Le texte contient l’une des institutions les plus importantes en pratique au stade de l’exécution pénale, sa correcte application produisant fréquemment une réduction très substantielle du temps effectif de privation de liberté. Son fondement réside dans les principes de proportionnalité et de réinsertion de l’article 25.2 de la Constitution espagnole, et son contenu matériel relève de l’article 76 du Code pénal, qui fixe la règle du triple et les plafonds absolus de vingt, vingt-cinq, trente et quarante ans. La jurisprudence de la deuxième chambre a nettement assoupli le critère de connexité, substituant à l’examen de la connexion matérielle un examen purement chronologique.
Également cité comme : article 988 de la loi de procédure pénale espagnole · art. 988 LECrim · artículo 988 de la Ley de Enjuiciamiento Criminal.
Lorsqu’un jugement est définitif, conformément à l’article 141 de la présente loi, la juridiction qui l’a rendu le déclare.
Cette déclaration faite, il est procédé à l’exécution du jugement même si le condamné est soumis à une autre procédure, auquel cas il est conduit, lorsque cela est nécessaire, de l’établissement pénitentiaire où il exécute sa peine au lieu où l’affaire pendante est instruite.
Lorsque l’auteur de plusieurs infractions a été condamné dans des procédures distinctes pour des faits qui auraient pu faire l’objet d’une seule, conformément à l’article 17 de la présente loi, la juridiction ayant rendu le dernier jugement, d’office, à la demande du ministère public ou du condamné, fixe la limite d’exécution des peines prononcées conformément à l’article 76 du Code pénal. À cette fin, le greffier réclame le bulletin du casier judiciaire du Registre central des condamnés et des copies certifiées des jugements de condamnation et, après avis du ministère public lorsqu’il n’est pas le demandeur, la juridiction rend une ordonnance énumérant toutes les peines prononcées et déterminant le maximum de leur exécution. Le ministère public et le condamné peuvent former contre cette ordonnance un recours en cassation pour violation de la loi.
Texte consolidé publié par le Journal officiel de l’État espagnol, décret royal du 14 septembre 1882 portant Loi de procédure pénale. Traduction française non officielle ; le texte espagnol fait foi.
| Emplacement | Livre VII de la loi de procédure pénale, sur l’exécution des jugements |
|---|---|
| Norme de fond | Article 76 du Code pénal, fixant la règle du triple et les plafonds absolus |
| Juridiction compétente | Celle ayant rendu le dernier jugement |
| Qualité pour agir | D’office, à la demande du ministère public ou du condamné |
| Pièces obligatoires | Bulletin du casier judiciaire et copies certifiées des jugements |
| Procédure | Avis du ministère public lorsqu’il n’est pas le demandeur |
| Recours | Cassation pour violation de la loi, ouverte au ministère public et au condamné |
| Rédaction en vigueur | Article 2.150 de la loi 13/2009 du 3 novembre, pour le troisième alinéa |
Solliciter la confusion à l’initiative de l’avocat. Il n’est pas opportun d’attendre l’initiative judiciaire. La défense doit ouvrir le dossier devant la juridiction ayant rendu le dernier jugement, en joignant la liste des affaires et jugements connus.
Réclamer un casier judiciaire complet. L’omission d’une condamnation dans le bulletin fait échouer la confusion. Il convient d’en vérifier l’intégralité et de solliciter la correction des lacunes constatées.
Proposer la combinaison la plus favorable. Lorsque plusieurs blocs sont envisageables, la défense doit calculer toutes les hypothèses et plaider de façon motivée celle qui aboutit à la limite d’exécution la plus basse.
Former un pourvoi en cassation. L’ordonnance est susceptible de cassation pour violation de la loi. C’est la voie pour corriger l’exclusion injustifiée d’une condamnation ou une fixation erronée de la limite de l’article 76.
Renouveler la demande après de nouvelles condamnations. L’absence d’autorité de chose jugée permet de solliciter une nouvelle confusion lorsque surviennent des jugements portant sur des faits antérieurs ou en cas de revirement de jurisprudence.
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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat. La traduction française n’a pas de caractère officiel.
Dernière révision : 21 septembre 2026.
C’est la procédure par laquelle est fixée une limite maximale d’exécution commune à plusieurs condamnations prononcées dans des procédures distinctes, conformément à l’article 76 du Code pénal, écartant l’addition arithmétique de toutes les peines.
Le condamné lui-même, le ministère public, ou la juridiction d’office. La demande est adressée à la juridiction ayant rendu le dernier jugement.
Selon le critère chronologique consacré, celles prononcées pour des faits antérieurs à la date du plus ancien des jugements confondus, quelle que soit la nature des infractions.
Oui. Tant le ministère public que le condamné peuvent former un pourvoi en cassation pour violation de la loi contre l’ordonnance fixant le maximum d’exécution.
Oui. L’ordonnance n’a pas l’autorité de la chose jugée au fond, de sorte que la demande peut être renouvelée lorsque apparaissent de nouveaux jugements portant sur des faits antérieurs ou en cas de revirement de jurisprudence.