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Infractions contre la Santé Publique · Alicante · Madrid · Toute l’Espagne

Défense pénale en matière de trafic de stupéfiants

Ici, on ne se contente pas de défendre des affaires : on maîtrise leurs conséquences.

Macro-procédures de narcotrafic, culture, transport et vente. Ce sont des dossiers construits sur des écoutes téléphoniques, des surveillances et des analyses de substances : une preuve technique qui peut — et doit — être contestée pièce par pièce.

En bref. Poursuivi pour trafic de stupéfiants en Espagne ? Avocat pénaliste francophone : nullité des écoutes, art. 368 CP, Audience Nationale. Urgences 24h : 669 30 21 13.

Pourquoi c’est différent

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La nullité d’une écoute téléphonique peut faire tomber toute l’affaire : ce qui dérive d’un acte nul ne peut plus être utilisé contre vous.
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LIWARD
Méthodologie propre d’intelligence juridique et d’analyse forensique, appliquée pièce par pièce à la preuve technique du dossier.

Le trafic de stupéfiants n’admetpas de défense passive

Les procédures pour infractions contre la santé publique partagent une même exigence : le contrôle technique de la preuve à charge. Écoutes téléphoniques et leurs prolongations, filatures, perquisitions, chaîne de conservation de la substance, analyses de pureté et pesée : chaque pièce a ses conditions de validité, et chacune peut être discutée séparément.

L’art. 368 du Code pénal espagnol punit la culture, la fabrication et le trafic, mais aussi tout acte qui facilite la consommation illégale. C’est une infraction de danger : la sanction n’attend pas qu’un préjudice se produise. La consommation personnelle, en revanche, n’est pas punissable. Toute l’affaire se joue donc sur une inférence — la substance était-elle destinée à des tiers ? —, tirée d’indices tels que la quantité rapportée à la consommation moyenne, le conditionnement en doses, la présence de balances ou d’argent liquide.

Cette qualification initiale décide de tout. Selon que la substance est réputée causer ou non un dommage grave à la santé, le cadre passe de un à trois ans à trois à six ans, ce qui commande en pratique la possibilité d’un sursis ; au-delà, les seuils de quantité ou l’appartenance alléguée à une organisation font basculer le dossier vers des cadres bien plus sévères.

Entre une qualification de base et une qualification aggravée, l’écart se compte en de nombreuses années. C’est pourquoi nous révisons la procédure complète depuis le premier acte policier : la défense efficace en cette matière est, avant tout, un contrôle de légalité.

Ce que nous défendons

Conduites incriminées et circonstances aggravantes

Défense dans toutes les modalités de l’art. 368 et suivants du Code pénal.

Art. 368 CP

Trafic de stupéfiants (infraction de base)

Culture, fabrication, trafic ou facilitation de la consommation illégale de drogues toxiques, stupéfiants et substances psychotropes. Le texte n’exige ni vente effective ni bénéfice économique : il suffit d’un acte qui favorise la diffusion, ce qui explique l’ampleur du type. La consommation personnelle reste hors du champ pénal ; toute la discussion porte donc sur la destination de la substance, déduite d’indices que la défense peut contester un par un.

Peine : 3 à 6 ans (dommage grave) · 1 à 3 ans (autres cas).
Art. 368 II CP

Forme atténuée

Faible gravité des faits et circonstances personnelles de l’auteur : la voie de défense la plus pertinente pour les petites ventes. Il ne s’agit pas d’une circonstance atténuante ordinaire mais d’un sous-type qui abaisse le cadre d’un degré, et les deux conditions sont cumulatives : le juge apprécie ensemble la modestie de l’acte et la situation de la personne — dépendance, absence d’antécédents, absence de structure. Passer sous le seuil des deux ans ouvre la porte à la suspensión de la ejecución (sursis à l’exécution de la peine).

Peine : degré inférieur (6 mois à 3 ans).
Art. 369 CP

Formes aggravées

Quantité d’importance notoire, établissement ouvert au public, participation de mineurs ou adultération accroissant le dommage. Chacune de ces circonstances se prouve séparément et aucune ne se présume. La notoria importancia (quantité d’importance notoire) se calcule sur le principe actif réellement contenu et non sur le poids brut : l’analyse de pureté devient la pièce décisive du dossier. Une pesée mal documentée ou un échantillonnage non représentatif peuvent ramener les faits au type de base.

