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Obligations familiales · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Non-paiement de pension en Espagne

Article 227 du Code pénal espagnol : quand la dette alimentaire devient une infraction.

En Espagne, cesser de payer la pension fixée par une décision de justice n’est pas seulement un manquement civil : au-delà de deux mensualités consécutives ou de quatre non consécutives, le comportement entre dans le champ du droit pénal. Nous accompagnons aussi bien le parent qui ne parvient plus à payer que celui qui ne perçoit plus rien, à Alicante, à Madrid et dans toute l’Espagne.

En bref. Article 227 du Code pénal espagnol : deux mensualités impayées suffisent. Défense et recouvrement en français à Alicante, Madrid et en Espagne.

Pourquoi c’est différent

227
Article du Code pénal espagnol qui réprime le non-paiement des prestations fixées par une décision de justice
2 + 4
Mensualités consécutives, ou non consécutives, à partir desquelles la voie pénale s’ouvre
3–12
Mois de prison prévus par le texte, l’alternative étant une amende de six à vingt-quatre mois

Une dette de famille qui bascule dans le droit pénal

Beaucoup de parents découvrent tardivement que le retard de paiement dont ils discutent depuis des mois a déjà changé de nature juridique. En droit espagnol, la frontière est chiffrée et le décompte est mécanique.L’article 227 du Code pénal espagnol réprime celui qui cesse de payer, pendant deux mensualités consécutives ou quatre mensualités non consécutives, toute prestation économique en faveur du conjoint ou des enfants fixée par une convention judiciairement approuvée ou par une décision de justice, dans les procédures de séparation, de divorce, de nullité, de filiation ou d’aliments. La peine prévue est de trois mois à un an de prison ou une amende de six à vingt-quatre mois, l’amende espagnole étant exprimée en durée et non en somme unique. Les deux mois se comptent par mensualités entières impayées, ce qui rend le décompte facilement vérifiable — et facilement contestable lorsqu’il a été mal établi.Ce n’est pas pour autant une prison pour dettes. La jurisprudence espagnole exige une capacité économique et une volonté rebelle au paiement : l’infraction est une omission intentionnelle, non une simple dette. Celui qui établit un chômage survenu, une maladie ou une insolvabilité qu’il n’a pas recherchée ne commet pas l’infraction, même si la dette civile subsiste intégralement. À l’inverse, la condamnation n’efface jamais l’arriéré : elle l’intègre. C’est cette double lecture, pénale et patrimoniale, qui structure notre travail sur ces dossiers.

Ce que nous défendons

Les situations que nous rencontrons le plus souvent

Un même chiffre d’arriéré peut recouvrir une incapacité réelle de payer ou une organisation délibérée de l’insolvabilité. La distinction est au cœur du dossier.

Art. 234 CP

Pension des enfants impayée

Le cas le plus fréquent : la prestation alimentaire fixée pour les enfants cesse d’être versée. Deux mensualités consécutives suffisent à ouvrir la voie pénale, à condition que la prestation résulte d’une convention judiciairement approuvée ou d’une décision de justice.

Art. 227.1 · 3 mois à 1 an de prison ou amende
Art. 235 CP

Pension du conjoint

Le texte espagnol ne vise pas seulement les enfants : la prestation économique fixée en faveur du conjoint dans une procédure de séparation, de divorce ou de nullité relève du même article et de la même échelle de peines.

Art. 227.1 · prestation en faveur du conjoint
Arts. 237–240 CP

Mensualités non consécutives

Quatre mensualités impayées, même dispersées sur plusieurs années, produisent le même effet que deux mensualités de suite. Le décompte se fait par mensualités entières, ce qui suppose de reconstituer précisément l’historique des versements.

Art. 227.1 · quatre mensualités alternées
Art. 241 CP

Autres obligations économiques

La même peine s’applique à celui qui manque à toute autre obligation économique pertinente fixée par ces mêmes décisions. La qualification suppose alors de vérifier ce que la décision civile mettait exactement à la charge du débiteur.

Art. 227.2 · autres obligations fixées
Art. 242 CP

Perte d’emploi ou maladie

La défense la plus solide reste l’absence de capacité économique. Vie professionnelle, prestations perçues, charges réelles et évolution des revenus permettent d’établir que le non-paiement n’a pas été choisi, ce qui prive l’infraction de son élément intentionnel.

Défense · absence d’élément intentionnel
Art. 244 CP

Paiements partiels ou en nature

Des versements irréguliers, des paiements directs de dépenses de l’enfant ou des transferts en nature peuvent rompre la volonté rebelle au paiement. Encore faut-il les documenter : le paiement de la main à la main, sans trace, est le pire ennemi de celui qui l’invoque.

Défense · preuve des versements
Art. 298 CP

Insolvabilité organisée

Se rendre insolvable pour ne pas payer — transferts au nouveau conjoint, salaires non déclarés, sociétés écrans — ajoute au dossier la figure de l’organisation d’insolvabilité, punie jusqu’à quatre ans par un article distinct du Code pénal espagnol.

