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Violences Conjugales · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Défense pénale en matière de violences conjugales

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Tribunaux spécialisés, ordonnances de protection, procédures accélérées et mesures qui entrent en vigueur en quelques heures. En matière de violences conjugales, tout va très vite : l’assistance d’un avocat dans les 24 premières heures détermine le reste de la procédure.

En bref. Accusé de violences conjugales en Espagne ? Avocat pénaliste francophone 24h/24 : garde à vue, ordonnance de protection, procédure accélérée. 669 30 21 13.

Pourquoi c’est différent

72h
L’ordonnance de protection se décide en 72 heures. La stratégie doit être définie avant : ce qui s’y décide s’applique aussitôt.
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Bureaux à Madrid et Alicante · assistance partout en Espagne, y compris pour les comparutions urgentes.
LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique, appliquée à la messagerie, aux enregistrements et aux rapports médicaux.

Les violences conjugales n’admettent pas de défense de routine

Ces procédures partagent une même exigence : rapidité et précision technique. La plainte déclenche immédiatement l’interpellation, la procédure accélérée ou l’ordonnance de protection, avec des mesures pénales et civiles — éloignement, logement, garde — décidées lors d’une comparution de quelques minutes.

Cette concentration est propre au domaine : une même juridiction spécialisée statue à la fois sur le volet pénal et sur des questions civiles qui, en temps ordinaire, seraient tranchées ailleurs et bien plus lentement. La conséquence pratique est qu’une décision prise en quelques heures, sur un dossier encore mince, organise la vie quotidienne des deux parties pendant des mois : qui reste au domicile, qui voit les enfants et à quelles conditions.

S’y ajoutent la dispense de l’art. 416 LECrim, la preuve des certificats médicaux et, de plus en plus, la messagerie comme élément central. La dispense permet à la personne plaignante de refuser de témoigner contre son partenaire, mais elle ne fait pas disparaître le reste du dossier ; les certificats médicaux, eux, ne disent pas qui a causé une lésion, seulement ce qui a été constaté et quel traitement a été nécessaire — distinction qui décide pourtant du passage de l’art. 153 à l’art. 148.

Chaque décision initiale a des conséquences familiales et patrimoniales immédiates. C’est pourquoi nous intervenons dès le premier appel : assistance à la personne gardée à vue, préparation de la comparution sur les mesures et analyse technique de toute la preuve numérique disponible.

Ce que nous défendons

Les infractions en matière de violences conjugales

Défense et partie civile dans les figures spécifiques de protection contre les violences conjugales.

Art. 153.1 CP

Mauvais traitement occasionnel

Atteinte psychique ou blessure légère, et mauvais traitement sans blessure, envers le partenaire ou ex-partenaire de l’auteur. Ce qui sépare cette figure d’une blessure ordinaire, c’est la relation entre les personnes : le même fait matériel devient une infraction autonome, avec son propre cadre et des peines accessoires. Elle se distingue de l’art. 173.2 par son caractère ponctuel — ici un épisode isolé, là une situation prolongée dans le temps.

Peine : 6 mois à 1 an ou travaux d’intérêt général.
Art. 173.2 CP

Violence habituelle

Violence physique ou psychique habituelle sur le partenaire ou les proches : l’infraction la plus grave du domaine domestique. L’habitualité ne se mesure pas au nombre de plaintes ou de condamnations antérieures, mais à la répétition d’actes et à leur proximité dans le temps, y compris lorsqu’ils n’ont pas été poursuivis séparément. Elle se cumule avec les infractions concrètes, ce qui explique que la peine finale dépasse celle de chaque épisode pris isolément.

Peine : 6 mois à 3 ans + peines accessoires.
Art. 171.4 CP

Menaces légères

Menaces légères envers la personne qui est ou a été le partenaire : infraction spécifique de violences conjugales, assortie de peines autonomes. La frontière avec l’expression d’un conflit se trace sur le caractère sérieux et crédible de l’annonce d’un mal, appréciée dans son contexte. La qualification n’est pas neutre : classée ici, la conduite entraîne éloignement et interdiction de communiquer, avec des effets immédiats sur le logement et sur les contacts avec les enfants.

Peine : 6 mois à 1 an ou travaux d’intérêt général.
Art. 172.2 CP

Contraintes légères

Contraintes légères sur le partenaire ou l’ex-partenaire, fréquentes dans les contextes de rupture et de conflit autour des enfants. La contrainte consiste à imposer ou à empêcher un comportement sans droit de le faire ; elle se distingue de la menace, qui annonce un mal futur, et se démontre par des faits datés plutôt que par une appréciation générale de la relation.

