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Cybercriminalité et services de paiement

Avocat pénaliste pour phishing et fraude bancaire en ligne en Espagne

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Défense pénale et réclamation contre l’établissement bancaire en cas d’hameçonnage, de smishing, de vishing et d’usurpation du numéro de la banque : escroquerie informatique de l’article 248.2 du Code pénal espagnol et remboursement de l’opération non autorisée au titre du décret-loi royal 19/2018 sur les services de paiement.

En bref. Phishing et fraude bancaire en ligne en Espagne : plainte, preuve numérique et recouvrement des fonds. Avocat pénaliste francophone. Contactez-nous.

Pourquoi c’est différent

248.2
Alinéa du Code pénal espagnol qui incrimine l’escroquerie informatique et l’usage de données de paiement
197 bis
Article qui réprime l’accès illicite aux systèmes d’information et l’interception de données
13 mois
Délai maximal pour notifier à l’établissement une opération de paiement non autorisée
J + 1
Remboursement du montant au plus tard le jour ouvrable suivant la notification
2
Bureaux à Madrid et Alicante · assistance partout en Espagne.
LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique.

L’hameçonnage n’est pas une négligence du client : c’est une infraction informatique et une opération de paiement non autorisée

La fraude bancaire en ligne ne ressemble plus au courriel mal traduit d’il y a dix ans. Aujourd’hui le message s’insère dans le fil de messages courts utilisé par la banque elle-même, l’appel affiche à l’écran le véritable numéro de l’établissement grâce à l’usurpation de l’identifiant d’appel, et l’interlocuteur connaît les derniers mouvements du compte. La victime ne remet pas son argent : elle communique un code à usage unique ou valide une confirmation dans l’application, persuadée de bloquer un débit. Sur le plan pénal, ces faits constituent le délit d’escroquerie informatique de l’article 248.2 du Code pénal espagnol, puni selon l’article 249, puisque le patrimoine est transféré par manipulation informatique ou artifice semblable, sans consentement valable du titulaire. Sur le plan contractuel et administratif, une seconde voie s’ouvre, souvent plus rapide : la réclamation pour opération de paiement non autorisée, dans laquelle la charge de la preuve de l’authentification incombe au prestataire de services de paiement et le remboursement n’est écarté que s’il démontre une fraude de l’utilisateur ou une négligence grave. Les deux voies sont compatibles et doivent être engagées en parallèle, car elles poursuivent des objectifs distincts : la voie pénale identifie les auteurs, bloque les fonds et fonde la réparation civile née de l’infraction ; la voie des services de paiement oblige l’établissement à restituer le montant sauf preuve contraire. Perdre l’une des deux par inaction ou par une notification mal rédigée est l’erreur la plus coûteuse que commet la victime d’un hameçonnage.

Ce que nous défendons

Les qualifications pénales réunies dans une fraude bancaire en ligne

Derrière un débit non reconnu se cache généralement une chaîne de comportements punissables : la collecte des identifiants, l’accès à la banque en ligne, l’usage des données de carte, l’usurpation de l’identité de l’établissement et la dispersion de l’argent sur des comptes relais. Chaque maillon relève d’un texte propre et d’une stratégie probatoire propre.

Article 248.2 a) du Code pénal

Escroquerie informatique

Il réprime le transfert non consenti de tout actif patrimonial obtenu par manipulation informatique ou artifice semblable. C’est la qualification naturelle de l’hameçonnage bancaire, de la fraude par usurpation dans l’application et des ordres de paiement passés avec des identifiants captés.

Peine déterminée selon l’article 249
Article 248.2 c) du Code pénal

Usage de données de carte d’autrui

Il couvre les opérations réalisées au préjudice du titulaire au moyen de cartes de crédit ou de débit, de chèques de voyage ou de tout autre instrument de paiement matériel ou immatériel obtenu illicitement, y compris les achats en ligne et les abonnements récurrents.

Peine déterminée selon l’article 249
Article 249 du Code pénal

Peine selon le montant du préjudice

Il prévoit six mois à trois ans d’emprisonnement lorsque le préjudice dépasse quatre cents euros et une amende d’un à trois mois dans le cas contraire. Dans les campagnes comportant de nombreux débits successifs, la continuité délictuelle est généralement retenue sur le montant total.

Six mois à trois ans si le préjudice dépasse 400 euros
Article 250.1 du Code pénal

Formes aggravées

Le cadre répressif s’élève lorsque le préjudice dépasse cinquante mille euros, lorsqu’il touche un nombre élevé de personnes, lorsqu’il porte sur des biens de première nécessité ou lorsque l’auteur tire parti de sa crédibilité commerciale ou professionnelle.

Un à six ans d’emprisonnement et amende de six à douze mois
Article 197 bis du Code pénal

Accès illicite aux systèmes d’information

Il sanctionne de manière autonome l’accès à tout ou partie d’un système informatique en violation des mesures de sécurité, ainsi que l’interception de transmissions non publiques de données, comportements préalables et nécessaires dans la plupart des fraudes de banque en ligne.

