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Infractions sociétaires · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Défense pénale en matière d’infractions sociétaires

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Falsification des comptes, décisions abusives, gestion déloyale et atteinte aux droits de l’associé. Lorsque le conflit entre associés franchit la ligne pénale, la stratégie doit protéger à la fois la procédure et la valeur de l’entreprise.

En bref. Avocat francophone en Espagne pour les infractions sociétaires : falsification des comptes, gestion déloyale, abus de confiance et conflits entre associés.

Pourquoi c’est différent

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Un conflit entre associés mal géré détruit de la valeur. La stratégie pénale doit la protéger. Les premières heures décident de la conservation des pièces comptables et de l’accès aux serveurs de la société.
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Bureaux à Madrid et Alicante · assistance partout en Espagne. La compétence territoriale suit le siège social ou le lieu des faits.
LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique. Elle sert autant la défense d’un administrateur que la constitution de partie civile d’un minoritaire.

Le conflit entre associés n’admet pas de lectures superficielles

Les infractions sociétaires partagent une même exigence : une compréhension approfondie du droit des sociétés. Derrière chaque plainte se cache une lutte pour le contrôle, une cession avortée ou une succession conflictuelle. La voie pénale est un instrument puissant — et parfois abusif — dans ces guerres entre associés : distinguer l’infraction réelle du litige commercial déguisé exige de maîtriser la comptabilité, les devoirs des administrateurs et la jurisprudence la plus récente. La qualification précoce est déterminante. C’est pourquoi nous réunissons dans une même équipe pénalistes, analyse financière et comptable et expertise forensique : nous lisons les comptes et les décisions comme le fera le tribunal, avant qu’il ne le fasse.

La difficulté tient à ce que le droit pénal espagnol ne réprime pas la mauvaise gestion en tant que telle : il exige un dépassement des pouvoirs conférés, un préjudice patrimonial vérifiable et un élément intentionnel. Entre la décision malheureuse, le manquement au devoir de loyauté et l’infraction, la frontière se joue sur des pièces comptables, non sur des impressions.

L’enjeu est aussi procédural. En Espagne, la phase préparatoire — l’instrucción, conduite par un juge d’instruction et non par le parquet — commande tout le reste : expertises, réquisitions bancaires et mesures conservatoires s’y obtiennent ou s’y perdent. Ce qui n’a pas été sollicité à ce stade ne se rattrape que très difficilement à l’audience.

Ce que nous défendons

Les qualifications pénales en matière sociétaire

Défense et constitution de partie civile dans les qualifications des arts. 290 à 297 CP et les infractions connexes, avec leur ancrage exact.

Art. 290 CP

Falsification des comptes

Falsification des comptes annuels ou d’autres documents devant refléter la situation juridique ou économique de la société.

La falsification suppose une altération de nature à tromper le destinataire de l’information sociale : elle ne se confond pas avec un désaccord sur un critère d’amortissement ou de provision. Le débat porte sur le caractère significatif de la distorsion, question que seul un rapport d’expertise comptable permet de trancher.

Peine : 1 à 3 ans + amende · en cas de préjudice : moitié supérieure.
Art. 291 CP

Décisions abusives

Imposition par la majorité de décisions préjudiciables, dans un intérêt propre et sans profit pour la société, au détriment des minoritaires.

L’incrimination vise l’abus de la majorité, non la divergence stratégique : il faut établir que la décision procurait un bénéfice propre au groupe majoritaire sans contrepartie pour la société. Une décision impopulaire mais justifiée par l’intérêt social échappe à cette qualification et relève, le cas échéant, de l’action en annulation.

Peine : 6 mois à 3 ans ou amende.
Art. 292 CP

Décisions adoptées par majorité fictive

Décisions préjudiciables adoptées au moyen de majorités inexistantes : abus de signature en blanc, attribution indue de voix.

Ici, le vice n’affecte pas le contenu de la décision mais sa formation : la majorité invoquée n’existait pas. La preuve se construit sur les procès-verbaux, la liste des présences et les pouvoirs de représentation, dont l’examen révèle souvent des signatures utilisées au-delà du mandat consenti.

Peine : 6 mois à 3 ans ou amende.
Art. 293 CP

Refus des droits de l’associé

Refus réitéré du droit d’information, de participation à la gestion ou de souscription préférentielle de l’associé.