Peine : 6 mois à 1 an ou travaux d’intérêt général.
Art. 148.4º CP

Blessures aggravées

Blessures de l’art. 147.1, aggravées lorsque la victime est ou a été la partenaire de l’auteur. Le passage de l’art. 153 à l’art. 148 dépend d’un critère médical : la blessure a-t-elle exigé un traitement médical ou chirurgical au-delà d’une première assistance ? De cette qualification dépendent un cadre de deux à cinq ans et donc la perspective d’une peine ferme, d’où le poids du rapport médico-légal et de sa lecture contradictoire.

Peine : 2 à 5 ans d’emprisonnement.
Art. 172 ter CP

Harcèlement (stalking)

Surveillance, poursuite ou contacts répétés qui perturbent gravement la vie de la victime. La loi exige une insistance qui modifie effectivement les habitudes de la personne : un contact isolé ne suffit pas. Dans un contexte de rupture, la distinction avec les échanges liés à l’organisation familiale est délicate et se tranche sur une chronologie précise — heures, fréquence, canaux, présences — plutôt que sur une impression d’ensemble.

Peine : 1 à 2 ans dans sa forme aggravée.
Art. 468.2 CP

Violation de mesure

Violation de peines ou de mesures d’éloignement : l’une des infractions les plus fréquentes de ce domaine. Le point le plus souvent ignoré est que l’accord de la personne protégée n’exonère pas : la mesure est judiciaire et ne se lève que par décision du tribunal. Une reprise de contact acceptée par les deux parties ouvre donc une nouvelle procédure. Demander la modification de la mesure est la seule voie régulière.

Peine : 6 mois à 1 an d’emprisonnement.
Art. 197.7 CP

Diffusion d’images intimes

Diffusion non consentie d’images intimes, aggravée en cas de relation de couple présente ou passée. Ce qui est puni n’est pas l’obtention, qui a pu être consentie, mais la diffusion ultérieure sans accord. La preuve porte sur l’acte de transmission, son auteur et son étendue, ce qui suppose une expertise des terminaux et des comptes plutôt que la seule production de captures d’écran.

Peine : 6 mois à 1 an (moitié supérieure).
LO 1/2004

Ordonnance de protection

Mesures pénales et civiles urgentes : éloignement, interdiction de communiquer, logement, garde et pension alimentaire. Défense et demande technique. La comparution est brève et se tient très tôt, souvent avant tout examen approfondi du dossier ; ce qui s’y décide s’applique immédiatement et se révise ensuite difficilement. S’y préparer suppose d’apporter dès ce moment les pièces disponibles, et non de les réserver pour l’audience de jugement.

Décision : comparution sous 72 heures.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable. La peine concrète dépend du montant, des circonstances aggravantes et de la phase de la procédure.

InfractionArticleCadre de peineFacteur aggravant clé
Mauvais traitement occasionnelArt. 153.1153.16 mois – 1 anAu domicile ou en présence de mineurs : moitié supérieure
Violence habituelle173.26 mois – 3 ansHabitualité établie + peines accessoires
Menaces légères171.46 mois – 1 anAvec armes : 171.5
Blessures aggravées148.4º2 – 5 ansRésultat et moyens employés
Harcèlement (stalking)172 ter1 – 2 ansSur partenaire ou ex-partenaire
Violation de mesure468.26 mois – 1 anLe consentement de la victime n’exonère pas
Images intimes197.7Moitié supérieureRelation de couple
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de programme de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où les violences conjugales rencontrent l’analyse forensique

La preuve, dans ces procédures, est de plus en plus numérique et technique : messagerie, enregistrements audio, certificats médicaux, rapports psychologiques. Leur analyse technique décide autant de la condamnation que de l’acquittement.

Le risque, ici, tient au format : une conversation réduite à quelques captures d’écran perd son ordre, ses réponses et ses heures réelles, et un enregistrement isolé perd son contexte. Reconstituer l’échange complet, vérifier les horodatages et lire exactement ce que constate un certificat — et ce qu’il ne constate pas — change le sens d’un dossier, dans un sens comme dans l’autre.

C’est pourquoi nous appliquons LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires. Dans un calendrier aussi resserré, savoir dès le premier jour quelles pièces manquent et lesquelles doivent être demandées au tribunal fait la différence.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation. Elle intervient sur le volet patrimonial : charges du logement, capacité contributive, pension alimentaire et responsabilité civile.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise. Un extrait de messagerie ou un enregistrement ne valent que si l’on démontre comment ils ont été obtenus et conservés : l’intégrité se prouve, elle ne se suppose pas.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque. Déclarer ou se taire, demander une expertise, solliciter la révision d’une mesure : chaque choix produit des effets sur les phases suivantes.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte. C’est la phase décisive : la comparution sur l’ordonnance de protection se tient dans les premières heures et fixe l’éloignement, le logement et le régime avec les enfants.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas. Nous confrontons les déclarations, les certificats médicaux et les échanges complets afin de séparer ce qui est établi de ce qui est seulement affirmé.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise. Dans une procédure accélérée, les demandes de preuve doivent être formulées très tôt : extraction intégrale des terminaux, comparution des professionnels de santé, production des enregistrements complets.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo. Les objections sur la validité ou l’intégrité des éléments doivent avoir été soulevées en temps utile pour rester discutables devant les juridictions supérieures.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Familles et proches concernés : gestion intégrale de la procédure pénale et de ses effets civils (garde, logement, pensions). Ces effets se décident dans le même temps que le volet pénal, et une décision provisoire mal préparée s’installe souvent pour longtemps.