Peine : 6 à 9 ans.
Art. 369 bis CP

Organisation criminelle

Appartenance à une organisation dédiée au narcotrafic, avec aggravation supplémentaire pour les chefs, administrateurs et responsables. La figure suppose une structure stable, une répartition des rôles et une vocation de durée : elle ne se confond ni avec le groupe criminel, nettement moins exigeant, ni avec la simple coaction de plusieurs personnes autour d’une seule opération. C’est sur cette qualification que se joue l’essentiel de la peine, et c’est souvent là que le matériel probatoire est le plus fragile.

Peine : 9 à 12 ans · chefs, jusqu’à 18.
Art. 370 CP

Extrême gravité

Navires, aéronefs, quantités extrêmes ou simulation d’opérations de commerce international : les cas les plus lourds du Code. L’aggravation opère sur un cadre déjà aggravé, d’où une peine relevée d’un ou deux degrés. La jurisprudence en fait un régime d’exception, réservé à des faits qui dépassent nettement le standard du type aggravé ; la défense consiste fréquemment à démontrer que le dossier, malgré son volume, reste dans ce standard.

Peine : supérieure d’un ou deux degrés.
Arts. 368–369 CP

Culture de cannabis

Plantations et installations en intérieur : la frontière entre consommation partagée et trafic décide de l’affaire. Le nombre de plants ne suffit jamais à lui seul ; comptent le rendement estimé, la destination, l’existence d’un cercle fermé et identifié de consommateurs et l’absence de contrepartie. Les associations cannabiques ne créent aucune immunité. L’expertise sur le poids sec et sur la teneur en principe actif est déterminante pour fixer le cadre applicable.

Peine : 1 à 3 ans · aggravable selon la quantité.
Art. 301 CP

Blanchiment connexe

Les patrimoines liés au narcotrafic sont poursuivis comme blanchiment aggravé, avec confiscation élargie. Le blanchiment se juge comme une infraction autonome : on peut être mis en cause pour les fonds sans être condamné pour le trafic lui-même, et les proches titulaires de comptes ou de sociétés se retrouvent dans la procédure. La défense se joue sur la traçabilité — origine documentée des revenus, cohérence des flux, rôle réel dans les opérations — et se prépare avec une analyse comptable.

Peine : moitié supérieure (jusqu’à 6 ans).
Art. 374 CP

Confiscation

Confiscation des substances, des véhicules, des embarcations, de l’argent et des biens : défense patrimoniale face à une perte définitive. Les saisies interviennent très tôt, souvent bien avant toute décision sur la culpabilité, et atteignent des tiers de bonne foi — propriétaires, loueurs, établissements de crédit — qui doivent se constituer dans la procédure pour faire valoir leur titre.

Conséquence : perte des biens et des instruments.
LO 12/1995

Contrebande

Concours avec le délit de contrebande dans les importations et exportations de substances et de précurseurs. La question technique est celle du concours de normes : lorsque les mêmes faits sont déjà couverts par l’infraction contre la santé publique, une double condamnation peut heurter l’interdiction de sanctionner deux fois le même comportement. Le débat modifie sensiblement la peine finale.

Peine : 1 à 5 ans + amende proportionnelle.

Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

Référence rapide du cadre répressif applicable. La peine concrète dépend de la quantité, des circonstances aggravantes et de la phase de la procédure.

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Trafic (dommage grave)Cocaïne · héroïne3683 – 6 ansAmende du simple au triple de la valeur
Trafic (sans dommage grave)3681 – 3 ansHaschich · marijuana
Forme atténuée368 II6 mois – 3 ansFaible gravité et circonstances personnelles
Importance notoire369.1.5ª6 – 9 ansSeuils jurisprudentiels par substance
Organisation criminelle369 bis9 – 12 ansChefs et responsables : jusqu’à 18 ans
Extrême gravité370Supérieure de 1-2 degrésNavires · quantités extrêmes
Blanchiment connexe301Moitié supérieureConfiscation élargie du patrimoine
Personne morale31 bisAmende · suspension · dissolutionAbsence de programme de prévention

Cadres répressifs indicatifs selon le Code pénal en vigueur. Ils ne constituent pas un conseil juridique ; la qualification et la peine exigent une analyse individualisée de la procédure.