Art. 257.2 · jusqu’à 4 ans
Art. 244/623

Modification de mesures en cours

Une demande de révision des mesures ne suspend rien. Tant qu’aucune décision nouvelle n’est rendue, la décision antérieure reste applicable et le paiement « anticipé » de la baisse espérée constitue un non-paiement au sens du texte.

Erreur fréquente · décision en vigueur
Arts. 16–62 CP

Parent qui ne perçoit plus rien

Nous intervenons aussi pour le parent créancier : plainte accompagnée d’une liquidation exacte de l’arriéré, coordination avec l’exécution civile et suivi des saisies. La voie pénale ne remplace pas l’exécution civile, elle la complète.

Réparation · art. 227.3

Cadre répressif

Ce que prévoit le Code pénal espagnol

Le tableau ci-dessous résume le cadre applicable au non-paiement des prestations familiales en droit espagnol, ainsi que la figure voisine de l’organisation d’insolvabilité, qui relève d’un autre article et d’une autre échelle de peines.

SituationArticleCadre répressifFacteur déterminant
Non-paiement de la pension des enfants2 mois de suite227.13 mois à 1 an de prison ou amende de 6 à 24 moisPrestation fixée par décision ou convention approuvée
Non-paiement de quatre mensualités non consécutives227.13 mois à 1 an de prison ou amende de 6 à 24 moisLes mensualités se comptent entières
Non-paiement de la prestation en faveur du conjoint227.13 mois à 1 an de prison ou amende de 6 à 24 moisSéparation, divorce, nullité, filiation ou aliments
Manquement à une autre obligation économique227.23 mois à 1 an de prison ou amende de 6 à 24 moisObligation fixée par la même décision
Réparation du dommage et arriéré227.3Paiement intégral des sommes duesExécutable comme responsabilité civile dans la procédure pénale
Organisation d’insolvabilité pour ne pas payer257.2Jusqu’à 4 ans de prisonTransferts d’actifs et revenus dissimulés
Incapacité économique réelle et démontrée227.1Absence d’infractionLa dette civile subsiste : il n’y a pas de prison pour dettes
Demande de modification des mesures en coursDécision civileAucune suspension du paiementLa décision en vigueur s’applique jusqu’à la suivante

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal espagnol en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique : la qualification retenue, la peine encourue et le sort de la dette dépendent des faits, des décisions civiles applicables et de l’appréciation du tribunal saisi.

Notre différence

Là où la dette familiale rencontre l’analyse patrimoniale

Notre méthode de travail porte un nom, et un cadre.Une doctrine de défense structurée, qui traite ces dossiers comme ce qu’ils sont : un décompte à vérifier, une capacité économique à établir et une décision civile à faire respecter ou à faire modifier. Nous l’appliquons de la même manière au parent poursuivi et au parent créancier.LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense est le nom que nous donnons à cette manière de travailler : renseignement juridique, analyse financière et comptable, preuve numérique et stratégie procédurale, articulés dès le premier entretien. C’est aussi ce qui permet d’éviter les erreurs les plus fréquentes : réduire soi-même le montant versé au motif qu’une demande de modification des mesures est en cours, se fier à un accord verbal qui ne modifie pas la décision en vigueur, payer sans laisser aucune trace bancaire, laisser courir les mensualités jusqu’à franchir le seuil pénal, ou croire qu’une condamnation solderait la dette alors qu’elle l’intègre comme réparation.

i.

Intelligence juridique

Lecture de la décision civile et du décompte : ce que la décision met exactement à la charge du débiteur, à partir de quelle date et sous quelle forme, détermine l’existence même de l’infraction.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstitution des revenus, des charges et des mouvements bancaires : c’est le cœur de ces dossiers, aussi bien pour établir une incapacité réelle que pour révéler une insolvabilité organisée.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Relevés, virements, messages et justificatifs de dépenses forment la preuve des versements invoqués ; leur recueil ordonné évite les discussions stériles à l’audience.

iv.

Stratégie procédurale

Articulation entre procédure pénale, exécution civile et demande de modification des mesures : trois leviers distincts, à activer dans le bon ordre.

Comment nous intervenons

Une méthode en quatre temps, du décompte à l’audience

Phase 01

Décompte et qualification

Premier entretien et vérification du décompte : quelles mensualités sont réellement impayées, à partir de quelle décision, et le seuil de deux mensualités consécutives ou de quatre non consécutives est-il franchi. Beaucoup de dossiers se jouent à ce stade.

Phase 02

Capacité économique

Constitution du dossier économique : parcours professionnel, prestations, charges, patrimoine et mouvements bancaires. Il s’agit d’établir soit l’impossibilité réelle de payer, soit, du côté du parent créancier, l’existence de ressources dissimulées.

