L’article 127 du Code pénal espagnol soumet à confiscation les produits, les instruments et les gains provenant de l’infraction, ainsi que leur valeur équivalente.
1. Toute peine infligée pour une infraction intentionnelle emporte la perte des produits qui en proviennent et des biens, moyens ou instruments avec lesquels elle a été préparée ou exécutée, ainsi que des gains provenant de l’infraction, quelles que soient les transformations qu’ils auraient pu subir.
2. Dans les cas où la loi prévoit l’imposition d’une peine privative de liberté supérieure à un an pour la commission d’une infraction par imprudence, le juge ou le tribunal peut ordonner la perte des produits qui en proviennent et des biens, moyens ou instruments avec lesquels elle a été préparée ou exécutée, ainsi que des gains provenant de l’infraction, quelles que soient les transformations qu’ils auraient pu subir.
3. Si, pour une circonstance quelconque, la confiscation des biens visés aux paragraphes précédents du présent article n’est pas possible, est ordonnée la confiscation d’autres biens pour un montant correspondant à leur valeur économique et à celle des gains qui en auraient été obtenus. Il est procédé de même lorsque la confiscation de biens, produits ou gains déterminés est ordonnée mais que leur valeur est inférieure à celle qu’ils avaient au moment de leur acquisition.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
Contester le lien avec l’infraction. La confiscation exige un lien entre le bien et l’infraction. Les biens acquis avant les faits, ou financés par des revenus licites documentés, doivent être exclus, ce qui suppose une reconstitution patrimoniale complète.
Protéger les tiers de bonne foi. La confiscation ne peut atteindre les biens appartenant à des tiers de bonne foi qui les ont acquis légalement. Leur intervention dans la procédure doit être organisée sans délai.
Discuter le calcul de la valeur équivalente. La confiscation par équivalent repose sur une évaluation. Le calcul doit porter sur le gain net et non sur le chiffre d’affaires, et déduire les coûts effectivement supportés.
Écarter la confiscation des instruments disproportionnée. La confiscation d’un véhicule ou d’un logement d’une valeur sans rapport avec la gravité des faits soulève une question de proportionnalité qui doit être expressément soulevée.
Contrôler les saisies conservatoires. Les saisies ordonnées pendant l’instruction anticipent la confiscation. Leur étendue, leur durée et leur nécessité doivent être discutées séparément, sans attendre le jugement.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.