Six mois à deux ans ; interception, trois mois à deux ans
Article 197 du Code pénal

Atteinte au secret et aux données personnelles

Il couvre l’appropriation d’identifiants, de messages et de données à caractère personnel ainsi que leur cession ou diffusion à des tiers. Les fichiers de clients qui alimentent les campagnes d’hameçonnage ciblé relèvent pleinement de ce texte.

Un à quatre ans et amende de douze à vingt-quatre mois
Article 399 bis du Code pénal

Falsification et usage de cartes

Il réprime la falsification de cartes de crédit ou de débit et de chèques de voyage, leur détention en vue de la distribution et leur usage au préjudice d’autrui en connaissance de la falsification, y compris le clonage de pistes et la création de cartes virtuelles à partir de données captées.

Falsification, quatre à huit ans ; usage, deux à cinq ans
Article 400 bis du Code pénal

Usage par une personne non habilitée

Il assimile à l’usage de document faux l’emploi de documents authentiques par celui qui n’est pas habilité à les utiliser, règle décisive lorsque l’auteur opère avec les documents réels de la victime obtenus lors de la phase de collecte de données.

La peine du délit de faux correspondant
Articles 401 et 301 du Code pénal

Usurpation d’identité et mules bancaires

L’usurpation d’état civil suppose de s’attribuer l’identité complète d’autrui dans la vie juridique. En parallèle, celui qui reçoit puis réexpédie l’argent détourné répond du blanchiment de capitaux, y compris sous sa forme imprudente par manquement grave au devoir de vérification.

Usurpation, six mois à trois ans ; blanchiment, six mois à six ans
Cadre répressif

Cadre répressif et facteurs qui font varier la peine

Dans la fraude bancaire en ligne, la peine dépend du montant global, du nombre de victimes, du rôle établi dans la chaîne et de la réparation du préjudice. Ce tableau réunit les textes qui organisent la réponse pénale et les éléments que la juridiction apprécie pour chacun d’eux.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Escroquerie informatiqueTransfert non consenti par manipulationArticles 248.2 a) et 249.1 du Code pénalSix mois à trois ans d’emprisonnementMontant global et continuité délictuelle des débits
Escroquerie informatique aggravéePlus de 50 000 euros ou multitude de victimesArticle 250.1 du Code pénalUn à six ans et amende de six à douze moisAmpleur de la campagne et préjudice établi
Accès illicite aux systèmesIntrusion dans la banque en ligne d’autruiArticle 197 bis.1 du Code pénalSix mois à deux ans d’emprisonnementViolation effective des mesures de sécurité
Interception de donnéesCapture des codes à usage uniqueArticle 197 bis.2 du Code pénalTrois mois à deux ans ou amendeMoyen technique employé et caractère non public de la transmission
Appropriation et cession de donnéesFichiers utilisés dans les campagnes cibléesArticles 197.1 et 197.3 du Code pénalUn à quatre ans ; diffusion, deux à cinq ansNombre de personnes concernées et diffusion ultérieure
Falsification de cartesClonage et création de cartes virtuellesArticle 399 bis du Code pénalFalsification, quatre à huit ans ; usage, deux à cinq ansFabrication par opposition au simple usage éclairé
Blanchiment intentionnelCompte destinataire qui réexpédie les fondsArticle 301.1 du Code pénalSix mois à six ans et amende du simple au tripleIndices de connaissance de l’origine délictuelle
Blanchiment par imprudence graveManquement grave au devoir de vérificationArticle 301.3 du Code pénalSix mois à deux ans et amende du simple au tripleProfil de la personne recrutée et alertes reçues de la banque

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Face à la banque comme devant le tribunal, ce qui soutient la réclamation, c’est l’analyse forensique

Une affaire d’hameçonnage se défend sur deux fronts simultanés et dans deux langages différents. Au pénal, il faut identifier l’infrastructure de la fraude, la destination de l’argent et celui qui l’a reçu ; sur le terrain des services de paiement, il faut démonter l’affirmation selon laquelle le client aurait autorisé l’opération. Les deux voies reposent sur le même matériau probatoire : copie forensique du terminal avec chaîne de conservation, analyse des en-têtes du message et de l’identifiant d’appel usurpé, conservation des journaux par l’ordonnance judiciaire de l’article 588 octies de la loi de procédure pénale espagnole, réquisition adressée aux prestataires sur le fondement de l’article 588 ter j, traçabilité des comptes destinataires et demande de blocage et de saisie conservatoire au titre des articles 589 et 764 de la même loi. Ce matériau est aussi celui qui contraint l’établissement à produire ses journaux d’authentification forte et qui transforme la réclamation en une position défendable devant la Banque d’Espagne et, si nécessaire, devant la juridiction civile.LIWARD Legal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient, ou démonte, l’accusation.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des actifs avec une rigueur d’expertise.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque.