Phase 03

Action ou défense

Dépôt de la plainte assortie d’une liquidation précise et coordination avec l’exécution civile, ou préparation de la défense et, s’il y a lieu, demande urgente de modification des mesures devant la juridiction de la famille.

Phase 04

Audience et réparation

Préparation de l’audience, discussion de l’élément intentionnel et de la peine, puis suivi de la réparation : la condamnation entraîne le paiement intégral de l’arriéré, exécutable dans la procédure pénale elle-même.

Qui nous représentons

Les deux côtés d’un même dossier familial

E

Entreprises

Le parent créancier qui ne perçoit plus la pension et qui cherche un levier réellement efficace, sans renoncer à l’exécution civile déjà engagée.

D

Administrateurs et dirigeants

Le parent débiteur convoqué par la justice espagnole alors qu’il a perdu son emploi, traversé une maladie ou vu ses charges augmenter.

I

Mis en cause

Le conjoint bénéficiaire d’une prestation compensatoire, dont le versement s’est interrompu après une séparation ou un divorce prononcé en Espagne.

V

Victimes · partie civile

Les familles franco-espagnoles dont les décisions de famille ont été rendues en Espagne et dont l’un des membres réside désormais à l’étranger.

Questions fréquentes

Ce que les familles nous demandent

Mon ex-conjoint ne paie plus depuis des mois : faut-il porter plainte au pénal ou exécuter au civil ?
Les deux voies coexistent et ne poursuivent pas le même objectif. L’exécution civile permet de saisir les revenus et les biens ; la plainte pénale, une fois le seuil de deux mensualités consécutives ou de quatre non consécutives franchi, ajoute la perspective d’une condamnation.Porter plainte ne remplace pas l’exécution civile : cela la complète.En pratique, nous déposons une plainte accompagnée d’une liquidation exacte de l’arriéré tout en poursuivant les mesures d’exécution déjà engagées. Le choix dépend du dossier, de la solvabilité réelle du débiteur et de l’ancienneté de l’arriéré, et suppose un examen préalable de votre situation.
Combien de mensualités faut-il pour que le non-paiement devienne une infraction ?
Le Code pénal espagnol fixe deux seuils alternatifs : deux mensualités consécutives ou quatre mensualités non consécutives, portant sur une prestation économique fixée par une décision de justice ou par une convention judiciairement approuvée.Les mensualités se comptent entières : un paiement partiel régulier ne se confond pas avec une mensualité impayée.C’est aussi pourquoi le décompte est souvent le premier terrain de discussion. Reconstituer les versements réels, dates et montants à l’appui, permet fréquemment de corriger un décompte inexact, dans un sens comme dans l’autre.
J’ai perdu mon emploi et je ne peux plus payer : est-ce que je risque la prison ?
L’infraction suppose une capacité économique et une volonté rebelle au paiement. Elle sanctionne une omission intentionnelle, pas la simple existence d’une dette.Une insolvabilité réelle et démontrée exclut l’infraction : il n’y a pas de prison pour dettes en droit espagnol.La dette civile, elle, subsiste et continue d’être exigible. C’est la raison pour laquelle une demande de modification des mesures devant la juridiction de la famille accompagne souvent la défense pénale. Aucune issue ne peut être garantie : l’appréciation appartient au tribunal.
Une condamnation efface-t-elle l’arriéré ?
Non, c’est l’inverse. Le Code pénal espagnol prévoit que la réparation du dommage exige le paiement des sommes dues.La condamnation entraîne la dette intégrale au titre de la responsabilité civile, exécutable dans la procédure pénale elle-même.Pour le parent créancier, c’est précisément l’intérêt de la voie pénale : elle place le recouvrement au cœur de la décision. Pour le parent poursuivi, c’est un élément à intégrer très tôt dans la stratégie, y compris lorsqu’un paiement devient possible en cours de procédure.
J’ai demandé une modification des mesures : puis-je réduire le montant en attendant ?
Non. Tant qu’une décision nouvelle n’a pas été rendue, la décision antérieure reste applicable dans son intégralité, et les accords verbaux postérieurs ne la modifient pas.Le paiement anticipé de la baisse espérée reste, aux yeux du texte, un non-paiement.C’est l’une des erreurs les plus fréquentes et les plus coûteuses. La démarche correcte consiste à solliciter la modification par la voie civile et, dans l’intervalle, à documenter chaque versement effectué.
L’autre parent s’est organisé insolvable : que peut-on faire ?
Lorsque le débiteur transfère ses actifs, dissimule ses revenus ou interpose des sociétés pour échapper au paiement, le droit pénal espagnol connaît une figure spécifique, l’alzamiento de bienes, c’est-à-dire l’organisation frauduleuse de son insolvabilité, punie jusqu’à quatre ans de prison par l’article 257.2 du Code pénal. Le dossier suppose alors un travail d’analyse financière : mouvements bancaires, actes de disposition et structures interposées. Chaque situation exige un examen individualisé avant toute décision.

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