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Droit Pénal des Affaires · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Défense pénale économique de haute complexité

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Escroquerie, gestion déloyale, blanchiment de capitaux, infraction fiscale et responsabilité pénale de l’entreprise. Lorsque le risque est à la fois patrimonial, pénal et réputationnel, la stratégie se décide dans les premières heures, pas à l’audience.

Pourquoi c’est différent

72h
La garde à vue décide de la procédure. Nous intervenons dès la première minute.
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Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique.

Ces trois repères résument un même constat : dans une procédure économique, l’avantage se prend tôt et sur le terrain technique. Le moment de la première déclaration, la capacité de l’équipe à lire un dossier comptable et la méthode employée pour l’exploiter pèsent davantage, à l’arrivée, que le volume de la plaidoirie finale.

Le pénal des affaires n’admet pas d’interventions standard

Les procédures pénales de nature économique et corporative partagent une même exigence : la complexité technique. Abondance de documentation financière et sociétaire, pluralité de mis en cause, et un poids déterminant de la preuve d’expertise et comptable qui apparaît rarement dans d’autres infractions.

Dans ces affaires, chaque décision procédurale a une incidence directe sur la responsabilité pénale des personnes physiques et morales. Une stratégie erronée en phase d’instruction, ou une déclaration prématurée, peut conditionner de façon irréversible le résultat.

C’est pourquoi nous intervenons avec une vision intégrale : analyse exhaustive du dossier dès ses phases initiales, compréhension réelle de l’environnement de l’entreprise et anticipation procédurale. Nous n’improvisons pas la défense ; nous la concevons sur la procédure et le contexte économique concret.

Pour un justiciable francophone, la première surprise tient au calendrier. Une procédure économique espagnole s’ouvre le plus souvent par des diligencias previas, la phase d’enquête judiciaire dirigée par le juge d’instruction, qui peut se prolonger longtemps avant que la qualification ne se stabilise. Cette durée n’est pas un temps mort : c’est la période où se fixent les pièces, les expertises et les déclarations sur lesquelles le tribunal statuera ensuite.

La seconde particularité est la pluralité des personnes mises en cause. Une même opération met souvent en présence la société, ses administrateurs, une direction financière et des conseils extérieurs, dont les intérêts ne coïncident pas nécessairement. Depuis que la personne morale répond pénalement en son nom propre, cette divergence est devenue structurelle : la ligne qui protège l’entreprise peut aggraver la position de son dirigeant, et l’inverse est également vrai. Identifier ce conflit dès le début, et organiser des défenses distinctes lorsqu’il existe, fait partie de l’analyse initiale.

Ce que nous défendons

Les infractions du domaine économique

Défense et partie civile dans les figures les plus pertinentes du droit pénal des affaires, avec leur ancrage exact dans le Code pénal.

Arts. 248–251 CP

Escroquerie et fraude

Manœuvre suffisante, erreur de la victime, acte de disposition et préjudice patrimonial. Comprend l’escroquerie au jugement, l’escroquerie informatique et les fraudes financières complexes.

Le point le plus discuté est le caractère suffisant de la manœuvre : il s’apprécie au regard de la victime concrète et du niveau d’information dont elle disposait. Lorsque l’opération relève d’un risque commercial accepté entre professionnels avertis, la défense soutient que le conflit demeure contractuel. La frontière entre inexécution civile et escroquerie est le véritable enjeu de ces dossiers.

Peine : 6 mois à 6 ans d’emprisonnement (forme aggravée, art. 250).
Art. 252 CP

Gestion déloyale

Celui qui, ayant le pouvoir d’administrer le patrimoine d’autrui, excède ce pouvoir en causant un préjudice. Cœur du contentieux sociétaire et dirigeant.

Elle ne se confond pas avec l’abus de confiance : elle sanctionne l’excès de pouvoir dans l’administration d’un patrimoine d’autrui, même en l’absence d’appropriation. La défense porte donc sur l’étendue réelle des pouvoirs conférés, sur l’existence d’autorisations sociales et sur la marge d’appréciation reconnue au dirigeant pour des décisions prises de bonne foi et sur information suffisante.

Peine : 6 mois à 6 ans selon le montant et les circonstances.
Art. 253 CP

Abus de confiance

Appropriation d’argent, d’effets ou de biens reçus en dépôt, en commission ou en administration avec obligation de les remettre ou de les restituer.

Ce qui le distingue de la gestion déloyale est le titre de la remise : le bien a été confié avec obligation de le restituer, et c’est le refus de restituer qui consomme l’infraction. La qualification retenue n’est pas indifférente, car elle commande l’objet même de la preuve et le point de départ de la prescription.

Peine : 6 mois à 6 ans d’emprisonnement.
Art. 305 / 305 bis CP

Infraction fiscale

Fraude au Trésor public pour des droits éludés supérieurs à 120 000 €. La forme aggravée (305 bis) s’applique à partir de 600 000 €.

