Ce que nous défendonsFormes d’escroquerie sur internet
Défense et constitution de partie civile dans les formes de fraude en ligne les plus fréquentes, avec leur ancrage exact dans le Code pénal. Les modalités se recoupent souvent dans un même dossier : un hameçonnage sert à ouvrir un compte, lequel reçoit les fonds d’une fausse plateforme, avant réexpédition par une mule.
Art. 249.1.a CP
Escroquerie informatique
Manipulation informatique ou artifice semblable permettant d’obtenir un transfert d’actifs patrimoniaux non consenti, au préjudice d’autrui. La différence avec l’escroquerie classique est précise : ici la tromperie n’est pas dirigée contre une personne mais contre un système, lequel exécute l’opération sans qu’aucune volonté humaine ait été viciée.
Peine : 6 mois à 3 ans · forme aggravée, 1 à 6 ans.
Arts. 248–250 CP
Hameçonnage bancaire · phishing et smishing
Usurpation d’établissements bancaires par courriel, SMS ou appel afin d’obtenir des identifiants et de vider les comptes. Inclut la responsabilité de la banque pour défaillance de sécurité. Deux actions coexistent donc : la poursuite pénale de l’auteur, souvent difficile à localiser, et la réclamation adressée à l’établissement, qui ne dépend pas de son identification.
Peine : jusqu’à 6 ans dans les formes aggravées.
Arts. 248–250 CP
Fraude au président · BEC
Usurpation de dirigeants ou de fournisseurs afin de détourner des virements d’entreprise. Elle touche les entreprises de toutes tailles. La variante la plus efficace n’imite pas le dirigeant mais le fournisseur habituel, en annonçant un changement de coordonnées bancaires : l’opération paraît ordinaire, ce qui explique que la fraude ne soit découverte qu’à la réclamation du véritable créancier.
Peine : 1 à 6 ans (gravité particulière).
Arts. 248–250 CP
Fausses plateformes d’investissement
Officines financières non agréées, faux courtiers en ligne et systèmes pyramidaux avec captation massive d’investisseurs. Un indice constant précède la perte : l’impossibilité de retirer sans acquitter de nouveaux frais. Vérifier l’agrément auprès du superviseur avant tout versement reste la précaution la plus simple et la plus négligée.
Peine : 1 à 6 ans · pluralité de victimes.
Arts. 248–250 CP
Escroqueries sentimentales
Confiance obtenue au moyen de relations affectives simulées sur les réseaux et les applications, afin d’obtenir des remises d’argent répétées. Le fractionnement des versements sur plusieurs mois conduit parfois à minimiser les faits ; il s’agit pourtant d’un plan unique, et c’est le préjudice global qui doit être apprécié.
Peine : 6 mois à 6 ans selon le montant.
Arts. 248–249 CP
Ventes en ligne frauduleuses
Ventes fictives sur les plateformes d’occasion, fausses locations de vacances et boutiques en ligne inexistantes. Le montant unitaire est faible, ce qui décourage la plainte ; or c’est précisément le regroupement des cas qui révèle la structure et permet d’atteindre le seuil au-delà duquel la répétition cesse d’être un incident isolé.
Peine : 6 mois à 3 ans d’emprisonnement.
Art. 301 CP
Mules bancaires
Mise à disposition de comptes pour recevoir et réexpédier des fonds d’origine frauduleuse. Nous défendons ceux qui ont été recrutés sans connaître l’origine délictueuse de l’argent. Le point discuté n’est presque jamais le mouvement de fonds, établi par les relevés, mais l’élément subjectif : ce que la personne savait, et ce qu’elle ne pouvait pas ignorer.
Peine : blanchiment, 6 mois à 6 ans.
Art. 401 CP
Usurpation d’identité
Usurpation de l’identité d’autrui pour contracter, ouvrir des comptes ou commettre des fraudes au nom de la victime. La victime découvre souvent les faits par une réclamation de dette : elle doit alors mener deux fronts, la procédure pénale et la contestation des obligations souscrites en son nom.
Peine : 6 mois à 3 ans d’emprisonnement.
Art. 31 bis CP
Responsabilité de l’entreprise
Mise en cause de la personne morale impliquée dans des montages de fraude en ligne, et défense de l’entreprise victime d’une fraude interne. Ces deux positions se rejoignent sur un point : dans les deux cas, l’existence et l’effectivité des contrôles internes au moment des faits commandent l’essentiel de la discussion.
Conséquences : amende, suspension ou dissolution.