Depuis la réforme opérée par la loi organique 1/2015 du 30 mars, ce texte réunit les formes résiduelles d’appropriation que la rédaction antérieure répartissait entre les articles 253 et 254 : l’appropriation d’une chose perdue ou dont le propriétaire est inconnu et celle d’une chose reçue par l’erreur du remettant. Son caractère subsidiaire par rapport à l’article 253 est exprès, par la formule « hors des cas de l’article précédent », ce qui impose d’écarter d’abord l’existence d’un titre emportant obligation de remettre ou de restituer. La figure s’applique quotidiennement aux téléphones, portefeuilles et bijoux trouvés ainsi qu’aux virements bancaires erronés.
Également cité comme : article 254 du Code pénal espagnol · art. 254 CP · 254 cp · artículo 254 del Código Penal.
1. Celui qui, hors des cas de l’article précédent, s’approprie un bien meuble d’autrui est puni d’une peine d’amende de trois à six mois. S’il s’agit de biens de valeur artistique, historique, culturelle ou scientifique, la peine est de six mois à deux ans d’emprisonnement.
2. Si le montant de ce qui a été approprié n’excède pas 400 euros, une peine d’amende d’un à deux mois est prononcée.
Texte consolidé publié par le Journal officiel de l’État espagnol, loi organique 10/1995 du 23 novembre portant Code pénal. Traduction française non officielle ; le texte espagnol fait foi.
| Emplacement | Livre II, titre XIII, chapitre VI du Code pénal, relatif aux escroqueries et abus |
|---|---|
| Intérêt protégé | Propriété du bien meuble |
| Caractère | Texte résiduel et subsidiaire par rapport à l’article 253 |
| Formes | Chose perdue ou de propriétaire inconnu et chose reçue par l’erreur du remettant |
| Forme aggravée | Biens de valeur artistique, historique, culturelle ou scientifique, punis d’emprisonnement |
| Contravention | Montant n’excédant pas quatre cents euros |
| Rédaction en vigueur | Article unique 131 de la loi organique 1/2015 du 30 mars, en vigueur depuis le 1er juillet 2015 |
Contester l’acte d’appropriation. La simple détention de la chose trouvée, sans acte de disposition ni refus exprès de restituer, n’établit pas le dessein d’appropriation. La défense doit souligner l’absence d’actes concluants.
Établir la volonté de restituer. La consignation du montant, la remise à l’autorité ou l’offre de restitution, même tardives, ruinent l’intention et fondent la circonstance atténuante de réparation de l’article 21.5.
Soutenir l’abandon de la chose. Si l’objet a été volontairement abandonné par son titulaire, il s’agit d’une res derelicta et son occupation n’est pas punissable, conformément à l’article 610 du Code civil.
Invoquer l’erreur sur la propriété. La croyance que la chose était sans maître, ou que le virement était dû, peut fonder une erreur de fait de l’article 14, exclusive de l’intention.
Contester la forme aggravée. Une expertise établissant la valeur artistique, historique, culturelle ou scientifique doit être exigée ; son absence ramène les faits à la peine d’amende.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat. La traduction française n’a pas de caractère officiel.
Dernière révision : 21 septembre 2026.
Cela peut l’être. L’article 254 réprime l’appropriation d’un bien meuble d’autrui, et la jurisprudence considère que la chose perdue n’est pas une chose abandonnée. L’article 615 du Code civil impose la remise à la mairie ou au propriétaire.
L’argent ne vous appartient pas. En disposer après avoir connaissance de l’erreur peut constituer l’infraction de l’article 254. La restitution immédiate écarte la responsabilité pénale et, en tout état de cause, atténue la peine.
L’article 253 exige un titre préalable emportant obligation de remettre ou de restituer, tel le dépôt ou le mandat. L’article 254 s’applique en l’absence d’un tel titre, c’est-à-dire à la chose perdue ou reçue par erreur.
Uniquement dans la forme relative aux biens de valeur artistique, historique, culturelle ou scientifique, punie de six mois à deux ans d’emprisonnement. Dans les autres cas, la peine est une amende.
S’agissant d’une contravention, lorsque le montant n’excède pas quatre cents euros, la prescription est d’un an au titre de l’article 131. Dans les autres formes, le délai général est de cinq ans.