Le seuil s’apprécie par impôt et par exercice, ce qui explique que des redressements importants ne franchissent pas toujours la limite pénale. La régularisation complète et volontaire, intervenue avant tout acte de poursuite, produit un effet d’exonération : c’est la première question à examiner lorsqu’un contrôle fiscal est susceptible de dériver vers le pénal.

Peine : 1 à 5 ans · aggravée 2 à 6 ans + amende.
Art. 301 CP

Blanchiment de capitaux

Acquisition, conversion ou transmission de biens provenant d’une activité délictuelle. Enquêtes structurées et de longue durée.

Sa particularité est l’autonomie : il n’est pas nécessaire qu’une condamnation ait été prononcée pour l’infraction d’origine, seule doit être établie la provenance délictuelle des biens. Cette autonomie explique la durée des enquêtes et le poids du travail sur la traçabilité, souvent le seul terrain où le dossier peut réellement être discuté.

Peine : 6 mois à 6 ans + amende du simple au triple.
Arts. 290–297 CP

Infractions sociétaires

Falsification des comptes, décisions abusives, majorités fictives et comportements lésant les associés ou les tiers.

Plusieurs de ces figures supposent une plainte de la personne lésée, ce qui donne au conflit entre associés une dimension procédurale particulière. La défense examine donc la légitimité de la plainte et la réalité du préjudice avant même d’aborder le fond, l’instrumentalisation de la voie pénale dans un contentieux sociétaire étant fréquente.

Peine : 1 à 3 ans d’emprisonnement + amende.
Arts. 257–259 CP

Insolvabilités punissables

Organisation d’insolvabilité et actes de dissimulation ou de disposition patrimoniale au préjudice des créanciers, y compris dans la procédure collective.

La difficulté tient à la frontière avec la gestion défaillante mais licite : traverser une crise en payant certains créanciers avant d’autres n’est pas en soi punissable. Ce qui est sanctionné, c’est l’acte de disposition destiné à soustraire des actifs à l’exécution, ce qui suppose d’établir une intention et non un simple échec économique.

Peine : 1 à 4 ans d’emprisonnement + amende.
Art. 31 bis CP

Responsabilité de la personne morale

Mise en cause pénale de l’entreprise. L’existence d’un programme de prévention efficace peut opérer comme cause d’exonération ou d’atténuation.

L’entreprise n’est pas jugée sur le seul comportement de la personne physique : elle l’est sur son organisation. Le débat porte sur le caractère effectif du programme, sur l’autonomie de l’organe de contrôle et sur la manière dont les alertes internes ont été traitées. Un dispositif adopté après les faits n’exonère pas, mais peut être pris en compte.

Conséquences : amende, suspension ou dissolution.
Art. 286 bis CP

Corruption dans les affaires

Corruption entre particuliers, paiements indus et comportements déloyaux dans l’environnement des entreprises et des marchés.

Elle protège la loyauté de la concurrence et non le patrimoine public, ce qui la distingue de la corruption d’agents publics. Sont visés les avantages consentis à un dirigeant ou à un salarié pour orienter une décision d’achat ou d’attribution ; la difficulté probatoire consiste à distinguer l’avantage indu de la pratique commerciale usuelle.

Peine : 6 mois à 4 ans d’emprisonnement.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable. La peine concrète dépend du montant, des circonstances aggravantes et de la phase de la procédure.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
EscroquerieForme de base et aggravée248–2516 mois – 6 ansMontant, abus de relations, victimes multiples
Gestion déloyale2526 mois – 6 ansGravité particulière du préjudice
Abus de confiance2536 mois – 6 ansMontant et nature du bien
Infraction fiscale305 / 305 bis1 – 6 ans + amendeDroits éludés > 600 000 € · structure organisée
Blanchiment de capitaux3016 mois – 6 ans + amendeOrigine dans le narcotrafic ou la corruption
Infractions sociétaires290–2971 – 3 ans + amendePréjudice économique grave
Insolvabilité punissable / organisation d’insolvabilité257–2591 – 4 ans + amendeProcédure collective en cours
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de programme de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où le pénal des affaires rencontre l’analyse forensique

La preuve, dans une infraction économique, est de plus en plus une preuve numérique et financière : traçabilité des fonds, documentation comptable, communications électroniques, crypto-actifs. La défense qui ignore ce plan technique arrive trop tard.

C’est pourquoi nous appliquons LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

Appliquée au pénal des affaires, cette méthode a une traduction concrète : nous reconstituons la chronologie économique de l’opération avant d’en discuter la qualification. Savoir quel flux a réellement existé, quel document l’atteste et quelle pièce manque au dossier permet de déterminer si l’accusation dispose d’une preuve ou seulement d’une hypothèse.

Cette approche sert aussi la partie civile. Chiffrer le préjudice avec une méthode défendable et le rattacher à des mouvements identifiables conditionne à la fois les mesures conservatoires obtenues pendant l’instruction et la réparation discutée au terme de la procédure.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires.

Dans une procédure économique, elle sert surtout à hiérarchiser : identifier, parmi des milliers de pièces, les quelques éléments dont dépend réellement la qualification, et concentrer sur eux l’effort probatoire.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient, ou démonte, l’accusation.

