art. 520 du code de procédure pénale
Assistance au gardé à vue 24 h/24
La première déclaration est celle à laquelle tout le reste sera comparé. Nous nous déplaçons au commissariat, demandons l’accès aux éléments du dossier essentiels pour contester la mesure, exigeons un interprète qualifié et la communication consulaire lorsque la personne est étrangère, et tenons un entretien confidentiel avant de décider s’il faut s’expliquer ou garder le silence.
La garde à vue ne peut excéder le temps strictement nécessaire et, en tout état de cause, un maximum de 72 heures avant la présentation au juge (art. 17.2 de la Constitution espagnole).
art. 147 à 152 du code pénal
Coups et blessures en sortie de discothèque
Rixes à la fermeture des établissements, incidents avec le personnel de sécurité, agressions réciproques et certificats médicaux établis plusieurs heures après. Nous travaillons le mécanisme lésionnel, la légitime défense, la rixe mutuellement acceptée et la frontière entre blessures et voies de fait, avec contre-expertise du rapport médico-légal.
Blessures simples : trois mois à trois ans d’emprisonnement, ou amende de six à douze mois (art. 147.1). Avec arme ou moyen dangereux : deux à cinq ans (art. 148). Perte d’un organe ou membre principal : six à douze ans (art. 149). Imprudence grave : art. 152.
art. 379 à 385 du code pénal
Alcoolémie, stupéfiants au volant et sécurité routière
Contrôles aux sorties de la ville, accidents de fin de nuit et refus du second souffle. Nous vérifions la validité métrologique de l’éthylomètre, l’intervalle entre le test indicatif et le test de confirmation, l’information sur le droit à l’analyse sanguine et la correcte application de la marge d’erreur.
Conduite avec un taux supérieur à 0,60 mg/l d’air expiré ou 1,2 g/l de sang : trois à six mois d’emprisonnement, amende de six à douze mois ou travaux d’intérêt général de trente et un à quatre-vingt-dix jours, et dans tous les cas suspension du permis de plus d’un an et jusqu’à quatre ans (art. 379.2). Refus de se soumettre aux épreuves : six mois à un an d’emprisonnement (art. 383).
art. 178 et suivants du code pénal
Infractions contre la liberté sexuelle
Plaintes nées de contextes de fête, d’alcool et d’absence de relation antérieure entre les parties, où le consentement et la capacité de le donner sont au cœur du débat. Défense technique particulièrement rigoureuse : analyse de la crédibilité, des messages échangés avant et après, et de la chaîne de conservation des prélèvements.
Agression sexuelle : un à quatre ans d’emprisonnement (art. 178.1) ; avec pénétration, quatre à douze ans (art. 179) ; les circonstances aggravantes de l’art. 180 élèvent la peine, et l’art. 181 vise les faits commis sur des mineurs de seize ans.
art. 234 à 244 du code pénal
Vols simples, vols aggravés et pickpockets
Soustractions sur la plage, en terrasse et dans les transports, vols en magasin et vols avec violence ou menace. Nous discutons l’identification de l’auteur, la valeur probante des enregistrements, la frontière entre vol simple et vol aggravé et la réalité de la violence ou de l’effraction.
Vol simple de plus de 400 euros : six à dix-huit mois d’emprisonnement (art. 234.1) ; vol de faible valeur : amende d’un à trois mois (art. 234.2). Vol avec effraction : un à trois ans (art. 240). Vol avec violence ou menace : deux à cinq ans (art. 242.1), aggravé en cas d’usage d’une arme (art. 242.3).
art. 248 à 251 du code pénal
Escroqueries et fraudes visant les touristes
Locations saisonnières inexistantes, réservations frauduleuses, excursions et clubs de vacances, débits indus sur carte bancaire et tromperies contractuelles. Nous intervenons en défense comme en accusation, avec reconstitution documentaire de la manœuvre et du transfert patrimonial.
Escroquerie portant sur plus de 400 euros : six mois à trois ans d’emprisonnement (art. 249.1) ; escroquerie de faible valeur : amende d’un à trois mois (art. 249.2). Formes aggravées : un à six ans d’emprisonnement et amende de six à douze mois (art. 250.1).
art. 368 du code pénal
Trafic de stupéfiants et vente de rue
Interventions dans les zones festives, fouilles corporelles et de véhicules, et frontière décisive entre consommation partagée, usage personnel et vente. Nous examinons la légalité de la perquisition, la régularité de la palpation, l’analyse de pureté et le poids net de la substance.
Substances causant un dommage grave à la santé : trois à six ans d’emprisonnement et amende ; autres substances : un à trois ans et amende (art. 368.1). Le second alinéa permet d’abaisser la peine d’un degré en raison de la faible gravité des faits et de la situation personnelle du prévenu.
art. 550 et 557 du code pénal
Troubles à l’ordre public et outrage à agent
Incidents avec la police locale ou nationale sur la voie publique, résistance lors d’un contrôle d’identité et altercations de groupe. La ligne entre désobéissance, résistance et rébellion est étroite : elle dépend de l’acte matériel d’agression, qu’il faut analyser à partir de la vidéo et de la déclaration de chaque agent.
Rébellion contre agent : un à quatre ans d’emprisonnement et amende de trois à six mois lorsqu’elle vise une autorité, six mois à trois ans dans les autres cas (art. 550.2). Troubles à l’ordre public : six mois à trois ans (art. 557.1). Résistance ou désobéissance grave : trois mois à un an, ou amende (art. 556).
art. 31 bis du code pénal
Responsabilité des établissements de nuit et des entreprises
Discothèques, hôtels, sociétés de sécurité privée, entreprises nautiques et de transport peuvent répondre pénalement des infractions commises à leur profit par leurs dirigeants ou salariés. Nous défendons la personne morale de façon distincte, démontrons l’existence du programme de conformité et gérons le conflit d’intérêts avec le dirigeant mis en cause.
La personne morale encourt une amende et, dans les cas les plus graves, la suspension d’activité, la fermeture des locaux, l’interdiction d’obtenir des subventions ou l’administration judiciaire (art. 33.7 du code pénal). Un programme de prévention effectif peut exonérer ou atténuer la responsabilité (art. 31 bis, points 2 et 4).