les chaînes de sous-traitance, la responsabilité doit être établie pour chaque intervenant. Le donneur d’ordre ne répond que s’il connaissait et a accepté les conditions imposées.

Articuler avec la traite des êtres humains. Lorsque l’accusation retient également l’article 177 bis, la délimitation entre les deux qualifications est essentielle, la traite exigeant l’emploi de moyens coercitifs et une finalité d’exploitation.

Défense dans cette matière

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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.

Questions fréquentes

Quelle est la peine prévue par l’article 312 du Code pénal espagnol (trafic de main-d’oeuvre) ?

Deux à cinq ans de prison et amende de six à douze mois.

Quels sont les éléments constitutifs de l’infraction prévue à l’article 312 du Code pénal espagnol ?

Pour le paragraphe 1 : commerce illégal de main-d’oeuvre, c’est-à-dire cession de travailleurs en dehors des cadres légaux. Pour le paragraphe 2 : recrutement au moyen d’offres trompeuses ou fausses, ou détermination à abandonner un poste de travail. Ou emploi de ressortissants étrangers dépourvus d’autorisation de travail. Dans cette dernière hypothèse : conditions portant atteinte, supprimant ou restreignant les droits reconnus.

Quelle stratégie de défense adopter face à une poursuite fondée sur l’article 312 du Code pénal espagnol ?

Distinguer la cession illégale de la sous-traitance. La sous-traitance régulière, avec organisation propre et assomption du risque, ne constitue pas un commerce de main-d’oeuvre. La preuve de la structure réelle de l’entreprise sous-traitante est l’élément central de la défense. Exiger l’atteinte aux droits. L’emploi d’un étranger sans autorisation n’est punissable que s’il s’accompagne de conditions portant atteinte à ses droits. Le respect de la convention collective et du salaire minimum écarte cette modalité, laquelle relève alors du seul droit administratif. Contester le caractère trompeur de l’offre. Le paragraphe 2 exige des conditions trompeuses ou fausses au moment du recrutement. La modification ultérieure des conditions, ou l’échec du projet économique, ne réunit pas cet élément. Délimiter la responsabilité dans la chaîne.

Le texte français de l’article 312 du Code pénal espagnol a-t-il un caractère officiel ?

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.

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