La réitération est l’élément décisif : un refus isolé ne suffit pas. Il faut documenter des demandes formelles successives et laisser une trace certaine de leur réception, faute de quoi la plainte se heurte à l’absence d’un élément que le type exige expressément.

Peine : amende de 6 à 12 mois.
Art. 294 CP

Entrave à la supervision

Faire obstacle à l’action des organes de supervision dans les sociétés soumises aux marchés réglementés.

Ce type ne concerne que les sociétés soumises à la surveillance d’organes administratifs. Il sanctionne le refus de fournir l’information requise ou l’obstruction à une inspection, et non le désaccord de fond avec le régulateur.

Peine : 6 mois à 3 ans ou amende.
Art. 252 CP

Gestion déloyale

Dépassement des pouvoirs d’administration du patrimoine social causant un préjudice : la qualification vedette du conflit entre associés.

Détachée de l’abus de confiance, la gestion déloyale protège le patrimoine administré contre l’excès de pouvoir, sans exiger d’appropriation. C’est la qualification la plus fréquemment discutée dans les conflits entre associés, et celle où l’analyse des flux intragroupe pèse le plus lourd.

Peine : 6 mois à 6 ans selon le montant.
Art. 253 CP

Abus de confiance

Appropriation définitive d’actifs sociaux par des administrateurs ou des associés disposant du pouvoir de disposition.

À la différence de la gestion déloyale, l’abus de confiance suppose que l’auteur s’approprie définitivement un bien qui lui avait été remis. La distinction n’est pas académique : elle commande le cadre répressif applicable et, souvent, l’orientation de toute la stratégie.

Peine : 6 mois à 6 ans selon le montant.
Arts. 257–259 CP

Insolvabilités punissables

Vidage du patrimoine et organisation frauduleuse d’insolvabilité au préjudice des créanciers, y compris en phase pré-collective.

Ces infractions protègent le droit de gage des créanciers : elles répriment le fait de soustraire des actifs à l’exécution. Elles peuvent être poursuivies indépendamment de l’ouverture d’une procédure collective, mais celle-ci révèle fréquemment les opérations litigieuses et en fixe la chronologie.

Peine : 1 à 4 ans + amende.
Art. 31 bis CP

Responsabilité de l’entreprise

Mise en cause de la personne morale et conception de programmes de prévention opérant comme cause d’exonération.

La société répond pénalement des infractions commises à son profit par ses dirigeants ou ses salariés. Un programme de prévention réellement mis en œuvre et surveillé peut exonérer ou atténuer ; un programme purement formel, jamais appliqué, ne produit aucun effet utile.

Conséquences : amende, suspension ou dissolution.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable. La peine concrète dépend du montant, des circonstances aggravantes et de la phase de la procédure.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Falsification des comptesArt. 2902901 – 3 ans + amendePréjudice économique causé : moitié supérieure
Décisions abusives2916 mois – 3 ansProfit propre sans bénéfice pour la société
Majorité fictive2926 mois – 3 ansAbus de signature · voix indues
Refus des droits de l’associé293Amende 6 – 12 moisRéitération après mise en demeure
Gestion déloyale2526 mois – 6 ansGravité particulière du préjudice
Abus de confiance2536 mois – 6 ansMontant et nature du bien
Insolvabilité punissable257–2591 – 4 ansProcédure collective en cours
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de programme de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où le conflit entre associés rencontre l’ analyse forensique

La preuve, dans une infraction sociétaire, est comptable et documentaire : comptes annuels, procès-verbaux d’assemblée, contrats, flux entre sociétés. Qui ne sait pas les lire ne peut pas les plaider. C’est pourquoi nous appliquons LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

Cette lecture technique change la nature du débat. Une accusation fondée sur une intuition de détournement se démonte en confrontant les écritures aux justificatifs ; une défense qui se limite à nier se prive des seuls éléments capables de convaincre un tribunal habitué aux dossiers économiques.

Elle sert aussi à choisir le moment. La saisie conservatoire d’actifs, l’accès aux serveurs de la société ou la désignation d’un expert judiciaire perdent presque toute utilité si ces demandes sont formulées après la clôture de l’instruction.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires.

Elle sert à identifier, dès la lecture de la plainte, quels éléments du type l’accusation devra prouver et lesquels elle a laissés dans l’ombre.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation.