Ce qui décide du résultat

Les erreurs qui ruinent une défense

Dans la fraude bancaire en ligne, le dossier se gagne ou se perd dans les premières heures, et presque toujours à cause de décisions que la victime prend seule, encore sous le choc et au téléphone avec celui qui est en train de l’escroquer.

i.

Confirmer des opérations dans l’application pendant l’appel

Aucun établissement ne demande de valider un paiement, de saisir un code à usage unique ou d’installer une application d’assistance à distance pour bloquer un débit. Raccrochez, rappelez vous-même le numéro figurant au dos de la carte et ne confirmez strictement rien tant que dure l’appel entrant.

ii.

Signaler par téléphone sans laisser de trace écrite

La réclamation pour opération non autorisée suppose une notification sans retard injustifié à l’établissement. Faites-la par écrit avec accusé de réception, en identifiant chaque opération, et conservez-la : c’est le document qui fixe la date et déclenche l’obligation de remboursement.

iii.

Effacer le message, le courriel ou le lien reçu

Le message usurpé, l’en-tête du courriel, l’adresse du faux site et le journal d’appels constituent la preuve de l’artifice. Les supprimer permet à la banque de soutenir que l’opération a été correctement authentifiée. Conservez le terminal, ne réinitialisez pas l’appareil et demandez une copie forensique.

iv.

Accepter sans discuter la réponse invoquant une négligence grave

L’établissement doit établir que l’opération a été authentifiée, correctement enregistrée et comptabilisée ; affirmer que les identifiants corrects ont été utilisés ne suffit pas. Exigez les journaux d’authentification, le détail du second facteur et la traçabilité de l’appareil avant de considérer l’affaire close.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Particuliers et travailleurs indépendants confrontés à des débits, virements ou crédits non reconnus après un message ou un appel usurpant l’identité de leur banque.

A

Administrateurs et dirigeants

Entreprises touchées par la fraude au président ou par la modification frauduleuse des coordonnées bancaires figurant sur des factures transmises par courriel.

I

Mis en cause

Personnes mises en cause pour blanchiment de capitaux après avoir reçu puis réexpédié depuis leur compte des fonds provenant d’une fraude bancaire.

V

Victimes · partie civile

Clients dont la banque a refusé le remboursement en invoquant une négligence grave sans produire les journaux d’authentification de l’opération.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

La banque est-elle tenue de me rembourser ?
Le décret-loi royal 19/2018 sur les services de paiement prévoit que, lorsqu’une opération de paiement non autorisée est notifiée par l’utilisateur, l’établissement doit restituer le montant immédiatement et au plus tard à la fin du jour ouvrable suivant, sauf motifs raisonnables de soupçonner une fraude de l’utilisateur lui-même. Il n’est libéré que s’il établit que le client a agi frauduleusement ou avec une négligence grave.
À qui incombe la preuve de l’autorisation ?
Au prestataire de services de paiement. Lorsque l’utilisateur nie avoir autorisé une opération déjà exécutée, c’est à l’établissement de prouver qu’elle a été authentifiée, correctement enregistrée et comptabilisée, et qu’aucune défaillance technique ne l’a affectée. Le seul enregistrement de l’usage des identifiants ne suffit pas à conclure à une autorisation.
De quel délai est-ce que je dispose pour réclamer ?
La notification doit intervenir sans retard injustifié dès la connaissance du débit et, en tout état de cause, dans un délai maximal de treize mois à compter de la date de l’opération. Au pénal, l’escroquerie simple se prescrit par cinq ans et la forme aggravée de l’article 250 par dix ans, selon l’article 131 du Code pénal.
J’ai prêté mon compte pour un encaissement et je suis mis en cause. Que faire ?
Ne répondez à aucune réquisition et ne vous présentez pas à une audition sans défense technique. La stratégie consiste à établir l’ignorance de l’origine délictuelle des fonds et à documenter le recrutement, car le risque réel est la reconnaissance d’un dol éventuel ou de la forme imprudente de l’article 301.3 du Code pénal.
Porter plainte a-t-il un sens si l’argent est déjà parti à l’étranger ?
Oui. La plainte permet de demander le blocage des comptes intermédiaires, la conservation des journaux détenus par les prestataires et la coopération avec d’autres juridictions ; elle constitue en outre le support documentaire qui renforce la réclamation contre l’établissement. Plus elle est déposée tôt, plus la probabilité d’atteindre les fonds avant leur dispersion est élevée.
Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre — Legal Intelligence Warfare for Defense — qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique.
Société de Conseil Juridique et Expert

Notifiez par écrit, conservez l’appareil et agissez aujourd’hui, car dans la fraude bancaire en ligne l’erreur n’est pas réversible

Une conversation précoce peut changer le cours de toute l’affaire. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place.


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