Notre différence

Là où le narcotrafic rencontre l’analyse forensique

La preuve, dans ces affaires, est technologique et technique : écoutes téléphoniques, balises de géolocalisation, surveillances, analyses de substances et examen du patrimoine. Chaque pièce a ses conditions de validité, et une pièce invalide contamine celles qui en dérivent.

Une défense qui se contente de discuter les faits à l’audience arrive trop tard. Lorsque le dossier repose sur des enregistrements, des relevés et des expertises, la partie décisive se joue en amont : sur la régularité des autorisations, sur l’intégrité des scellés, sur la traçabilité des flux financiers. C’est un travail de vérification, méthodique et daté, plus proche de l’audit que de la plaidoirie.

C’est la raison d’être de LIWARDLegal Intelligence Warfare for Defense—, notre méthodologie propre qui intègre intelligence juridique, analytique jurisprudentielle, analyse financière et comptable et e-forensic dans une seule stratégie procédurale. C’est ce qui nous distingue de la défense pénale conventionnelle.

i.

Intelligence juridique

Cartographie de la procédure, analyse jurisprudentielle et détection précoce des vulnérabilités probatoires. Nous reconstituons la chronologie complète du dossier — note policière initiale, autorisations, prolongations, saisies — pour identifier ce qui manque et ce qui ne concorde pas.

ii.

Analyse financière et comptable

Reconstruction des flux économiques et expertise de la documentation qui soutient — ou démonte — l’accusation. Lorsque le patrimoine est visé, il faut établir l’origine des revenus et la cohérence des mouvements avec des pièces comptables opposables, plutôt qu’avec des explications.

iii.

Preuve numérique · e-forensic

Chaîne de conservation, validité de la preuve électronique et traçabilité des crypto-actifs avec une rigueur d’expertise. Un terminal saisi ou une donnée de localisation ne valent que si l’on démontre comment ils ont été obtenus, scellés et copiés : l’intégrité se prouve, elle ne se suppose pas.

iv.

Stratégie procédurale

Décision précise à chaque phase, du premier interrogatoire à la cassation, fondée sur l’analyse du risque. Déclarer ou se taire, demander une expertise contradictoire, contester une mesure conservatoire : chaque choix produit des effets sur les phases suivantes.

Comment nous intervenons

Une stratégie soutenue à toutes les phases

Phase 01

Garde à vue et instruction

Assistance immédiate 24/7, préparation de la déclaration et contrôle des mesures conservatoires dès le premier acte. C’est la phase où se décide la situation personnelle et où la version initiale se fixe : nous vérifions la régularité de l’interpellation et des saisies et préparons l’audience sur la détention provisoire.

Phase 02

Analyse forensique

Étude du dossier, expertise financière et numérique, et identification de la théorie du cas. Nous confrontons les procès-verbaux aux autorisations judiciaires, aux registres de pesée et d’analyse et aux données de communication, afin de séparer ce qui est démontré de ce qui n’est qu’affirmé, puis de fixer la ligne de défense.

Phase 03

Stratégie et preuve

Conception de la défense ou de l’accusation, offre de preuve et articulation de la preuve d’expertise. C’est le moment de demander les documents absents, de proposer une contre-expertise sur la pureté ou sur les données numériques et de citer les agents dont les déclarations doivent être vérifiées à l’audience.

Phase 04

Procès et recours

Défense à l’audience et, le cas échéant, recours en appel, cassation et amparo. Les nullités doivent avoir été soulevées en temps utile pour rester discutables : le travail des phases précédentes conditionne ce que les juridictions supérieures pourront encore examiner.

Qui nous représentons

Chaque profil exige une défense différente

E

Entreprises

Entreprises de transport, logistique et nautisme visées par des enquêtes : défense de l’entité et de ses moyens. La personne morale répond selon son propre régime, et l’existence d’un dispositif de prévention effectif — contrôles, traçabilité, formation, réaction aux alertes — est ce qui distingue une société instrumentalisée d’une société complice.

D

Administrateurs et dirigeants

Titulaires de patrimoine visé pour liens présumés : défense contre le blanchiment et la confiscation élargie. Le dirigeant doit démontrer le fonctionnement réel de l’entreprise et l’origine des fonds, souvent alors que les comptes sont bloqués et l’activité paralysée.

I

Mis en cause

Gardés à vue et mis en cause dans des opérations policières : assistance immédiate, contrôle de légalité et stratégie individuelle. Dans les procédures à mis en cause multiples, les intérêts divergent vite, et une défense conçue pour le groupe dessert souvent celui dont le rôle allégué est le plus limité.