D

Administrateurs et dirigeants

Professionnels et dirigeants dénoncés : protection de la réputation et défense technique avec une confidentialité maximale. Les peines accessoires et les mesures d’éloignement peuvent affecter un domicile, un lieu de travail commun ou l’exercice d’une fonction, ce qui doit être anticipé dès la comparution initiale.

I

Mis en cause

Gardés à vue et mis en cause : assistance immédiate 24 h, préparation de la déclaration et de la comparution sur les mesures. Le premier réflexe utile est de conserver les échanges complets et de s’abstenir de tout contact, direct ou indirect, avec la partie plaignante.

V

Victimes · partie civile

Victimes : obtention de l’ordonnance de protection, partie civile et accompagnement à toutes les phases. Nous expliquons quelles mesures peuvent être demandées, ce qu’implique la dispense de témoigner et comment se coordonnent le volet pénal et les questions familiales.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

Je viens d’être interpellé sur plainte de ma partenaire. Que va-t-il se passer ?
Sous 72 heures, présentation au juge, avec probable procédure accélérée et comparution d’ordonnance de protection. Ce que vous déclarerez — et ce qui sera décidé lors de cette comparution — conditionnera l’éloignement, l’usage du logement et le régime avec vos enfants. Il faut comprendre le rythme : dans ce type de procédure, la phase d’instruction peut être très courte et l’affaire être jugée peu après, de sorte que les éléments à décharge doivent être identifiés et demandés immédiatement, et non gardés pour plus tard. Ne déclarez pas sans assistance spécialisée.
La victime peut-elle retirer sa plainte ?
Pas exactement : la procédure est publique et se poursuit, mais la victime peut invoquer la dispense de l’art. 416 LECrim et refuser de témoigner contre son partenaire, avec des effets décisifs sur la preuve. La dispense doit lui être expressément rappelée, et son exercice ne fait pas disparaître les autres éléments du dossier : certificats médicaux, messages, déclarations d’agents ou de témoins directs peuvent subsister. Sa portée dépend aussi du moment où elle est invoquée et du lien existant au moment des faits. Nous évaluons cette portée dans chaque affaire, dans un sens comme dans l’autre.
Que se passe-t-il si je reprends contact malgré une mesure d’éloignement ?
C’est une infraction autonome de l’art. 468.2 CP, même si la victime consent à ce rapprochement. Cela génère une nouvelle affaire pénale, une possible détention provisoire et aggrave la situation initiale. La raison est simple : la mesure a été prise par un tribunal et seul un tribunal peut la modifier, de sorte qu’aucun accord entre les intéressés ne la neutralise. Cela vaut aussi pour les contacts indirects — messages transmis par un tiers, réseaux sociaux, présence sur un lieu couvert par l’interdiction. Si la situation a changé, la voie régulière est de solliciter la révision de la mesure devant la juridiction qui l’a ordonnée.
Je suis victime. Quelles mesures puis-je obtenir et dans quel délai ?
L’ordonnance de protection se décide lors d’une comparution sous 72 heures et elle peut inclure l’éloignement, l’interdiction de communiquer, l’attribution du logement, la garde provisoire et la pension alimentaire. Elle réunit ainsi, en une seule décision et dans un délai très bref, des mesures qui relèveraient autrement de deux procédures distinctes, pénale et civile. Sa durée est limitée pour le volet civil, ce qui oblige à préparer la suite devant la juridiction compétente. La préparation technique de cette comparution est essentielle : c’est le moment le plus important de la procédure.
Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale. Pour un justiciable francophone, trois points doivent être anticipés : le droit à un interprète à chaque acte, qui doit être demandé et consigné, les effets d’une mesure d’éloignement sur un logement occupé en commun, et la reconnaissance des mesures de protection lorsque l’une des parties réside dans un autre État de l’Union.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire le dossier sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique. Ici, cela signifie reconstituer une chronologie vérifiable : horodatage réel des messages, contenu complet des échanges plutôt que des extraits, contenu exact des certificats médicaux, cohérence des déclarations successives. Ce travail sert autant la défense que la partie civile.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans une procédure pour violences conjugales, l’erreur n’est pas réversible

Une conversation précoce peut changer le cours de toute l’affaire. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place.

La mesure d’éloignementest prononcée dans les premières heures, et sa violation constitue une infraction autonomemême si la personne protégée consent au contact. C’est l’erreur qui provoque le plus de condamnations.

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