Nous intervenons aussi bien pour la victime d’une escroquerie en ligne, afin d’obtenir le remboursement et de se constituer partie civile (acusación particular), que pour la personne mise en cause, souvent poursuivie pour avoir prêté un compte bancaire sans mesurer les conséquences.
Ces dossiers se gagnent sur la preuve numérique : traçabilité des virements, en-têtes, journaux de connexion, portefeuilles de cryptomonnaies. Une analyse forensique sérieuse change l’issue.
La rapidité est déterminante : le gel des fonds se joue dans les premières heures.
Plainte pénale documentée, demande de blocage et de traçage des fonds, réclamation auprès de l’établissement bancaire, et défense au procès. Voir : blanchiment de capitaux et avocat pénaliste à Alicante.
Le scénario est toujours le même. Un appel s’affiche avec le numéro réel de votre banque, l’interlocuteur connaît vos dernières opérations, vous parle d’un prélèvement suspect et vous demande de « sécuriser » votre compte. Quelques minutes plus tard, les fonds ont disparu.
La directive sur les services de paiement pose une règle claire : face à une opération non autorisée, le prestataire doit rembourser immédiatement, et il ne s’en libère qu’en prouvant une fraude ou une négligence grave de l’utilisateur. La charge de la preuve pèse sur la banque, pas sur vous. Or, quand la suplantation est techniquement indiscernable du canal légitime, la négligence grave est très difficile à établir.
En pratique, les banques refusent souvent en invoquant la communication des codes. Ce refus se combat en documentant l’apparence de légitimité du canal et les défaillances de l’authentification forte.
De nombreux dossiers visent des personnes qui ont simplement prêté un compte bancaire, parfois contre une petite commission, sans mesurer qu’elles devenaient le maillon visible d’un réseau. La qualification retenue est alors le blanchiment, y compris dans sa forme imprudente.
La défense se construit sur l’absence de connaissance de l’origine illicite des fonds, sur le contexte de la sollicitation et sur l’absence d’enrichissement réel. Elle exige une analyse fine des flux, pas des déclarations d’intention.
La banque dit que j’ai communiqué mes codes, donc que c’est ma faute. C’est la position de la banque, pas celle du droit. La charge de la preuve de la négligence grave pèse sur elle, et lorsque l’escroc utilise le numéro réel de la banque et connaît vos opérations, cette preuve est très difficile à rapporter.
En combien de temps faut-il agir ? Quelques heures pour l’argent, quelques jours pour la preuve. Le rappel du virement est la priorité absolue.
J’ai investi sur une plateforme crypto qui a disparu. Est-ce récupérable ? Parfois. Cela dépend de la traçabilité des portefeuilles et du passage des fonds par une plateforme régulée. Nous vous le disons honnêtement dès le départ.
J’ai prêté mon compte à un ami et c’est moi qu’on poursuit. C’est le schéma classique de la mule bancaire. Ne déclarez rien sans conseil : la défense repose sur ce que vous saviez réellement.