V

Victimes · partie civile

Familles de personnes détenues dans de grandes affaires : information claire, visites et coordination de la défense dès le premier jour. Nous expliquons devant quelle juridiction se déroule l’affaire, quelles décisions sont attendues et dans quels délais.

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir avant la première consultation

Un proche a été interpellé lors d’une opération antidrogue. Que faire ?
Agir immédiatement : assistance au gardé à vue avant la première déclaration et analyse urgente du procès-verbal. Dans les opérations à interpellations multiples, les premiers jours définissent la situation personnelle — liberté, mesures de contrôle ou détention provisoire — et la position de chacun dans l’affaire. Une déclaration faite sans connaître le contenu du dossier fige une version dont il sera ensuite très difficile de s’écarter. Il faut aussi vérifier sans délai ce que la police attribue précisément à la personne : plusieurs mis en cause partagent souvent un même récit policier alors que leur rôle allégué est très différent, et cette différence commande la peine encourue.
Les écoutes téléphoniques peuvent-elles être annulées ?
Oui, et c’est souvent la voie de défense la plus puissante : elles exigent des indices objectifs préalables, une motivation judiciaire et le contrôle des prolongations. Une écoute autorisée sur la seule base d’une note policière sans éléments vérifiables, ou prolongée sans nouvelle décision motivée, ne remplit pas ces conditions. La conséquence est décisive : la nullité de l’acte initial se communique à ce qui en dérive — filatures ordonnées à partir des conversations, saisies qui en découlent —, et l’accusation peut se retrouver sans support. Nous les révisons acte par acte, car la validité se démontre sur pièces et non en principe.
On me met en cause pour appartenance à une organisation. Quelle différence cela fait-il ?
Énorme : l’art. 369 bis porte la peine à 9-12 ans, et jusqu’à 18 pour les chefs. La défense consiste à démonter la structure : une coïncidence de personnes, une collaboration ponctuelle ou une relation d’achat répétée ne constituent pas une organisation, qui suppose une stabilité, une répartition durable des tâches et des moyens propres. Il existe par ailleurs une figure intermédiaire, le groupe criminel, moins exigeante et moins sévèrement punie, vers laquelle une requalification est parfois possible. Cette distinction technique vaut de nombreuses années de prison.
Quand s’applique la forme atténuée du 368 II ?
Pour des faits de faible gravité au regard des circonstances personnelles de l’auteur : petites quantités, ventes isolées, absence de structure et d’antécédents, dépendance avérée. Les deux conditions doivent se réunir, et c’est là que se concentre la discussion, car l’accusation soutient fréquemment que la faible quantité ne suffit pas si la personne a déjà été condamnée. Le sous-type abaisse le cadre d’un degré et permet des peines de six mois à trois ans, ce qui rend envisageable la suspensión de la ejecución (sursis). Elle se prépare avec des pièces : rapports médicaux, situation familiale, insertion professionnelle.
Intervenez-vous en dehors d’Alicante ?
Oui. Nous opérons depuis Madrid et Alicante, et nous intervenons partout en Espagne, y compris pour l’assistance urgente au gardé à vue et pour les procédures à dimension internationale. La compétence dépend du lieu des faits, et les affaires présentant une portée nationale ou transfrontalière sont fréquemment instruites par des juridictions centrales, ce qui déplace le dossier à Madrid. Pour un justiciable francophone, le droit à un interprète à chaque acte doit être demandé et consigné.
Qu’est-ce que la méthodologie LIWARD ?
C’est notre méthodologie propre —Legal Intelligence Warfare for Defense— qui intègre intelligence juridique, analyse financière et comptable et preuve numérique forensique dans une stratégie procédurale unique. Elle permet d’anticiper les faiblesses de l’accusation et de construire la défense sur des éléments techniques, et non sur la seule argumentation juridique. Concrètement, cela signifie traiter le dossier comme un ensemble d’objets vérifiables — dates d’autorisation, scellés, registres de pesée, historiques de localisation, mouvements bancaires —, chacun daté et confronté au récit de l’accusation, de sorte que les incohérences apparaissent avant l’audience.

Société de Conseil Juridique et Expert

Dans une affaire de trafic de stupéfiants,l’erreur n’est pas réversible

Prenez la décision de vous défendre dès le premier acte, avant que la procédure ne décide à votre place.

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