| Urgence et arrestationLes premières heures | Locaux de la police et de la Guardia Civil du ressort judiciaire d’Orihuela, avec déplacement de l’avocat depuis Alicante | Entretien confidentiel avant toute déclaration, vérification de la notification des droits, demande d’interprète et de communication consulaire, examen des pièces accessibles et décision sur le fait de parler ou d’exercer le droit au silence | Les déclarations improvisées sans connaître les faits reprochés, les reconnaissances effectuées sans garanties et la signature d’actes qui conditionneront ensuite toute la procédure |
| Permanence judiciairePrésentation devant le juge | Section d’instruction du Tribunal d’instance du ressort judiciaire d’Orihuela | Observations sur la situation personnelle, opposition à la détention provisoire, proposition de mesures moins contraignantes telles que le pointage périodique ou la remise du passeport, et évaluation immédiate d’un éventuel accord lorsque l’affaire suit la procédure de jugement rapide | Les détentions provisoires prononcées sans véritable débat contradictoire et les accords signés dans la précipitation, par peur ou faute de comprendre la langue de la procédure |
| InstructionConstruction de la défense | Section d’instruction du Tribunal d’instance, avec l’intervention du ministère public et de la police judiciaire | Constitution au dossier et accès intégral à la procédure, demandes d’actes d’instruction, expertises de partie, rapports techniques et numériques, et demande de non-lieu lorsque les indices ne soutiennent pas l’accusation | Que l’instruction se clôture sans que les éléments à décharge aient été recueillis et que la version policière demeure le seul récit du dossier |
| Phase intermédiaireLe filtre de l’accusation | Section d’instruction et, selon la procédure, la juridiction appelée à juger | Mémoire en défense, exceptions préalables, opposition à l’ouverture des débats, contestation des preuves obtenues en violation des droits fondamentaux et négociation avec les parties poursuivantes | Arriver à l’audience avec une qualification disproportionnée ou avec des preuves nulles que personne n’a contestées au moment procédural utile |
| Audience de jugementPreuve et stratégie | Section pénale du Tribunal d’instance et cour provinciale d’Alicante pour les infractions les plus graves | Interrogatoires, contradiction des agents et des experts, preuves documentaires et numériques, plaidoirie finale et, lorsque l’intérêt du client le commande, accord négocié avec la réduction de peine légalement prévue | Improviser l’interrogatoire, laisser sans contradiction l’expertise à charge et gâcher des circonstances atténuantes qui ne pourront plus être invoquées ensuite |
| RecoursAppel et cassation | Cour provinciale d’Alicante, chambre civile et pénale de la Cour supérieure de justice de la Communauté valencienne et Tribunal suprême | Appel pour erreur dans l’appréciation des preuves, vice de forme ou violation de la loi, et préparation technique du pourvoi en cassation lorsque la décision le permet | Laisser expirer le délai pour former le recours ou soulever des moyens généraux que la juridiction déclare irrecevables sans examiner le fond |
| ExécutionAprès le jugement | Juridiction de jugement et, en cas d’incarcération, juge de l’application des peines | Sursis à l’exécution de la peine privative de liberté, substitution, échelonnement de l’amende, permissions de sortie et classement pénitentiaire, récupération du permis de conduire et effacement du casier judiciaire | Des incarcérations évitables faute d’avoir demandé le sursis à temps et des mentions au casier judiciaire encore vivantes des années plus tard parce que personne n’en a demandé l’effacement |
| Personne moraleResponsabilité pénale de l’entreprise | La même juridiction que celle qui juge la personne physique, avec une défense et une représentation distinctes | Défense autonome de la société, démonstration du modèle d’organisation et de contrôle et de son application effective, enquête interne et gestion du conflit d’intérêts avec les dirigeants et les administrateurs | Que l’entreprise et son dirigeant partagent le même avocat alors que leurs intérêts ont cessé de coïncider, et que le programme de conformité apparaisse comme un document sans application réelle |