Reconstituer les flux permet de vérifier si l’opération contestée correspond à une réalité économique. C’est souvent ce travail, et non l’argumentation juridique, qui fait tenir ou tomber la thèse de l’accusation.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise.

Messageries professionnelles, systèmes comptables et portefeuilles de crypto-actifs constituent aujourd’hui l’essentiel du dossier. Leur exploitation n’a de valeur devant le tribunal que si la chaîne de conservation est irréprochable.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque.

Elle consiste à décider, à chaque étape, ce qui doit être demandé, contesté ou différé. Une mesure conservatoire non contestée en temps utile peut peser sur l’activité de l’entreprise pendant toute la durée de la procédure.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte.

Dans les dossiers économiques, la première déclaration intervient souvent après une perquisition ou une saisie de documentation. Ce qui est dit à ce moment-là, sans connaître l’étendue exacte des pièces déjà versées, fixe une position dont il est ensuite difficile de s’écarter.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas.

Nous établissons ce que le dossier prouve réellement : quels flux sont documentés, quelles pièces ne sont que des copies, quels supports numériques restent inexploités. Cette cartographie détermine ensuite la thèse défendue, et non l’inverse.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise.

L’offre de preuve est un acte à échéance. Les expertises contradictoires, les documents à réclamer à des tiers et la citation des experts doivent y figurer : ce qui n’a pas été proposé en temps utile ne pourra plus être discuté à l’audience.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo.

L’audience se joue largement sur le contradictoire entre experts. En appel puis en cassation, la marge se restreint pour l’essentiel aux questions de droit et aux atteintes aux garanties, ce qui suppose d’avoir soulevé les incidents utiles bien plus tôt.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Personnes morales mises en cause ou lésées : gestion du risque pénal de l’entreprise, programmes de prévention et défense de l’entité.

Pour l’entreprise, l’enjeu dépasse la peine : mesures conservatoires, accès aux marchés publics et relations bancaires peuvent être affectés dès l’instruction. La défense de l’entité se construit donc autant sur son organisation interne que sur les faits reprochés.

D

Administrateurs et dirigeants

Responsabilité personnelle pour des décisions de gestion : gestion déloyale, infractions sociétaires, fiscales et de procédure collective.

La responsabilité du dirigeant ne se déduit pas de sa fonction. Il faut établir sa participation à la décision contestée, ce qui suppose d’examiner les délégations, les procès-verbaux et l’information dont il disposait effectivement au moment des faits.

I

Mis en cause

Défense technique dès la phase d’instruction, avec une attention particulière au moment critique de la première déclaration.

Avant la première déclaration, il est déterminant de connaître le contenu du dossier et l’étendue exacte de ce qui est reproché. Le silence est ici un choix stratégique, révisable ensuite, et non une reconnaissance implicite.

V

Victimes · partie civile

Chiffrage du dommage, récupération patrimoniale et exercice rigoureux de la partie civile.

La partie civile n’est pas passive : elle propose des preuves, accède au dossier et peut solliciter des mesures conservatoires sur le patrimoine du mis en cause. Un préjudice chiffré tardivement se récupère rarement dans son intégralité.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans une procédure pénale économique, l’erreur n’est pas réversible

Une conversation engagée tôt peut changer le cours de toute la procédure. Parlons-en avant que la procédure ne décide à votre place. Les délais utiles pour contester une mesure conservatoire, obtenir une pièce ou proposer une expertise se comptent en jours, non en mois.

Questions fréquentes sur les infractions économiques

Quelle différence entre une infraction économique et une dette civile ?

La clé est la manœuvre frauduleuse ou l’abus : ne pas payer n’est pas une infraction ; tromper pour encaisser ou vider son patrimoine pour ne pas payer peut l’être. Cette frontière se discute au cas par cas et constitue le cœur de nombreuses défenses.

Mon entreprise peut-elle être exonérée si je suis condamné ?

Oui. La responsabilité pénale de la personne morale (art. 31 bis CP) est autonome : avec un programme de compliance efficace et une coopération active, l’entreprise peut être exonérée ou voir sa peine atténuée même si une personne physique est condamnée.

Combien de temps dure une procédure pour infraction économique ?

Ces instructions sont fréquemment déclarées complexes : de 2 à 5 ans avant l’audience n’a rien d’exceptionnel. La circonstance atténuante de délais excessifs et la stratégie des délais font partie de la défense.

L’inspection annonce une transmission au Parquet, que faire ?

Ne signez et ne déclarez rien sans l’assistance d’un avocat spécialisé : ce qui est produit en voie administrative conditionnera le procès pénal. C’est le moment d’évaluer une régularisation et de préparer la défense documentaire.

Ressources connexes

Dans le pénal des affaires, la figure la plus fréquente et la plus risquée pour le dirigeant est la gestion déloyale : elle n’exige de s’approprier quoi que ce soit, il suffit d’excéder ses pouvoirs et de causer un préjudice.

Pour les entreprises : fraude interne du salarié, secrets d’affaires, enquêtes internes y perquisition dans l’entreprise.

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