Article 666 de la Loi de procédure pénale espagnole : Exceptions préjudicielles

L’article 666 énumère limitativement les questions susceptibles d’être soulevées comme exceptions préjudicielles avant l’audience : incompétence, chose jugée, prescription de l’infraction, amnistie ou grâce, et absence d’autorisation administrative de poursuivre.

Également cité comme : article 666 de la loi de procédure pénale espagnole · art. 666 LECrim · artículo 666 de la Ley de Enjuiciamiento Criminal.

Texte de l’article 666 de la Loi de procédure pénale espagnole

Seules les questions ou exceptions suivantes peuvent faire l’objet d’exceptions préjudicielles :

1. L’exception d’incompétence.

2. La chose jugée.

3. La prescription de l’infraction.

4. L’amnistie ou la grâce.

5. L’absence d’autorisation administrative de poursuivre dans les cas où elle est nécessaire, conformément à la Constitution et aux lois spéciales.

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : décret royal du 14 septembre 1882 portant approbation de la Loi de procédure pénale.

Effet. La disposition ne prévoit aucune peine. Lorsque l’exception est accueillie, l’effet est le non-lieu ou le renvoi de la procédure devant la juridiction compétente ; son rejet à ce stade n’empêche pas de soulever à nouveau la question à l’audience.

Conditions et procédure

  1. Que la question soulevée soit l’une des cinq énumérées, la liste étant limitative.
  2. Qu’elle soit soulevée dans le délai imparti pour le mémoire de défense, dans les termes des articles 667 et suivants.
  3. Qu’elle soit instruite dans un dossier distinct, avec l’intervention de toutes les parties.
  4. Qu’elle soit tranchée par une décision qui, en cas de rejet, n’empêche pas de soulever à nouveau la question à l’audience.

Stratégie de défense

Prescription de l’infraction. Le moyen exige l’identification du cadre de peine in abstracto, de la date de commission et des actes ayant réellement interrompu le délai. Le soulever comme exception préjudicielle évite une audience inutile et, en cas de rejet, préserve le moyen pour le recours.

Chose jugée et identité d’objet. L’exception exige une identité de fait et de personne, non une identité de qualification juridique. Produire le jugement ou l’ordonnance de non-lieu définitif antérieurs et établir la coïncidence des récits constitue l’essentiel du moyen.

Exception d’incompétence. Le moyen couvre la compétence territoriale et la compétence objective. Le soulever à ce stade évite la consolidation d’un forum défectueux, la jurisprudence étant restrictive quant à toute contestation ultérieure lorsque l’exception était disponible.

Réitération à l’audience. Le rejet de l’exception ne fait pas obstacle à la question. Elle doit être reproduite à l’ouverture de l’audience pour être préservée en cassation, et l’omission de cette formalité est une cause fréquente de perte du moyen.

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La présente fiche est fournie à titre d’information et ne constitue pas une consultation juridique. L’application de toute disposition dépend des circonstances de l’espèce et exige l’examen du dossier par un avocat.

Questions fréquentes

Quel effet produit l’application de l’article 666 de la Loi de procédure pénale espagnole ?

La disposition ne prévoit aucune peine. Lorsque l’exception est accueillie, l’effet est le non-lieu ou le renvoi de la procédure devant la juridiction compétente; son rejet à ce stade n’empêche pas de soulever à nouveau la question à l’audience.

Quelles conditions et quelle procédure l’article 666 de la Loi de procédure pénale espagnole fixe-t-il ?

Que la question soulevée soit l’une des cinq énumérées, la liste étant limitative. Qu’elle soit soulevée dans le délai imparti pour le mémoire de défense, dans les termes des articles 667 et suivants. Qu’elle soit instruite dans un dossier distinct, avec l’intervention de toutes les parties. Qu’elle soit tranchée par une décision qui, en cas de rejet, n’empêche pas de soulever à nouveau la question à l’audience.

Comment la défense fait-elle usage de l’article 666 de la Loi de procédure pénale espagnole ?

Prescription de l’infraction. Le moyen exige l’identification du cadre de peine in abstracto, de la date de commission et des actes ayant réellement interrompu le délai. Le soulever comme exception préjudicielle évite une audience inutile et, en cas de rejet, préserve le moyen pour le recours. Chose jugée et identité d’objet. L’exception exige une identité de fait et de personne, non une identité de qualification juridique. Produire le jugement ou l’ordonnance de non-lieu définitif antérieurs et établir la coïncidence des récits constitue l’essentiel du moyen. Exception d’incompétence. Le moyen couvre la compétence territoriale et la compétence objective. Le soulever à ce stade évite la consolidation d’un forum défectueux, la jurisprudence étant restrictive quant à toute contestation ultérieure lorsque l’exception était disponible. Réitération à l’audience.

Le texte français de l’article 666 de la Loi de procédure pénale espagnole a-t-il un caractère officiel ?

Traduction de travail établie par Société Juridique à partir du texte espagnol consolidé publié au Journal officiel de l’État. Elle n’a aucun caractère officiel : la seule version faisant foi est l’original espagnol, disponible au Journal officiel de l’État et reproduit mot pour mot dans notre fiche en espagnol relative à cette disposition. Source : décret royal du 14 septembre 1882 portant approbation de la Loi de procédure pénale.

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