L’article 379 érige en infraction pénale, et non en simple contravention administrative, la conduite avec un taux d’alcool supérieur à 0,60 milligramme par litre d’air expiré ou à 1,2 gramme par litre de sang, ainsi que le dépassement de la vitesse autorisée de plus de 60 kilomètres par heure en agglomération ou de 80 hors agglomération.
Également cité comme : article 379 du Code pénal espagnol · art. 379 CP · 379 cp · artículo 379 del Código Penal.
1. Quiconque conduit un véhicule à moteur ou un cyclomoteur à une vitesse supérieure de soixante kilomètres par heure en agglomération, ou de quatre-vingts kilomètres par heure hors agglomération, à celle autorisée par la réglementation est puni d’une peine d’emprisonnement de trois à six mois, ou d’une amende de six à douze mois, ou d’un travail d’intérêt général de trente et un à quatre-vingt-dix jours, et, dans tous les cas, de la privation du droit de conduire des véhicules à moteur et des cyclomoteurs pour une durée supérieure à un an et pouvant aller jusqu’à quatre ans.
2. Est puni des mêmes peines quiconque conduit un véhicule à moteur ou un cyclomoteur sous l’influence de drogues toxiques, de stupéfiants, de substances psychotropes ou de boissons alcooliques. Est en tout état de cause condamné à ces peines quiconque conduit avec un taux d’alcool dans l’air expiré supérieur à 0,60 milligramme par litre ou avec un taux d’alcool dans le sang supérieur à 1,2 gramme par litre.
Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : loi organique 10/1995 du 23 novembre, Code pénal espagnol.
| Valeur protégée | La sécurité routière en tant que valeur collective et, indirectement, la vie et l’intégrité des usagers de la route. |
|---|---|
| Nature | Infraction de mise en danger. Le second membre du paragraphe 2 constitue une infraction de danger abstrait à taux objectivé. |
| Classification | Infraction moins grave. |
| Juridiction de jugement | Tribunal pénal. Ces affaires suivent habituellement la procédure rapide, avec fréquente reconnaissance des faits devant la juridiction de permanence. |
| Procédure | Diligences urgentes et jugement rapide conformément à l’article 795 de la Loi de procédure pénale. |
| Prescription | Cinq ans, conformément à l’article 131 du Code pénal. |
| Peine complémentaire | Suspension du droit de conduire de plus d’un an et jusqu’à quatre ans, d’imposition obligatoire. Sa durée conditionne la perte de validité du permis. |
| Textes connexes | Article 380 et article 381, conduite téméraire ; article 383, refus de se soumettre aux épreuves ; article 384, conduite sans permis. |
Régularité de l’éthylomètre. La valeur probante du résultat dépend de la vérification périodique de l’appareil, du respect du délai entre les deux mesures et de l’information de la personne contrôlée sur son droit à une analyse de sang. Le défaut de l’un de ces éléments prive le résultat de sa force probante.
Influence effective de la substance. Lorsque le taux n’atteint pas les seuils du paragraphe 2, la condamnation exige la preuve d’une influence effective sur la conduite. Les signes relevés dans le procès-verbal, la manière de conduire et le résultat des épreuves d’aptitude sont les éléments discutés.
Mesure de la vitesse. Le cinémomètre doit être homologué et vérifié, et la marge d’erreur réglementaire doit être déduite. Cette déduction fait fréquemment passer le dépassement en dessous du seuil pénal et renvoie l’affaire à la voie administrative.
Peine complémentaire de privation du permis. La privation du droit de conduire est obligatoire et sa durée minimale excède un an, ce qui entraîne la perte du permis. La négociation porte donc sur la durée, et la justification de l’usage professionnel du véhicule est déterminante.
Deux conséquences en découlent. Lorsque le taux se situe juste au-dessus de 0,60, la défense doit exiger l’application de la marge d’erreur de l’éthylomètre et la vérification métrologique de l’appareil. Lorsque le taux n’atteint pas ce seuil, la condamnation n’est possible qu’au titre du premier membre, qui exige la preuve d’une influence effective sur la conduite, par des signes extérieurs, une conduite erratique ou d’autres éléments.
Défense dans cette matière
Si vous ou votre entreprise êtes confrontés à une procédure dans cette matière, le cabinet assure la défense et l’accusation à Alicante et à Madrid, avec assistance au détenu 24 h/24.
Vous êtes mis en cause ou poursuivi en Espagne ? Société Juridique intervient pour les justiciables étrangers dans toute l’Espagne, avec des bureaux à Alicante et à Madrid et une permanence de garde à vue 24 heures sur 24. +34 669 30 21 13 ou nous écrire.
La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.
De trois à six mois de prison, une amende de six à douze mois ou trente et un à quatre-vingt-dix jours de travaux d’intérêt général, et en tout état de cause la suspension du permis de conduire de plus d’un an et jusqu’à quatre ans.
La condamnation intervient en tout cas au-delà d’un taux de 0,60 milligramme par litre d’air expiré. En deçà, une condamnation reste possible au titre du premier membre, mais l’accusation doit alors établir l’influence effective de l’alcool sur la conduite.
Oui. L’arrêt du Tribunal suprême 789/2023 du 25 octobre applique la marge métrologique de 7,5 pour cent et juge que, lorsque le résultat comporte trois décimales, l’arrondi se fait en faveur du prévenu. Une mesure de 0,65 est ainsi devenue 0,60 et ne dépassait pas le seuil légal.
Non lorsque le taux objectivé s’applique. Cet arrêt qualifie le second membre du paragraphe 2 d’infraction de danger abstrait, qui n’exige pas la preuve d’une altération effective. Les signes extérieurs deviennent décisifs lorsque le taux ne dépasse pas le seuil.
La suspension du droit de conduire est obligatoire, pour une durée supérieure à un an et jusqu’à quatre ans. Au-delà de deux ans, le permis perd sa validité et sa récupération suppose de repasser l’examen.
Oui, et c’est la voie la plus fréquente. La reconnaissance devant la juridiction de permanence ouvre la réduction légale d’un tiers de la peine, décision à prendre après avoir examiné la validité de l’épreuve d’alcoolémie.