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Délits de haine · Discrimination · Toute l’Espagne

Avocat délits de haine en Espagne

Entre la liberté d’expression et le discours haineux punissable, la frontière se plaide mot à mot.

Incitation à la haine ou à la violence, humiliation d’un groupe, apologie fondée sur des motifs racistes, religieux, idéologiques ou liés à l’orientation sexuelle : l’article 510 du Code pénal espagnol réprime les délits de haine, tandis que l’article 22.4 aggrave tout délit à mobile discriminatoire. La qualification est délicate et se conteste.

En bref — les délits de haine (art. 510 du Code pénal) répriment l’incitation publique à la haine, à l’hostilité, à la discrimination ou à la violence contre des groupes pour des motifs protégés, ainsi que leur humiliation ou l’apologie de ces faits. La peine va de un à quatre ans de prison et amende. L’article 22.4 aggrave par ailleurs tout délit commis pour un mobile discriminatoire. La frontière avec la liberté d’expression est centrale.

Repères

510
Article réprimant l’incitation à la haine et la discrimination : un à quatre ans.
22.4
Aggravante de mobile discriminatoire applicable à tout délit.
24h
Avocat francophone, défense et constitution de partie civile partout en Espagne.

Ce que la loi réprime réellement

L’article 510 vise un discours qualifié. Il ne punit pas l’opinion déplaisante mais l’incitation publique à la haine, à l’hostilité, à la discrimination ou à la violence contre un groupe en raison de caractéristiques protégées, ainsi que son humiliation ou l’apologie de tels faits.

La liberté d’expression est la ligne de partage. La défense s’attache au contexte, à la portée réelle du message et à son aptitude à créer un climat de violence ou de discrimination, éléments exigés par la jurisprudence constitutionnelle.

Le mobile discriminatoire aggrave tout délit. Indépendamment de l’article 510, l’article 22.4 alourdit la peine de n’importe quelle infraction commise pour des motifs racistes, antisémites, sexistes ou discriminatoires.

Ce que nous traitons

Les formes de délit de haine

Art. 510.1 a) CP

Incitation à la haine

Inciter publiquement à la haine, l’hostilité, la discrimination ou la violence : un à quatre ans.
Art. 510.1 b) CP

Production de matériel

Produire ou diffuser des contenus incitant à la haine contre un groupe protégé.
Art. 510.1 c) CP

Apologie et négation

Nier ou glorifier des crimes contre un groupe, en incitant à la haine.
Art. 510.2 a) CP

Humiliation d’un groupe

Porter atteinte à la dignité par le mépris ou l’humiliation d’un groupe.
Art. 510.2 b) CP

Apologie de faits discriminatoires

Glorifier ou justifier des délits à mobile discriminatoire.
Art. 510.3 CP

Diffusion en ligne

Aggravation lorsque les faits sont commis via Internet ou les réseaux sociaux.
Art. 510 bis CP

Responsabilité de la personne morale

La société peut répondre pénalement des faits commis pour son compte.
Art. 22.4 CP

Aggravante discriminatoire

Alourdissement de tout délit commis pour un mobile discriminatoire.
Art. 515 CP

Associations illicites

Groupes promouvant la haine ou la discrimination : dissolution et peines.
Cadre répressif

Synthèse des peines indicatives

InfractionArticleCadre répressifFacteur aggravant clé
Incitation à la haine510.11 – 4 ans + amendeDiffusion massive
Production de matériel510.1 b)1 – 4 ans + amendeDistribution organisée
Apologie / négation510.1 c)1 – 4 ans + amendeIncitation avérée
Humiliation d’un groupe510.26 mois – 2 ans + amendeAtteinte à la dignité
Diffusion en ligne510.3Peine dans sa moitié supérieurePortée numérique
Personne morale510 bisAmende / interdictionsDéfaut de contrôle
Aggravante discriminatoire22.4Moitié supérieureMobile protégé
Association illicite515Prison + dissolutionStructure organisée

Fourchettes indicatives fondées sur le Code pénal espagnol. La peine dépend de la gravité, de la diffusion et du mobile. Ce tableau ne remplace pas l’analyse d’un avocat.

Notre différence

Contexte, portée et intention : la haine se qualifie strictement

Tout propos choquant n’est pas un délit. La jurisprudence exige une incitation réelle, une portée publique et l’aptitude à créer un climat de discrimination ou de violence. Le contexte, l’ironie, la citation ou le débat d’idées changent la qualification.

Nous défendons des deux côtés de la barre. Contester une accusation excessive au nom de la liberté d’expression, ou au contraire faire reconnaître un véritable délit de haine et le mobile discriminatoire, exige la même rigueur d’analyse.

01

Analyse du contexte, de la portée et de l’intention du message

02

Articulation avec la liberté d’expression et ses limites

03

Traitement des preuves numériques et de leur diffusion

04

Défense de l’accusé ou constitution de partie civile pour la victime

Comment nous intervenons

Une défense structurée à chaque étape

Phase 01

Analyse des contenus et de leur contexte

Phase 02

Instruction et expertise des preuves numériques

Phase 03

Plaidoirie sur la qualification et la liberté d’expression

Phase 04

Audience de jugement et, le cas échéant, réparation

Qui nous représentons

Des situations très différentes

D

Personnes mises en cause

Auteurs de propos ou publications visés par une accusation de délit de haine.

V

Victimes et associations

Personnes et collectifs visés par des discours haineux cherchant réparation.

E

Entreprises et médias

Éditeurs et plateformes confrontés à des contenus potentiellement illicites.

J

Jeunes et réseaux sociaux

Utilisateurs poursuivis pour des publications diffusées en ligne.

Pour aller plus loin

Domaines et services connexes

Questions fréquentes

Ce qu’il faut savoir

La liberté d’expression protège-t-elle tout propos ?
Non. Elle ne couvre pas l’incitation à la haine, à la violence ou à la discrimination contre un groupe protégé (art. 510), mais la frontière s’apprécie au regard du contexte et de la portée réelle.
Quels motifs sont protégés ?
Notamment le racisme, l’antisémitisme, la religion, l’idéologie, l’origine, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou le handicap.
Un message sur les réseaux est-il plus grave ?
Oui. L’article 510.3 prévoit une aggravation lorsque les faits sont diffusés via Internet ou les réseaux sociaux, en raison de leur portée.
Qu’est-ce que l’aggravante de l’article 22.4 ?
Elle alourdit tout délit (agression, menaces, dégradations) commis pour un mobile discriminatoire, indépendamment de l’article 510.
Une entreprise peut-elle être responsable ?
Oui. L’article 510 bis prévoit la responsabilité pénale de la personne morale pour les faits commis pour son compte.
Que faire en cas de plainte ou de convocation ?
Conservez les publications et leur contexte et contactez le cabinet, disponible 24h/24 partout en Espagne.

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