Reconstituer une trésorerie, dater une sortie de fonds ou rattacher un flux à une contrepartie réelle transforme un soupçon en fait établi — ou le prive de tout fondement.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise.

Une messagerie extraite sans garantie d’intégrité peut être écartée : la manière dont la preuve est recueillie compte autant que son contenu.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque.

Chaque acte — déclarer ou se taire, produire une expertise tôt ou tard, négocier ou aller au procès — ouvre et ferme des options pour la suite.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte.

L’assistance dès le premier acte évite les déclarations improvisées et permet de solliciter immédiatement la conservation des preuves comptables et informatiques.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas.

C’est à ce stade que se fixe la théorie du cas : une version arrêtée trop tôt, puis contredite par les pièces, coûte plus cher que le silence initial.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise.

L’offre de preuve obéit aux délais propres à chaque phase ; une expertise proposée hors délai peut être rejetée sans examen au fond.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo.

L’appel réexamine les faits dans les limites du recours ; la cassation, elle, ne discute que le droit et la régularité de la procédure.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Sociétés en conflit interne ou visées par une enquête : défense de l’entité et protection de sa valeur pendant la procédure.

La mise en cause de la société elle-même expose à des mesures qui affectent l’exploitation ; documenter très tôt l’existence et le fonctionnement réel des contrôles internes est souvent déterminant.

D

Administrateurs et dirigeants

Administrateurs poursuivis pour leurs décisions de gestion : délimitation entre risque d’entreprise, manquement commercial et infraction pénale.

Le risque d’entreprise assumé de bonne foi n’est pas pénalement répréhensible ; encore faut-il pouvoir démontrer le processus de décision, les avis recueillis et l’information disponible à l’époque.

I

Mis en cause

Associés visés par une enquête dans des luttes pour le contrôle : réponse pénale face aux plaintes instrumentalisées.

Face à une plainte instrumentalisée, la réponse ne se limite pas au fond : la contestation des conditions de poursuite peut mettre fin à la procédure avant tout débat sur les faits.

V

Victimes · partie civile

Associés minoritaires et créanciers lésés : la plainte avec constitution de partie civile comme instrument efficace face à l’abus de majorité.

Se constituer partie civile permet de proposer des actes d’instruction et de contester les décisions du juge, prérogatives dont ne dispose pas le simple dénonciateur.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

Je suis associé minoritaire et l’on me refuse systématiquement l’information. Est-ce une infraction pénale ?
Cela peut l’être. L’art. 293 CP réprime le refus réitéré des droits d’information, de participation et de souscription préférentielle. Il exige des mises en demeure préalables documentées. Bien posée, la voie pénale débloque des conflits que la voie commerciale met des années à résoudre.
L’administrateur présente des comptes qui ne reflètent pas la réalité. Que peut-on faire ?
L’art. 290 CP réprime la falsification des comptes annuels lorsqu’elle est de nature à porter préjudice à la société, aux associés ou aux tiers. L’expertise comptable est décisive : il faut établir une distorsion significative, et non de simples divergences d’appréciation.
N’importe qui peut-il porter plainte pour une infraction sociétaire ?
Non. L’art. 296 CP exige, en règle générale, la dénonciation de la personne lésée (société, associés ou victimes directes), sauf atteinte aux intérêts généraux ou pluralité de victimes. Ce filtre de poursuite est la première ligne de défense face aux plaintes instrumentalisées.
Plainte pénale ou action en annulation devant la juridiction commerciale ? Que choisir ?
Cela dépend de l’objectif. La voie pénale apporte une force contraignante et un accès à la preuve, mais exige des indices solides d’élément intentionnel ; la voie commerciale est plus prévisible, mais lente. La stratégie optimale combine souvent les deux. Nous concevons cette architecture procédurale au cas par cas.
Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et les procédures à dimension internationale.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans un conflit entre associés à dimension pénale, l’erreur n’est pas réversible

Un échange précoce peut changer le cours de toute l’affaire. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place. Nous examinons les pièces, identifions la qualification en jeu et vous indiquons les démarches dont le délai court déjà.

Ressources connexes

Si le comportement de l’administrateur a porté atteinte au patrimoine social, la qualification habituelle est la gestion déloyale, et la société peut elle-même répondre au titre de la responsabilité pénale de la personne morale.

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