L’escroquerie (estafa, articles 248 à 250 du Code pénal espagnol) exige une tromperie suffisante, antérieure au paiement, qui pousse la victime à remettre son argent ou ses biens. La peine de base va de six mois à trois ans de prison ; au-delà de 50 000 euros ou dans les cas aggravés, de un à six ans.
L’abus de confiance (apropiación indebida, article 253) suit une autre logique : l’argent a été remis légalement, puis détourné. Identifier correctement la figure applicable, dès le début, oriente toute la stratégie, que vous soyez victime ou mis en cause.
1. La plainte (denuncia ou querella). Déposée au commissariat ou directement devant le juge d’instruction. Une querella bien construite, documents à l’appui, cadre tout le dossier et permet de demander d’emblée des mesures conservatoires.
2. L’instruction. Le juge réunit relevés bancaires, auditions et expertises. C’est la phase où l’on gèle les avoirs, où l’on trace les fonds, et où un dossier faible contre un mis en cause peut être classé avant tout procès.
3. Le procès et l’indemnisation. La juridiction pénale statue sur la culpabilité et, dans le même jugement, sur la réparation : restitution, dommages et intérêts. Pas besoin d’un procès civil séparé.
Nous représentons des victimes francophones d’escroqueries en Espagne, immobilières, d’investissement ou entre associés, et nous défendons des personnes accusées à tort quand un contrat a mal tourné. Dans la procédure pénale espagnole, la demande d’indemnisation s’exerce dans le même dossier : pas besoin d’un procès civil séparé.
Voir aussi : avocat cybercriminalité et escroquerie en ligne et avocat fraude fiscale et délits économiques.
J’ai acheté un bien en Espagne et le vendeur a disparu avec l’acompte. Que faire ? Plainte pénale avec demande d’indemnisation et, si possible, mesures de gel des avoirs. La rapidité compte : l’argent se dissipe vite.
On m’accuse d’escroquerie pour une affaire qui a simplement échoué. C’est une situation classique et défendable : le risque d’affaires n’est pas une tromperie. Plus tôt la documentation est mise en ordre, plus tôt un classement peut être plaidé.
Combien de temps ai-je pour porter plainte ? Cinq ans pour l’escroquerie de base, dix pour les cas aggravés. Mais les preuves et les avoirs disparaissent bien avant les délais légaux : agissez tôt.
L’auteur est reparti en France ou ailleurs en Europe. Est-ce bloquant ? Non. Les instruments de coopération européenne permettent d’atteindre preuves et mis en cause à l’étranger, et nous coordonnons avec des confrères hors d’Espagne si nécessaire.
Je vis en France ou en Belgique. Dois-je me déplacer ? Rarement. Procuration et visioconférence couvrent l’essentiel de la procédure. Nous travaillons en français.
Cabinet dédié au pénal, avec une pratique spécifique en délinquance économique et preuve numérique : traçage de fonds, authentification de messages et de documents, expertise informatique. Bureaux à Alicante et Madrid.
Première consultation en ligne de 15 minutes gratuite. Urgences 24 h : +34 669 30 21 13.